Bastien Lespert
13 février 2024

Étudier, travailler et entreprendre au Kenya

Au pays des safaris, des grands espaces… et de la conduite à gauche, nul doute qu’une expérience au Kenya ne sera comparable à aucune autre.

Le Kenya, en particulier la capitale Nairobi, une ville multiculturelle et dynamique, et Mombasa, sur la côte, possèdent les écoles internationales les plus réputées de toute l’Afrique de l’Est. L’Université de Nairobi est la plus ancienne université publique du Kenya, tandis que la KAG East University est la plus anciennes des universités privées. Le système éducatif est très développé dans le pays et accueille de nombreux étudiants internationaux, attirés par un enseignement dispensé en anglais. A noter que les étudiants étrangers doivent souvent justifier leur niveau d’anglais.

Dans ce cas, le TOEFL ou l’IELTS sont demandés. Les collèges et les instituts techniques offrent quant à eux des programmes de formation professionnelle dans des domaines comme la médecine, l’ingénierie ou les technologies de l’information. Les frais de scolarité varient de l’équivalent de 450 jusqu’à 1 800 euros par an, selon l’établissement et le programme d’études choisis. Les universités publiques sont subventionnées par l’État kényan et facturent des frais de scolarité relativement bas. Les universités privées demandent, elles, des frais plus élevés, qui peuvent atteindre environ 4 500 euros par an. Tous les étudiants étrangers doivent être en possession d’un laissez-passer kényan avant l’admission. La loi kényane n’autorise pas les étudiants étrangers à travailler.

Un visa nécessaire pour travailler

Pour séjourner au Kenya plus de six mois, il faut obtenir un permis de résident. Si l’on souhaite travailler dans le pays, un visa de travail est indispensable, même si l’emploi est de courte durée. Ce document est valable deux ans et peut être renouvelé sur demande. Il est accordé aux personnes titulaires d’un diplôme ou d’un certificat professionnel. Le gouvernement choisit de favoriser les travailleurs kényans en raison d’un taux de chômage élevé dans le pays. Ce permis de travail est donc une manière de réguler le nombre de ressortissants étrangers en poste au Kenya. Dans le cas d’une mutation professionnelle, vous devez fournir aux autorités kényanes une lettre signée par votre employeur, attestant que vous avez été mandaté pour occuper un emploi dans le pays. En cas de voyage d’affaires, la demande de visa doit être accompagnée d’un ordre de mission.

La durée de travail hebdomadaire au Kenya est de cinquante-deux heures. Dans le cadre de certains emplois comme la construction de routes, les heures supplémentaires sont fréquentes et ne sont généralement pas rémunérées. Votre employeur est tenu de verser 6% de cotisations sociales, et en tant qu’employé vous paierez des contributions sociales de 1 à 6%. Ces taxes couvrent votre sécurité sociale et votre assurance santé.

Entrepreneurs étrangers bienvenus

Avec une croissance économique annuelle autour de 5%, une classe moyenne qui se développe et une population éduquée, le Kenya est un marché attractif ouvert sur toute l’Afrique de l’Est. En tant qu’étranger, l’important est de bien choisir son interlocuteur et son partenaire, sans lequel il est difficile de s’établir dans le pays et d’obtenir les bonnes entrées et les bonnes connexions d’un point de vue culturel. Le gouvernement kényan a mis en place un vaste programme de privatisation dans divers secteurs tels que l’agroalimentaire, la construction, l’équipement, l’éducation, l’énergie, etc.

La création d’entreprise se fait via un portail unique. Tous les enregistrements de sociétés et d’entreprises (individuelles, sociétés de personnes et sociétés à responsabilité limitée…) sont effectués via cette plateforme en ligne. Les secteurs porteurs sont ceux des services et de l’agriculture, mais le Kenya a aussi toujours été dynamique sur la scène tech’.

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