Emmanuel Langlois
25 juin 2022

Expatriés : Hong Kong n’a plus la côte

Depuis la reprise en main (de fer !) de l’ancienne colonie britannique par le régime de Pékin, les étrangers quittent en masse la perle de l’Orient. La plupart partent s’installer à Singapour où, visiblement, l’herbe est plus verte, mais où se loger devient de plus difficile vu la flambée des prix des loyers.

Des buildings dessinés par les plus grands architectes du monde débordant de verdure, des hôtels et des restaurants de luxe bondés, des berlines allemandes ou des sportives italiennes à chaque coin de rue… Singapour est décidément devenu «the place to be» en Asie du Sud-Est. Avec un PIB par habitant 2,3 fois supérieur à celui de la France, la Cité-État n’a pas volé son surnom de «Suisse d’Asie». Europe, Amérique du Sud, Afrique, Chine… Dopées par un régime fiscal favorable, depuis quelques mois, les demandes d’implantation d’entreprises étrangères affluent de partout. Le principal souci de Singapour est aujourd’hui de gérer l’abondance. L’attractivité de ce minuscule territoire grand comme 0,13 % de la surface de la France n’est plus à démontrer. Indépendant depuis 1965, Singapour a su aussi bien attirer les centres de données d’Amazon que l’usine à vaccins ultramoderne du laboratoire français Sanofi grâce à un vaste écosystème d’entreprises, de fournisseurs, de start-up et d’innovateurs.

Intégrité et excellence médicale

Fleuron de la présence tricolore à Singapour, International SOS fait figure de vétéran dans la Ville Jardin (près de la moitié de l’île est nichée dans un écrin de verdure). Fondée par deux jeunes Français en 1985, la société spécialisée dans les services de soins et de sécurité rayonne, à partir de son siège situé dans la zone industrielle de Changi Park, sur près de 80 bureaux dans le monde entier. «J’étais en coopération à Jakarta (Indonésie) et, avec quelques amis, nous avons réalisé que Singapour investissait dans la médecine. C’était le seul endroit en Asie qui n’exigeait pas de partenaire local, avec des talents sur place et un excellent aéroport, se souvient dans un entretien au Figaro le docteur Pascal Rey-Herme, cofondateur avec Arnaud Vaissié d’International SOS. Aujourd’hui, les fondamentaux de Singapour sont toujours là. Si vous recherchez l’intégrité, l’excellence médicale, le soutien de l’État, vous êtes au bon endroit.»

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