Français à l'étranger
29 septembre 2019

Un établissement d’excellence

À Hong Kong, le Lycée français est bien entendu homologué, c’est-à-dire qu’il dispense un enseignement conforme aux programmes de l’Éducation nationale. Il était jusqu’à présent conventionné auprès de l’AEFE, désormais il sera partenaire. Le LFI, une des premières écoles internationales de Hong Kong, a ouvert ses portes en 1963. Aujourd’hui l’école est une des plus importantes écoles internationales de Hong Kong avec quatre campus qui accueillent plus de 2 700 élèves entre 4 et 18 ans, représentant 40 nationalités différentes. L’établissement propose deux cursus : en français, et un cursus international basé sur le système britannique. Entretien avec son Chairman of the board (président du comité de gestion), Clément Brunet-Moret.

Quelles sont les spécificités du lycée français de Hong Kong ?

Créé par des ingénieurs français il y a plus de cinquante ans, notre lycée a la chance d’avoir plusieurs programmes novateurs, dont le bilingue à parité horaire (50 % français, 50% anglais). Nous avons un cursus de type IB (baccalauréat international) avec un public non francophone qui souhaite acquérir des notions de français. En revanche, notre section française est constituée à 96% d’élèves français, il est même difficile d’intégrer notre lycée pour les étrangers.

Votre lycée est bien un lycée d’excellence ?

Nous avons 2 700 élèves au total, sur 4 campus, de la moyenne section jusqu’à la terminale. Au bac, nous obtenons 100% de réussite, beaucoup de mentions très bien (jusqu’à 55% pour le bac S). La moitié de nos bacheliers partent au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, l’autre moitié va en France.

Vous venez de rompre votre conventionnement avec l’AEFE, pour quelle raison ?

Effectivement. À l’issue de très longues négociations avec l’AEFE nous n’avons pas pu signer le nouveau modèle de convention voulu par l’AEFE. Interrogée à deux reprises, notre communauté de parents s’est très largement exprimée en faveur d’un partenariat. Cela n’impliquera pas de gros bouleversements dans la vie de notre établissement, le cadre reste le même. Nous avons ainsi exprimé notre volonté de conserver notre particularité et nos programmes d’exception (par exemple, l’AEFE voulait arrêter notre cursus bilingue à parité) et nous voulions participer à la nomination de notre chef d’établissement. Notre section internationale n’est de toute façon pas homologuée, mais c’est pourtant une force extraordinaire de pouvoir offrir cet enseignement différent. Nous avons d’ailleurs de plus en plus de Français qui choisissent cette section IB.

Votre nouveau partenariat vous permettra- t-il de garantir votre excellence ?

Notre déconventionnement n’est pas une rupture avec l’Éducation nationale ni avec l’AEFE. Simplement, nous souhaitons localiser nos équipes de direction et les garder dans le temps. Cela nous permettra d’avoir plus de souplesse mais nous gardons un lien fort avec l’AEFE. Quant aux recrutements des enseignants, ce n’est pas un problème car nous pouvons leur garantir des conditions très compétitives et Hong Kong est une destination attractive. Notre objectif est toujours d’amener tous nos élèves le plus haut possible, nous sommes une école inclusive et nous souhaitons aussi développer des projets plus faciles à mener en étant partenaires. Ainsi, nous souhaitons favoriser l’apprentissage du mandarin et étudierons l’ouverture d’une filière bilingue mandarin et déploierons des projets de partenariats avec d’autres écoles situées dans d’autres pays qui ont déjà créé ces filières. Nous souhaitons aussi développer des partenariats avec de grandes entreprises, des stages pour former une partie de nos étudiants… Nos lycées conventionnés sont très bons, mais ils sont trop refermés sur eux-mêmes. Nous voulons les rouvrir au monde, sur la vie locale, tout en tenant compte de nos contraintes.

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