Nathalie Laville
9 mars 2019

La CCI franco-péruvienne en action

Ricardo Guevara Bringas est un avocat d’affaires qui aide les entreprises étrangères à s’implanter au Pérou, en leur donnant des conseils tant sur les questions juridiques, fiscales, d’immigration, de droit du travail… Il est aussi président de la CCI franco-péruvienne qui compte quelque 130 membres. Des sociétés au profil varié, qui font partie du CAC […]

Ricardo Guevara Bringas est un avocat d’affaires qui aide les entreprises étrangères à s’implanter au Pérou, en leur donnant des conseils tant sur les questions juridiques, fiscales, d’immigration, de droit du travail… Il est aussi président de la CCI franco-péruvienne qui compte quelque 130 membres. Des sociétés au profil varié, qui font partie du CAC 40 ou encore qui sont de petites PME locales, des filiales d’entreprises françaises…

Un rôle incontournable
« Notre rôle est d’animer cette communauté d’affaires, en organisant par exemple des rencontres de networking, des dîners de gala. La Chambre va organiser des ateliers pour les sociétés qui viennent s’implanter en leur apportant une aide comptable, juridique et financière. Il est important de partager l’expérience de nos chefs d’entreprise », explique Ricardo Guevara Bringas. Des formations sont également proposées, ainsi que des mises à jour sur le contexte économique du pays. Nous avons également une bourse du travail afin de mettre en ligne les CV de recherche d’emploi et de stage.

Les secteurs attractifs
Les entreprises françaises sont particulièrement présentes dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de l’électricité, des infrastructures, des laboratoires de santé, mais aussi dans les offres de service (software, ingénierie, agroalimentaire…). « Nous sommes aussi impliqués dans le “Obras por impuestos” qui permet aux sociétés péruviennes d’obtenir des crédits d’impôts afin de financer des infrastructures. Notre rôle est de faire connaître nos sociétés françaises auprès des pouvoirs publics. »

Des difficultés et des opportunités
Il est vrai qu’il est parfois difficile de faire exécuter les contrats, la CCI conseille donc de prendre toutes les garanties pour se faire payer dans les délais ! Il est aussi un peu compliqué d’embaucher des étrangers, puisque désormais il faut compter entre deux à trois mois pour obtenir une carte de résident, et quant aux investisseurs, ils doivent désormais débourser au minimum 500 000 soles (130 000 €) pour obtenir cette carte ! Enfin, les normes sont ici nombreuses, l’administration peut sembler lourde et complexe, en particulier en matière fiscale.
Face à ces difficultés, les opportunités restent nombreuses. Le Pérou connaît depuis dix ans une croissance de son PIB, même si elle s’est ralentie ces derniers mois. Il existe des secteurs où la concurrence, notamment locale, est faible et le marché n’est pas encore saturé. En outre, les diplômes français sont plutôt bien côtés. Mais l’excellence française ne suffit pas : il faut aussi prouver son savoir-faire, d’autant qu’au Pérou, les jeunes ont souvent à leur actif de nombreuses expériences professionnelles !

La CCI franco-péruvienne n’est plus pour l’instant délégataire de Business France, mais elle organise avec eux pour la prochaine rentrée de septembre le plus grand salon des Mines d’Amérique, à Arequipa.

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