Français à l'étranger
10 mars 2022

Partir ou rester, le grand dilemme des Français de Russie

Certains ont choisi, d’autres hésitent encore. Alors que l’économie russe est pilonnée par les mesures de rétorsion prises par l’Europe et les États-Unis en représailles à la guerre en Ukraine, les Français sont fermement incités par le ministère des Affaires étrangères à mettre un terme à leur séjour en Russie.

Ils sont un peu plus de 5 000 inscrits au consulat, dans un pays en état d’isolement après la pluie de sanctions économiques internationales qui s’est abattue sur le Kremlin en réponse à son invasion de l’Ukraine. Depuis quelques jours, le Quai d’Orsay conseille avec insistance aux Français «dont la présence n’est pas indispensable» de quitter la Russie, mais tous n’ont pas l’intention de partir. La France est le premier employeur étranger de Russie avec près de 160 000 collaborateurs. Peu de grandes entreprises tricolores ont pour l’instant annoncé leur intention d’arrêter leur activité ici, en dehors de fermetures «temporaires» de boutiques dans le luxe.

Communication confuse

«Ce qu’il se passe aujourd’hui, c’est un ralentissement des projets et donc des recrutements, explique à TV5Monde Alexandre Stefanesco, 44 ans père de famille franco-russe et directeur d’un cabinet de recrutement en Russie, où il vit depuis 14 ans. D’ailleurs, tout le monde se demande un peu ce qu’il va se passer dans les jours qui viennent. Nous sommes dans la crainte. Le MEAE (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) communique de façon confuse, ce qui sème la panique dans les sociétés. Mais les entreprises françaises ne quittent pas la Russie. Elles mettent l’activité à l’arrêt.»

Familles binationales

Depuis ce mardi, 8 mars, la compagnie nationale russe Aeroflot a suspendu tous ses vols internationaux, une décision qui va compliquer les départs. Il y a dix jours déjà, l’interdiction de vols vers l’Europe en provenance de Russie, de Moldavie, de Biélorussie et d’Ukraine avait de fait stoppé toute liaison directe vers l’Ouest. Il est difficile d’établir combien de Français sont encore en Russie, mais plus de la moitié serait partie du territoire il ne resterait essentiellement que des familles binationales. Le lycée français de Moscou devrait lui reprendre ses cours en distanciel à compter de mardi prochain, 15 mars, et en présentiel peut-être début avril, même si, au même titre que tous les ressortissants français, les enseignants résidents ont été invités à quitter le pays.

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