Nathalie Laville
13 avril 2019

L'Iran et ses Gardiens de la révolution

Le ministère des Affaires étrangères s’est prononcé sur la dernière problématique iranienne. Il lui a été demandé si il conseillait aux entreprises françaises qui veulent faire du commerce en Iran de revoir leurs plans alors même que les États-Unis ont décidé de placer la Garde révolutionnaire iranienne sur sa liste des organisations « terroristes » […]

Le ministère des Affaires étrangères s’est prononcé sur la dernière problématique iranienne. Il lui a été demandé si il conseillait aux entreprises françaises qui veulent faire du commerce en Iran de revoir leurs plans alors même que les États-Unis ont décidé de placer la Garde révolutionnaire iranienne sur sa liste des organisations « terroristes » étrangères (rappelons que la Garde à un rôle prépondérant dans l’économie iranienne). Il a été répondu que les relations économiques avec l’Iran sont encadrées par l’accord sur le nucléaire iranien (JCPoA), qui détermine le champ des opérations légales ou non légales, traduit par la réglementation européenne. Suite à la décision américaine de sortir de l’accord et de réimposer des sanctions, l’Europe a décidé d’agir pour préserver l’accord tant que l’Iran respecterait ses obligations.

C’est dans ce cadre que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont créé le mécanisme de compensation financière INSTEX, qui doit faciliter la réalisation de transactions financières pour les entreprises qui souhaitent entretenir des relations commerciales avec l’Iran, dans le respect du droit européen.

Dans le même temps, les comportements déstabilisants appellent à une pression ciblée. À ce titre, des individus et entités des Gardiens de la révolution islamique sont sanctionnés par l’Union européenne pour des faits de terrorisme. L’organisation, ainsi que des individus et entités liés à cette organisation, sont également sanctionnés par l’Union européenne depuis 2010 au titre de leur soutien au programme balistique iranien.

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