Anaïs Digonnet
18 octobre 2022

Les Conseillers du commerce extérieur face aux bouleversements mondiaux

Président de la commission Amérique du Nord des Conseillers du commerce extérieur (CCE) de la France, membre du bureau exécutif et du conseil d’administration du CNCCEF, Paul Bensabat revient sur l’organisation du Mondial 2022 des CCE, dont il est aussi co-président et qui aura lieu du 19 au 21 octobre prochains à Monaco et à Nice.

Le thème du prochain Mondial est « Le bouleversement du monde, nouvelles clés pour nos entreprises ». Pourquoi cette thématique a-t-elle été choisie ?

Nous sommes dans un monde post-Covid, avec des bouleversements, notamment économiques et énergétiques, mais aussi dans un monde du travail illustré par la great resignation (grande démission, Ndlr) aux États-Unis. On voit que beaucoup de gens ne souhaitent plus aller au travail de façon physique. Il est important de trouver avec les leaders économiques de ce monde les grandes solutions pour parer à ces changements.

Comment vont s’organiser ces trois jours ?

C’est une opération placé sous le haut patronage du président de la République qui va regrouper 1000 participants issus d’une centaine de pays différents, avec des intervenants de haut niveau comme Roland Lescure, le ministre de l’Industrie, Olivier Becht, le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, Christian Estrosi, le président de Nice Métropole, Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, Maurice Lévy, le président de Publicis, Julia de Funès, philosophe et conférencière.

En tant que président des CCE en Amérique du Nord, quelle est votre vision sur les challenges pour les entrepreneurs français qui souhaitent immigrer dans cette partie du monde ? 

Je vis ici depuis 44 ans et c’est toujours un des marchés les plus attirants au monde, stable, solide, avec des niches pour tous les produits, mais compliqué car personne ne vous attend. Je dirais que pour réussir, il faut avoir une certaine capacité à tenir pendant les deux à trois premières années. Aussi, la Floride bénéficie aujourd’hui d’un dynamisme incroyable, y compris pour des raisons fiscales car il n’y a pas d’impôts d’État, seulement fédéral. Et notamment depuis le Covid où de nombreuses personnes sont venues s’installer car le gouverneur a décidé de laisser les commerces ouverts pendant la pandémie. Aussi, je dirais à tout entrepreneur qui souhaite pénétrer le marché américain de bien analyser par quelle porte il veut entrer et de ne pas seulement penser à New York, San Francisco ou Chicago. Des villes comme Miami peuvent être un point d’entrée exceptionnel, avec une ouverture sur l’Amérique latine.

Pour plus d’informations 

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