Français à l'étranger
26 juillet 2020

Quel est l'impact de la crise du coronavirus sur les PME des Français de l'étranger ?

L'association Français du Monde-ADFE vient de publier les résultats d'un questionnaire destiné aux entrepreneurs français à l'étranger visant à évaluer l'étendue de leurs difficultés. Bilan.

Sans surprise, ce sont plus de 92% des entrepreneurs français à l’étranger qui ont signalé une baisse de leur activité professionnelle depuis le mois de mars. Notons que les chiffres annoncés ne sont le résultat que d’un faible échantillonnage puisque seuls 203 dirigeants de PME français du monde entier ont répondu au questionnaire mis en ligne par l’ADFE entre mai et juin.

> Retour en France  ?

57,6% n’envisagent pas de rentrer en France suite à la crise Covid-19 et 35% sont incertains quant à l’avenir de leur entreprise et ne savent pas encore s’ils rentreront en France. En 2019, l’association avait mené un sondage demandant aux entrepreneurs s’ils envisageaient de rentrer en France  : seuls 15% avaient déclaré y réfléchir.

> Quelles aides  ?

68% ne sont pas en contact avec les services économiques français (Business France, ambassade, CCI…).

32% sont en contact avec les services économiques mais 95% d’entre eux n’ont pas bénéficié de leur aide.

85,7% ne bénéficient pas d’aide dans leur pays d’accueil.

> Leurs propositions

Les entrepreneurs français de l’étranger interrogés ont dressé une liste d’actions qu’ils attendent de la part de l’Etat français  :

  • Informer les entrepreneurs français implantés à l’étranger des dispositifs de soutien existants.
  • Mettre en œuvre un dispositif exceptionnel pour garantir les prêts que les établissements financiers français ou étrangers pourraient consentir au titre d’avance sur trésorerie à nos entrepreneurs français ayant fondé des sociétés de droit local à l’étranger, par le biais de la Banque publique d’investissement (BPI) en particulier.
  • Mobiliser davantage les ressources françaises à l’étranger autour de groupes de travail pour accompagner les personnes, leur permettre d’accéder aux plateformes d’informations disponibles et faire jouer les solidarités sur le terrain.
  • Encourager la création d’un fond de solidarité, sur critères à définir, à destination des micro-entrepreneurs français à l’étranger.

> Qui sont les entrepreneurs qui ont répondu  ?

40,9% des entrepreneurs concernés gèrent leur activité dans leur pays d’accueil depuis 5 à 15 ans et 29,1% depuis plus de 15 ans.

40,9% des entrepreneurs animent des micro-entreprises.

14,8% des entrepreneurs sont dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

52,2% emploient de 1 à 10 salariés.

29,6% sont des travailleurs indépendants

31,5% ont des employés de nationalité française

share Partager

Actualités économiques

L’Italie relève la note pour les expatriés fortunés, sans renoncer à la flat-tax

Pilier de l’attractivité fiscale italienne pour les grandes fortunes étrangères, la flat tax sur les revenus perçus à l’étranger pourrait être portée à 300 000 euros par an dès 2026. Une réforme qui suscite de vifs débats sur l’avenir de ce dispositif. Décryptage avec un expert en fiscalité internationale.

Actualités économiques

Expatriés : cette assurance chômage que personne ou presque ne connaît

Le régime d’assurance-chômage des expatriés est un dispositif qui couvre tous les salariés travaillant à l’étranger hors détachement.

Actualités économiques

Genève, toujours la ville la plus chère au monde pour les expatriés

On s’en doutait mais le classement annuel d’EuroCost le confirme, la grande ville des bords du lac Léman arrive en tête devant Londres en terme de coût de la vie pour les étrangers.

Actualités économiques

Fuite des cerveaux : comment la Nouvelle-Zélande veut attirer les expatriés

Plombé par une démographie en berne, le gouvernement néo-zélandais compte sur un assouplissement des règles d’entrée dans le pays pour séduire des travailleurs étrangers qualifiés afin de pallier les départs massifs de ses habitants vers l’Australie.

Actualités économiques

Et si le Mercosur n’était finalement pas un si mauvais « deal » ?

Vilipendé de ce côté-ci de l’Atlantique par de nombreux agriculteurs en colère, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et l’Amérique du Sud est en revanche applaudi au Brésil, où les Français expatriés y voient une mine d’opportunités.