“Elle, Natacha : infirmière ayant largement contribué à l’effort sanitaire français sans pouvoir se ressourcer dans les bras de l’homme qu’elle aime.
Lui, Lyamine : microbiologiste ayant une promesse d’embauche d’un groupe de biologie médicale français qui peine à recruter des personnes qualifiées.
En instance de mariage depuis novembre 2019 et disposant de tous les documents et autorisations nécessaires à leur union… pourtant toujours séparés par les frontières et sans aucune perspective de retrouvailles avec l’Algérie fermée pour une durée indéterminée.
Le 6 février 2020, j’étais dans ses bras à l’aéroport de Béjaïa… Instant de déchirure que je redoute à chaque fois… Et pourtant cet au revoir était un peu moins douloureux que d’habitude parce que censé être le dernier avec la promesse d’être à nouveau ensemble très vite pour prononcer le fameux « OUI » d’engagement d’une vie à ses côtés. Pour ne plus jamais avoir à vivre loin l’un de l’autre… Mais c’était sans compter sur cette pandémie avec les décisions liberticides de nos dirigeants et la lourdeur administrative que nous subissons bien plus virulente à mon sens que la Covid19 et ses variants… Treize mois à être l’ombre de moi-même sans lui… Quatre cents jours que tout de lui me manque… Beaucoup de souffrance mais à la fois tellement d’amour… Cette épreuve ne fait que renforcer nos liens parce que oui la distance n’est pas un obstacle au véritable amour ! Notre couple en est le parfait exemple et j’en suis fière Un jour viendra où j’aurai enfin le bonheur de devenir sa femme… En attendant qu’il puisse à nouveau me serrer dans ses bras je continuerai à le serrer fort dans mon cœur.”
À l’occasion d’un recours du Collectif des couples binationaux franco-étrangers, Natacha portera les voix de centaines de couples en instance de mariage séparés par la fermeture des frontières jusqu’au Conseil d’État.
Natacha tient à remercier :