Français à l'étranger
18 septembre 2021

Covid-19 : Dubaï se remet sur pied

Après avoir été fortement impactée économiquement par la pandémie, Dubaï sort la tête de l’eau grâce à diverses mesures mises en place.

La pandémie de Covid-19 a affecté durement l’économie de la première ville des Émirats arabes unis. Les investisseurs et les expatriés ont été nombreux à quitter la cité. La dynamique est en train de s’inverser grâce à une campagne de vaccination efficace, une offre de visas attrayante et la baisse des prix de l’immobilier.

Désertification de Dubaï

L’émirat a largement souffert de la pandémie de Covid-19. Le tourisme représente 11,5 % du PIB de Dubaï. Lorsque, au moment de la pandémie entre 2019 et 2020, le nombre de touristes est passé de 16,7 millions à 5,5 millions, le coup a été rude. Les expatriés représentent, eux, 92 % de la population. Beaucoup ont quitté la ville. Ainsi, Dubaï a perdu 8,4 % de ces habitants l’année dernière, selon les statistiques de Standard & Poor’s (société de notation financière). La situation a donc poussé les autorités à apporter des réponses rapides. Depuis le 30 août, toutes les personnes ayant un parcours vaccinal complet, avec les vaccins approuvés par l’OMS peuvent demander un visa touriste.

Des nouvelles offres de visa

À un peu plus de dix jours de l’ouverture de l’Exposition universelle le 1er octobre prochain, Dubaï mise aussi sur de nouvelles offres de visas pour faire revenir expatriés et investisseurs. En septembre dernier, un visa retraite a été créé pour les seniors âgés de plus de 55 ans. Une autre mesure permettra aux expatriés ayant perdu leur job, de disposer désormais de trois à six mois pour quitter Dubaï et les émirats, au lieu d’un mois actuellement. La durée du visa pour voyage d’affaires passera elle de trois à six mois.

D’autres réformes

Les autorités prévoient également l’extension de résidence d’un an pour les visas pour motif « humanitaire ». La limite d’âge des enfants présents dans l’émirat sous le visa de leurs parents passera elle de 18 à 25 ans. L’installation des étrangers fortunés est également facilitée par le prix particulièrement bas de l’immobilier, actuellement 32 % en dessous du pic de 2014. Ces réformes s’appliquent alors que les Émirats arabes unis s’apprêtent à célébrer le cinquantième anniversaire de leur création.

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