Français à l'étranger
7 mars 2022

Odyssey donne de l’impulsion à l’école française de Saint-Pétersbourg

En septembre 2021, le réseau d’écoles françaises Scolae Mundi a été intégré au groupe Odyssey. L’occasion, pour ses établissements, dont l’école française de Saint-Pétersbourg, de se lancer dans de nombreux projets.

Depuis 2002, l’école française de Saint-Pétersbourg accueille les enfants de ses ressortissants installés dans capitale des tsars de Russie. En 2018, la structure est confiée à l’opérateur privé Scolae Mundi, qui compte sept établissements en Europe centrale et orientale. Trois ans plus tard, le réseau d’écoles françaises est finalement intégré au groupe Odyssey, groupe éducatif français d’enseignement scolaire qui accueille près de 2 000 élèves dans le monde. Pour l’école française de Saint-Pétersbourg, c’est un nouveau chapitre de son histoire qui s’ouvre. Avec, à la clé, la concrétisation de nombreux projets.

En premier lieu, celui d’agrandir les capacités de l’établissement. Si l’établissement accueillait jusqu’ici les élèves de la première section de maternelle au CM2, avec Odyssey, le but est désormais de les accompagner, aussi, de la sixième à la terminale. Dès l’année prochaine, les 13 élèves de CM2 pourront commencer ensemble leur première année de collège. Avant cela, reste encore à « recruter des professeurs » et « à trouver un nouveau bâtiment, pour accueillir la classe », détaille Fabrice Humann, directeur de l’école depuis septembre 2020. Des inspecteurs de l’Éducation nationale, chargés de délivrer l’homologation, doivent d’ailleurs se déplacer à Saint-Pétersbourg. « Grâce à Odyssey, tout cela devient possible, affirme-t-il. Nous allons enfin pouvoir nous agrandir, et élargir notre offre pour les Français qui vivent ici. » Pour ce faire, l’école pourrait à terme quitter le centre-ville – où il est impossible d’accueillir tous les élèves – et s’installer ailleurs.

Le français, le russe, et l’anglais

Dès la rentrée 2021, les 93 élèves de l’école pourront également bénéficier d’un programme bilingue. Aux cours en français s’ajouteront des séances d’anglais huit par semaines, et ce, dès la première année de maternelle. Une corde de plus pour les enfants de l’école, pour 80% d’entre eux russophones. « À terme, en sortant de chez nous, la majorité des élèves sera trilingue. Cela fait partie des valeurs que nous souhaitons leur transmettre : l’ouverture sur le monde », indique Fabrice Humann.

Avec l’intégration à Odyssey, le directeur souhaite développer, en parallèle, d’autres projets pédagogiques. Objectif : pousser les élèves à s’engager. Aux côtés des travaux scientifiques et artistiques, Fabrice Humann a par exemple à cœur de promouvoir le sport à l’école, « vivier de valeurs positives pour les enfants ». « Sur ce volet, l’intégration de notre école à Odyssey va nous permettre de passer à la vitesse supérieure », assure-t-il. Dans l’agenda de cet ancien professeur de l’académie de Strasbourg ? Lier partenariats avec des clubs de sports français de Saint-Pétersbourg et obtenir le label « Génération 2024 ». Et pourquoi pas, aussi, monter une équipe de football au sein de l’école, qui pourra disputer des tournois avec les autres établissements de la ville.

share Partager

Etudier et travailler

Matthew Caws (Nada Surf) : l’enfance bilingue qui a changé sa vie

« Ronronner ». C’est le mot qui a tout déclenché pour Matthew Caws, chanteur et guitariste du groupe américain Nada Surf. Lorsque ses parents l’emmènent en France pour une année sabbatique alors qu’il n’a que cinq ans, ils l’inscrivent à l’école du quartier.

Etudier et travailler

Sabine Sciortino : « mon objectif est de consolider et moderniser nos réseaux culturels sur les cinq continents »

Après plus de trois années en tant que conseillère de coopération et d’action culturelle et directrice de l’Institut français au sein de l’Ambassade de France au Liban, Sabine Sciortino a été nommée directrice de la diplomatie culturelle, éducative, scientifique et universitaire au sein du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour le Journal des Français à l’étranger, elle revient sur ses missions, ses enjeux et l’importance de la francophonie dans le monde.

Etudier et travailler

Mission Laïque Française : « Le modèle français repose sur une approche académique qui a fait ses preuves. Mais nous devons aussi répondre aux attentes qui évoluent »

Dans un contexte international concurrentiel tendu, face à une demande en évolution, retour sur la stratégie de l’association française qui assure la scolarisation de 60 000 élèves dans le monde, avec Jean-Marc Merriaux, directeur général du Réseau mlfmonde - Mission laïque française.

Etudier et travailler

Chefs français : l’expatriation, un tremplin à l’international

Réputée dans le monde entier, la gastronomie française constitue un véritable passeport pour l’international. De plus en plus de chefs choisissent de s’expatrier, attirés par des perspectives professionnelles élargies, une reconnaissance accrue et, souvent, de meilleures conditions de travail.

Etudier et travailler

Enseigner à l’étranger : une carrière ouverte sur le monde

Chaque année, plus de 1 200 postes d’enseignants sont à pourvoir hors de France via le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et de la Mission laïque française. Conditions d’accès, calendrier de recrutement, détachement, rémunération et perspectives de carrière : enseigner à l’international s’anticipe, mais offre une expérience professionnelle et humaine unique, parfois pour toute une vie.