Français à l'étranger
30 novembre 2019

Entreprendre au Royaume-Uni

Accord ou pas, that is the question ? Car selon que le Royaume-Uni sortira de l’UE en négociant un accord de libre-échange, les entrepreneurs européens pourront continuer à s’installer facilement en Grande-Bretagne… ou pas ! Pour l’heure, ici, l’optimisation fiscale, un environnement favorable, la flexibilité du marché du travail sont autant de points qui restent attractifs pour les entreprises.

Comment créer son entreprise

Monter son entreprise peut ne prendre que… 24 heures ! La société à responsabilité limitée est l’option la plus courante. Pour cela, il vous faudra un nom et une adresse pour la société, au moins un directeur et un actionnaire qui ne sont pas obligés de vivre dans le pays, des statuts légaux, un compte bancaire (plus facile à ouvrir si vous êtes résident). Le capital minimum est de £1.

Dans quels secteurs investir

Les énergies renouvelables, les technologies de l’information et de la communication, les industries créatives (musique, cinéma, théâtre, design…), l’industrie du luxe et la distribution restent des secteurs à fort potentiel. Il peut être aussi intéressant d’investir dans l’agroalimentaire, les TICS et les logiciels (notamment la cybersécurité), les énergies renouvelables, l’aéronautique et les biotechnologies.

Taxes à prévoir

L’impôt sur les sociétés est de 19%, les dividendes sont taxés à 0% (20% pour les dividendes payés par un fonds d’investissement immobilier de ses revenus de loyer exonérés d’impôt), les intérêts à 20% pour les non-résidents et les royalties à 20% (les taux peuvent être inférieurs dans le cadre d’une convention fiscale). Le pays a prévu de baisser l’impôt sur les bénéfices à 17% en avril 2020, voire de 10 à 12% après sa sortie de l’Union.

Aides possibles

Vos démarches seront facilitées par une cellule du ministère de l’Industrie et du Commerce spécifiquement dédiée, « Investir en Grande-Bretagne ». Il existe un financement sélectif pour le programme d’investissement en Angleterre afin d’encourager l’investissement dans des projets qui mènent à l’amélioration à long terme de la productivité, des savoir-faire et de l’emploi. Patent Box propose une taxe d’entreprise de 10% (à comparer aux 19% habituels) sur les bénéfices générés par des inventions brevetées au Royaume-Uni et il existe des incitations pour les entreprises qui investissent dans la R&D, notamment R&D Expenditure Tax Credit.

Les atouts du pays

Le Royaume-Uni reste la troisième destination des flux mondiaux d’IDE après les États-Unis et la Chine. Si la sortie de l’UE n’est pas faite pour rassurer les milieux d’affaires qui craignent une hausse des coûts commerciaux avec l’Europe, le pays reste toujours attractif en raison de son économie libérale et de son système administratif peu pesant.

Les bons plans

Le Royaume-Uni met à jour régulièrement une liste des emplois qui connaissent une pénurie.

Des plans de capital-risque attrayants pour aider les petites et moyennes entreprises à se développer. L’Enterprise Investment Scheme et le Venture Capital Trust offrent des allégements fiscaux pour investir dans des petites entreprises britanniques.

Les Zones assistées bénéficient d’exemption de charges à la condition de porter des projets répondant à certains critères.

Emploi

Le Brexit n’a pas impacté le marché du travail de façon négative puisqu’on est ici dans une situation de quasi plein-emploi. Cependant, les conditions de travail sont de plus en plus précaires, les emplois à temp partiel explosent et les salaires sont gelés. Londres reste pour l’instant la capitale financière de l’Europe ce qui implique que les emplois liés à ce secteur d’activités restent nombreux. Les Français sont plutôt recherchés dans l’hôtellerie et la restauration, la recherche scientifique, le commerce, les nouvelles technologies de l’information et des industries liées à l’environnement.

Consulter notre fiche pays Royaume-Uni pour en savoir plus 

share Partager

Destinations au banc d'essai

Retraite au Maroc : nouvelle vie au soleil pour des milliers de Français

Ils seraient aujourd’hui plus de 61 500 retraités français à avoir posé leurs valises au Maroc (source Cnav), classant ainsi le royaume chérifien au 5e rang des pays de résidence des retraités français hors du territoire national. Et chaque hiver, environ 30 000 retraités supplémentaires viennent y passer la saison froide. Une destination qui séduit par son climat, ses avantages économiques et sa douceur de vivre.

Destinations au banc d'essai

Une communauté française plurielle et en mutation

Avec environ 56 000 Français inscrits au registre consulaire (et environ 80 000 estimés), la communauté française au Maroc constitue l’une des plus importantes au monde.

Destinations au banc d'essai

Partis pour quelques années, restés pour une vie marocaine

Ils pensaient s’installer pour quelques années. Ils y ont construit une vie entière. Sous le soleil d’El Jadida ou dans les zones industrielles en plein essor de Casablanca, leurs trajectoires racontent une même bascule : celle de Français venus tenter une expérience professionnelle et qui n’en sont jamais partis. L’entrepreneur Philippe Baudet et l’agent immobilier Laurent Guinard incarnent deux visages d’une expatriation durable, entre adaptation familiale, intégration progressive et réussites patientes.

Destinations au banc d'essai

Vivre au Maroc : le guide pratique de l’installation

Climat, proximité avec la France, fiscalité attractive et qualité de vie : chaque année, de plus en plus de Français s’installent au Maroc. Retraités, entrepreneurs, étudiants ou cadres y voient une destination accessible. Mais derrière le mirage d’un eldorado, l’installation nécessite une préparation rigoureuse.

Destinations au banc d'essai

Travailler au Maroc : les secteurs qui recrutent

S’installer au Maroc en espérant y décrocher un travail après coup est une idée séduisante… mais risquée. Mieux vaut être recruté depuis la France ou être détaché par son entreprise avant de partir, car l’accès à l’emploi formel favorise prioritairement les ressources locales et nécessite souvent un contrat déjà négocié depuis l’étranger. Le marché marocain a ses propres dynamiques : il sait attirer les talents quand ils apportent une valeur ajoutée claire, mais il reste concurrentiel et exigeant pour un expatrié non préparé.