Julie Marie
26 juin 2023

Offres d’emploi du Quai d'Orsay : quelles conditions pour postuler depuis l’étranger ?

Dans sa réponse à la question d'une parlementaire représentant les Français établis hors de France, le Quai d'Orsay revient sur le mode de recrutement et d'indemnisation des Français de l'étranger qui postulent pour un contrat auprès de l'administration du ministère.

« Nos compatriotes résidant à l’étranger ont la possibilité de se porter candidats » aux offres d’emploi émanant des institutions françaises présentes à l’étranger. Voilà ce que répond le 6 juin 2023 le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) à la députée Amélia Lakrafi (Renaissance – 10è circonscription des Français établis hors de France). Cette dernière jugeait « dommageable que ces emplois ne soient pas également ouverts aux Français de l’étranger résidant dans le pays concerné ». Elle estimait qu’une « telle mesure crée un sentiment négatif auprès des communautés françaises établies à l’étranger ».

Une indemnité de résidence à l’étranger réduite de 85%

Dans sa réponse, le Quai d’Orsay indique qu’en réalité, « le MEAE compte 109 agents en contrat de recrutement sur place (CRSP) sur 1009 agents contractuels travaillant à l’étranger », ce qui montre une certaine disparité. Ces derniers, disposent de contrats d’expatriation régis par le droit du travail français. Les CRSP dépendent en revanche du droit local. Les Français résidant à l’étranger peuvent néanmoins postuler aux offres d’emploi émises par le ministère au même titre que ceux qui vivent dans l’Hexagone. Dans tous les cas, le MEAE précise qu’un contrat peut être établi seulement lorsqu’aucun fonctionnaire ne peut assurer les fonctions du poste correspondant.

Les conditions d’indemnisation ne sont, en revanche, pas tout à fait les mêmes. Si un Français de l’étranger qui signe un CRSP se verra offrir peu ou prou le même traitement qu’un agent expatrié, il ne touchera pas la même indemnité de résidence. « Lorsque l’agent est recruté sur place, les montants annuels de l’indemnité de résidence à l’étranger sont réduits de 85% », reconnaît le Quai d’Orsay.

share Partager

Etudier et travailler

Trois questions à Samantha Cazebonne

La sénatrice des Français hors de France est missionnée par le Premier ministre pour faire des propositions de réforme structurelle de l’AEFE

Actualités économiques
Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

La Finlande veut faire venir les pros de la tech

Le pays scandinave met en avant sa qualité de vie, son niveau social confortable et des visas faciles à obtenir pour attirer les spécialistes des nouvelles technologies comme l’IA.

Etudier et travailler

Thomas, pionnier du nomadisme digital

« Aucun endroit ne m'appelle fortement, donc the world is mine », déclare fièrement Thomas, 43 ans. Cet entrepreneur a quitté la France il y a 17 ans, dans l’espoir de vivre sans attache, au gré de ses envies. Il voulait expérimenter un mode de vie sans écosystème et sans validation sociale. Un projet qu’il a construit dès 2009 avec sa femme, à une époque où c’était loin d’être la norme sociale et où le mot « digital nomad » n’existait pas encore dans le langage courant.

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.