Laura Mousnier
8 février 2022

64% des créneaux horaires devront être utilisés par les compagnies aériennes !

Aéroports et compagnies aériennes se livrent à une bataille concernant la règle fixée par l’Union européenne des créneaux aéroportuaires. Sous fond de polémiques des « vols fantômes », l’UE ne semble pas disposée à assouplir le règlement.

L’Union européenne (UE) fixe par règlement ce que l’on appelle le « droit du grand-père ». Il s’agit pour les compagnies aériennes d’utiliser au moins 80 % de leurs créneaux de décollage et d’atterrissage en temps normal pour pouvoir les conserver l’année suivante.

Dans le cadre de la crise du Covid-19, ce seuil a été abaissé à 50 % pour l’été 2021, une décision maintenue en juillet pour l’hiver 2021-2022, notamment avec l’arrivée du variant Omicron. Dans une perspective de retour à la normale, l’UE a décidé le 15 décembre 2021 de remonter à 64 % ce seuil entre mars et octobre 2022.

Cette réglementation a soulevé diverses polémiques. Lufthansa (compagnie aérienne privée allemande) a versé de l’huile sur le feu avant les fêtes de fin d’année 2021 en déclarant que « 18.000 vols inutiles » décolleront durant l’hiver « uniquement pour conserver ses droits de décollage et d’atterrissage ». À la suite de cette annonce, ils sont nombreux à s’être insurgés. L’eurodéputée écologiste, Karima Delli, a interpellé la Commission européenne afin qu’elle intervienne pour ne pas laisser les compagnies aériennes mener de tels “vols fantômes”.

Entre temps, le crédit donné à Lufthansa s’amenuise. L’association ACI Europe précise dans un communiqué de presse qu’en réalité il n’y a « aucune raison de faire voler des avions à vide en Europe » en vertu de la clause de « non-utilisation justifiée des créneaux »,

Ce coup de bluff organisé par Lufthansa, n’invitera pas la Commission européenne à modifier les seuils de cette règlementation.

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