Laetitia Dive
13 mars 2023

Bercy lance une consultation pour améliorer l'utilisation des droits de douane « préférentiels »

La consultation publique sur les accords commerciaux lancée par la direction générale du Trésor se divise en trois questionnaires. Ils sont dédiés respectivement aux importateurs, aux exportateurs/producteurs et aux intermédiaires ou professionnels du dédouanement.

« Les entreprises françaises n’utilisent pas pleinement [les] droits de douane ‘préférentiels’ prévus par les accords » commerciaux. Voilà le constat de la direction générale du Trésor (ministère de l’Économie et des Finances) qui lance une consultation publique auprès des importateurs, exportateurs/producteurs et intermédiaires ou professionnels du dédouanement. Le but de cette consultation : « comprendre les facteurs qui limitent l’utilisation des accords commerciaux dans les différents secteurs d’activités et vis-à-vis [des] différents partenaires commerciaux ».

Dans un communiqué publié mi-février 2023 sur le site de la Team France Export, Bercy rappelle que les accords commerciaux « offrent des opportunités aux entreprises leur permettant de bénéficier de la suppression ou de la réduction de droits de douane sur les produits originaires des parties à l’accord ». Et d’ajouter : « ces accords génèrent de réels avantages comparatifs pour les entreprises françaises, notamment à l’export lorsque le pays partenaire n’a pas d’accord équivalent avec des pays tiers dont les entreprises proposent le même type de produits ».

« Plusieurs centaines de millions d’euros »

En maîtrisant mieux ces dispositifs, « plusieurs centaines de millions d’euros de droits de douane supplémentaires » pourraient être économisés par les entreprises françaises, assure la direction générale du Trésor. En effet, alors que la moyenne européenne s’établit à 75%, le taux d’utilisation des préférences moyen des entreprises françaises atteignait 71% en 2020. Dans le détail, Bercy note par ailleurs des « disparités par secteur ». Si ce taux d’utilisation des préférences est très élevé pour les matières premières et les produits agricoles, il est nettement plus faible pour les produits transformés (machines, produits électroniques, équipements de transport, produits industriels chimiques, etc.)

À l’issue de la consultation qui se divise en trois questionnaires, le ministère de l’Économie et des finances tentera de prendre « les mesures adaptées à une meilleure utilisation des accords commerciaux par les entreprises françaises, ou de les proposer au niveau européen ».

share Partager

Actualités internationales

Peut-on peut chercher du travail ou passer des entretiens d’embauche au Royaume-Uni sous visa de touriste?

Depuis le Brexit, les règles d’entrée et de travail au Royaume-Uni ont profondément changé pour les Français. Peut-on malgré tout profiter d’un séjour touristique pour chercher un emploi, déposer des CV ou passer des entretiens à Londres ? Entre idées reçues et réalité juridique, voici ce que la réglementation britannique autorise — et surtout ce qu’elle interdit — avant de faire vos valises.

Actualités internationales

Fiscalité : le Portugal veut attirer les actifs qualifiés

Après les retraités expatriés, exonérés d’impôts pendant 10 ans, le pays cherche maintenant à faire venir les hauts potentiels étrangers employés dans des secteurs d’avenir.

Actualités internationales

Moyen-Orient : les Français du Golfe face aux tensions

Depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la tension s’est étendue à plusieurs pays du Golfe, affectant à la fois les infrastructures stratégiques et la vie quotidienne des Français sur place.

Actualités internationales

Les médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit pourraient bientôt pouvoir exercer en France

La motion, présentée mi-février par le député de la troisième circonscription des Français de l’étranger, Vincent Caure, a été approuvée à l’unanimité en première lecture par l’Assemblée nationale.

Actualités internationales

Expatriés : la Malaisie change les règles du jeu

Face à un taux de chômage au plus bas, les autorités de Kuala Lumpur ont décidé de durcir les conditions d’accès et de séjour dans le pays pour les travailleurs étrangers.