Martin Rigaud-Pezzoni
23 mars 2021

États-Unis : de nouvelles restrictions dans la délivrance des visas

Depuis le 3 mars 2021, les États-Unis ont restreint les dérogations de visa en provenance de l’espace Schengen. Des mesures anti-Covid qui visent à réduire le flux de voyageurs.

Depuis près d’un an des mesures de restriction d’accès au territoire américain sont mises en place pour les personnes voulant entrer aux États-Unis depuis l’Europe. Si de nombreuses exceptions existaient, ces dernières ont été considérablement réduites par le gouvernement Biden. Depuis le 3 mars, les États-Unis ont décidé de durcir l’obtention de leur visa afin d’enrayer la crise sanitaire.

Des visas au compte-gouttes

Les États-Unis ont décidé d’appliquer de nouvelles mesures dans l’attribution de leur « National Interest Exceptions » (NIE). Les cadres supérieurs, les investisseurs, les commerçants, mais aussi les athlètes professionnels, qui faisaient auparavant l’objet d’une exception, ne sont plus automatiquement admissibles aux NIE.

Il faudra prouver que la demande de visa se justifie par un “soutien vital aux secteurs critiques » ou un « soutien direct au maintien d’emplois américains ». Les nouvelles demandes de visa devront dorénavant répondre à ces critères précis. Beaucoup d’investisseurs et de cadres supérieurs qui avaient un visa de catégorie E ne seront donc plus admissibles aux dérogations.

Attention aux allers sans retours !

L’ambassade américaine a recommandé aux expatriés en possession de visas E, H, L, O ou P de ne pas quitter les États-Unis pour des voyages retour dans l’espace Schengen, en Irlande ou au Royaume-Uni. Faute de quoi, ils ne pourront sûrement pas retourner sur le sol américain avant un certain temps.

Avant chaque demande de visa, il faudra donc que le demandeur se rende au consulat américain pour prouver que son activité est essentielle, non-reportable et nécessite de se rendre physiquement aux États-Unis.

Bi-nationaux et résidents permanents ne sont pas inquiétés

Toutefois, cette nouvelle directive ne concernera pas les Français qui ont aussi la nationalité américaine, les résidents permanents légaux, les conjoints ou les enfants mineurs de citoyens américains ou de résidents permanents, ou encore les professeurs de langues étrangères J1 parrainés par l’Ambassade de France. Les voyageurs qui se rendent aux États-Unis pour effectuer des recherches en santé publique sont également exemptés.

Aucune information n’a été fournie par le gouvernement américain quant à la date de levée de ces nouveaux critères d’exception.

share Partager

Actualités internationales

Peut-on peut chercher du travail ou passer des entretiens d’embauche au Royaume-Uni sous visa de touriste?

Depuis le Brexit, les règles d’entrée et de travail au Royaume-Uni ont profondément changé pour les Français. Peut-on malgré tout profiter d’un séjour touristique pour chercher un emploi, déposer des CV ou passer des entretiens à Londres ? Entre idées reçues et réalité juridique, voici ce que la réglementation britannique autorise — et surtout ce qu’elle interdit — avant de faire vos valises.

Actualités internationales

Fiscalité : le Portugal veut attirer les actifs qualifiés

Après les retraités expatriés, exonérés d’impôts pendant 10 ans, le pays cherche maintenant à faire venir les hauts potentiels étrangers employés dans des secteurs d’avenir.

Actualités internationales

Moyen-Orient : les Français du Golfe face aux tensions

Depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la tension s’est étendue à plusieurs pays du Golfe, affectant à la fois les infrastructures stratégiques et la vie quotidienne des Français sur place.

Actualités internationales

Les médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit pourraient bientôt pouvoir exercer en France

La motion, présentée mi-février par le député de la troisième circonscription des Français de l’étranger, Vincent Caure, a été approuvée à l’unanimité en première lecture par l’Assemblée nationale.

Actualités internationales

Expatriés : la Malaisie change les règles du jeu

Face à un taux de chômage au plus bas, les autorités de Kuala Lumpur ont décidé de durcir les conditions d’accès et de séjour dans le pays pour les travailleurs étrangers.