Français à l'étranger
8 novembre 2022

Vivre, travailler, étudier : Les 17 régions du Québec à la loupe

Toujours proche de la France en raison d'une langue en partage et de liens historiques et culturels entretenus de part et d'autre, le Québec reste une destination privilégiée pour la plupart des Français. Pour autant, cette province mérite d'être appréhendée à l'aune de ses régions, au nombre de dix-sept. Chacune d'entre elles a ses particularités géographiques, culturelles, économiques. Des informations à prendre en compte, notamment pour définir plus précisément son projet d'immigration au Québec.

Le Québec, qui possède une superficie équivalente à trois fois celle de la France, est la plus grande province du Canada. Son territoire, composé à la fois de grands espaces, d’immenses forêts, de plus d’un million de lacs et de cours d’eau, s’étend sur près de 1,7 million de kilomètres carrés. La majorité de la population provinciale, estimée à un peu plus de 8,6 millions d’habitants, vit à Montréal. En effet, si la ville accueille près de 1,7 million d’habitants, la région métropolitaine de Montréal compte, elle, près de 4,3 millions de résidents, soit environ la moitié de la population québécoise. Quant à la capitale provinciale, la ville de Québec, quelque 540 000 habitants y sont recensés.

Pour ses laudateurs, le Québec fait partie des endroits au monde où il est le plus agréable de vivre, nonobstant ses contraintes climatiques que tout le monde connaît. Au-delà de l’environnement naturel, la couverture des soins de santé est universelle et les frais d’éducation sont parmi les moins élevés en Amérique du Nord. Tout ceci explique sûrement que près de 80% des Français souhaitant s’établir au Canada choisissent le Québec, seul province majoritairement francophone en Amérique du Nord. Avec plus de 6,5 millions de personnes, les Francophones du Québec représentent ainsi près de 20% de la population canadienne et plus de 80% de la population québécoise.

Emploi

D’ici 2028, près de 1,5 million d’emplois devraient être à pourvoir dans cette province canadienne d’après les projections d’Emploi-Québec, organisme qui dépend du gouvernement québécois. Une chose est sûre, nombreux sont celles et ceux qui ont rêvé, rêvent et rêveront d’immigrer dans la Belle Province pour y faire carrière. Toutefois, nous sommes ici en Amérique du Nord et, comme dans les autres provinces canadiennes, c’est le modèle anglo-saxon qui prédomine. Autrement dit, le marché du travail québécois se distingue par sa flexibilité, avec des opportunités pour trouver un emploi, mais sans la sécurité de celui-ci telle qu’on peut l’envisager en France.

Le nouvel arrivant aura souvent l’occasion de commencer par des « petits jobs », un préalable qui participe de cette fameuse « expérience québécoise » et qui rassurera votre futur employeur, celui qui vous proposera ensuite le job de vos rêves. Aujourd’hui comme hier, les opportunités d’emploi demeurent réelles. Mais ne nous y trompons pas, le Québec recherche avant tout des profils précis et bien formés professionnellement.

Il est délicat de définir de manière globale les professions en recherche de compétences au Québec. Les besoins ne sont pas les mêmes dans la région de Montréal, celle de Capitale-Nationale (qui comprend la ville de Québec), ou encore dans celle du Nord-du-Québec ou de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Pour les salariés, reste la question du permis de travail dont l’obtention nécessite d’avoir trouvé un emploi avant son départ. C’est à son futur employeur d’en faire la demande, ce dernier devant prouver qu’aucun travailleur canadien n’est en mesure de remplir le poste. Pour un emploi au Québec, il est nécessaire d’obtenir un Certificat d’acceptation du Québec, délivré par les autorités provinciales. Pour autant, il existe des solutions alternatives, notamment pour les plus jeunes qui envisagent d’abord des séjours temporaires (voir plus loin).

Création d’entreprise

Le programme d’immigration pour les gens d’affaires est la voie privilégiée pour concrétiser un projet entrepreneurial au Québec. Plus précisément, il s’agit de trois programmes destinés à celles et ceux qui sont déjà dotés d’une expérience en tant qu’entrepreneur, travailleur autonome ou investisseur (toutefois, ce dernier programme est actuellement suspendu, en attente de refonte).

D’une manière générale, tous les candidats au programme « gens d’affaires »  doivent démontrer qu’ils ont les moyens de s’établir économiquement dans la province, avec l’intention de s’y installer.

> Pour en savoir plus

http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/

Immigration

Point très important, le Québec définit ses propres critères d’immigration. Aussi, le Bureau d’immigration du Québec est le plus indiqué pour obtenir des renseignements sur sa future immigration, plutôt que les organismes fédéraux. Il existe plusieurs possibilités pour s’installer au Québec, que ce soit à titre temporaire ou à plus long terme :

  • Résident temporaire : Il y a différentes manières d’obtenir ce statut. Citons notamment le Permis-Vacances-Travail (PVT). Pour les Français, il concerne les jeunes âgés de 18 à 35 ans. Il permet de vivre et de travailler pendant deux ans sur tout le territoire canadien. Important : le Canada impose des quotas (variables selon les nationalités) et il est nécessaire d’avoir des économies pour subvenir à ses besoins en début de séjour (au minimum 2 500 $CA ou son équivalent dans une autre devise). Le Volontariat en entreprise (VIE) est une autre option intéressante. Il permet, sous certaines conditions, d’exercer une mission (scientifique, technique, commercial, humanitaire…) dans une entreprise française à l’étranger. Il faut avoir entre 18 et 28 ans pour s’inscrire. Autre solution avec le programme Mobilité des jeunes travailleurs. Il permet aux jeunes entre 18 et 35 ans d’occuper un CDD de six mois à douze mois au Québec. Ce programme bénéficie d’un accord de mobilité spécifique France-Québec, accordé exclusivement par l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ).
  • Le programme régulier des travailleurs qualifiés du Québec (PRTQ) : Ce programme constitue le plus important volet de l’immigration économique du Québec. La sélection se fait à partir d’une grille constituée de facteurs et de critères auxquels un pointage est associé. Les critères pris en compte sont le niveau et le domaine de formation, l’expérience professionnelle, l’âge, les connaissances en français et en anglais, les précédents séjours au Québec, les liens de parenté avec un citoyen canadien ou un résident permanent au Québec, la possession d’une offre d’emploi permanent validée par le ministère québécois, les caractéristiques liées au conjoint, le nombre d’enfants et la capacité d’autonomie financière.
  • Le Programme de l’expérience québécoise(PEQ) : Il s’adresse en particulier aux étudiants étrangers qui ont obtenu un diplôme admissible d’un établissement universitaire du Québec et aux travailleurs qualifiés avec une expérience de travail au Québec. Depuis le 26 janvier 2021, les candidats au PEQ doivent présenter leur demande de sélection permanente, transmettre les documents à l’appui de leur demande et payer les droits exigibles exclusivement via le système électronique Arrima.
  • Le portail Arrima : Toutes les personnes qui souhaitent immigrer au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ), du Programme des étudiants étrangers (transmission des documents seulement), du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) doivent obligatoirement passer par ce portail Arrima. L’accès à cette plateforme est entièrement gratuit.

> Pour en savoir plus

https://www.quebec.ca/immigration/services-en-ligne

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