Nora Es-Salhi
11 avril 2023

Travailler à l’étranger: que faut-il savoir avant de franchir le cap?

Que doivent anticiper les Français qui souhaitent travailler à l’international ? C’est la question à laquelle Séveryne Muller (responsable en mobilité internationale et manger chez Eures) et Jean-Yves Matz (consultant des entreprises en Ile de France et en Europe) ont tenté de répondre lors d’une conférence sur le travail en Europe, organisée par le salon « S’expatrier, mode d’emploi », le 29 mars 2023.

Selon une étude de la Commission européenne publiée en décembre 2022, 26% des Français se disent prêts à aller vivre et travailler à l’étranger en 2022 contre 18 % des citoyens européens. Pour cela, différents organismes peuvent les accompagner. Parmi eux, figure Pôle emploi qui dispose d’un volet pour accompagner les mobilités internationales: voilà ce qu’explique Séveryne Muller, responsable en mobilité internationale et manger chez Eures)  . Invitée à participer à une conférence portant sur le « travail en Europe » et qui se tenait sur le salon «S’expatrier, mode d’emploi » le 29 mars 2023.

Pôle emploi propose plusieurs services en ligne

Selon la spécialiste, Pôle emploi accompagne aussi bien ceux qui cherchent un emploi que ceux qui ont déjà une activité professionnelle. Dans le détail, l’organisme propose plusieurs services en ligne. D’abord la rubrique « section internationale » de son site qui informe notamment sur les aides et les questions annexes à l’expatriation. Ensuite, le service « Emploi store » qui propose des conseils pour rédiger un CV dans différentes langues. Une page Facebook répertoriant les offres à l’étranger complète cette offre.

Pôle emploi travaille par ailleurs en étroite collaboration avec son double européen: créée en 1994, l’agence Eures vise à faciliter la circulation des travailleurs au sein de l’espace économique européen (30 pays) et de la Suisse. Aujourd’hui, le réseau propose plus de quatre millions d’offres d’emploi en Europe, propose des fiches pays et met « 900 conseillers dont 120 en France » à la disposition de ceux qui ont un projet de mobilité internationale, explique Sandryne Muller.

Pas d’âge précis pour partir en mobilité

En France, Eures coopère également avec Cheops cap emploi -spécialisé dans l’accompagnement des travailleurs en situation de handicap, et avec l’association pour l’emploi des cadres (Apec). À l’image de Pôle emploi, l’Apec propose également d’accompagner, via ses conseillers, les jeunes diplômés qui ont un projet professionnel hors de France comme l’explique Jean-Yves Matz, consultant des entreprises en Ile de France et en Europe) également invité à participer à la conférence.

Il précise que l’agence propose aussi des ateliers -à distance ou en présentiel- pour bien « préparer sa mobilité internationale et réussir ses entretiens en anglais ». Ces ateliers hybrides sont ouverts à tous quel que soit le lieu de résidence. Car tout comme Sandryne Muller, il affirme qu’il n’y a pas d’âge pour envisager une carrière à l’étranger, que l’on ait ou non une activité professionnelle.

Comment anticiper son retour sur le marché de l’emploi français ?

Qui dit mobilité internationale dit aussi retour en France. Quelle que soit la durée passée loin de l’Hexagone, il «faut absolument garder un lien avec le pays », affirment les deux experts. Le but est d’éviter de se retrouver déconnecté des codes culturels et des réseaux de son propre pays.

« En rentrant en France, on est étranger dans son propre pays d’origine », avertit Sandryne Muller. Pour un atterrissage en douceur, Pôle Emploi propose différents outils. Leur but ? Permettre à ceux qui rentrent de savoir valoriser leur mobilité internationale pour se réintégrer sur le marché du travail français. Parmi ces services, figurent l’application « le B.A. –BA retour de mobilité », où l’on trouve de multiples conseils. Un webinaire mensuel permet par ailleurs à ceux qui le souhaitent d’avoir toutes les informations utiles pour un retour réussi.

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