Morgane Guillou
16 février 2026

Comment passer son code de la route au Royaume-Uni ?

L’idée de passer votre permis de conduire au pays de Sa Majesté vous tente ?

Il est tout à fait possible de le faire en tant que résident étranger sur le sol britannique en suivant les règles des deux agences du ministère des Transports en charge de vous faire passer les examens, la Driver & Vehicle Standards Agency (DVSA), et de vous envoyer votre permis – ou « licence » – tout en vous inscrivant sur le registre des conducteurs au Royaume-Uni, la Driver & Vehicle Licensing Agency (DVLA).

Plusieurs étapes

Les candidats doivent d’abord faire la demande du permis de conduire provisoire, ou « Provisional driving license », via le site de Gov.uk, à condition d’être âgé de minimum 15 ans et neuf mois et d’avoir vécu légalement sur le territoire pour un minimum de 185 jours (six mois).

L’obtention de ce permis provisoire, qui est valide dix ans et ne vous donne pas encore le droit de conduire un véhicule seul sur tous les types de routes comme les détenteurs d’un permis de conduire officiel, coûte £34 et vous permettra de réserver vos tests.

Se préparer

Une fois cette étape validée arrive celle du code de la route, appelé « theory test » au Royaume-Uni. Là, plusieurs options s’offrent aux apprentis pour se préparer.

DVSA met à disposition sur son site un « e-learning » avec des leçons et examens blancs permettant de s’entraîner en ligne dans des conditions presque réelles. Ce service est accessible via trois options d’abonnement, une de 30 jours pour £15, une autre de 90 jours pour £20 et une troisième de 365 jours pour £30.

L’agence recommande également des livres disponibles sur leur site ou d’autres plateformes d’achats, comme Amazon. L’un s’intitule The Official Highway Code et parcourt l’ensemble des règles de base de la conduite au Royaume-Uni.

Les deux autres, plus spécifiques, proposent une connaissance détaillée des panneaux de signalisation et des marquages au sol (Know Your Traffic Signs), ou de la conduite (Driving et Learning to Drive). Il est recommandé d’utiliser ces deux options d’apprentissage et de révisions pour garantir une préparation optimale.

Le test

L’examen du code se réserve sur le site de DVSA et coûte £23. Il vous suffira d’entrer votre code postal pour trouver un centre d’examen à proximité de chez vous et de sélectionner une date.

Le test dure en moyenne 1h30 et se déroule en deux parties. La première consiste en un QCM de cinquante questions. La seconde, intitulée « Hazard Perception », diffuse 14 vidéos de mises en situation d’une minute ou plus où les candidats doivent cliquer chaque fois qu’ils perçoivent un « hazard », ou une situation potentiellement dangereuse, qui les amèneraient à prendre un « mesure nécessaire », comme ralentir. Un « hazard » peut aussi bien être un piéton, un cycliste ou des animaux traversant la route.

Sept erreurs sont autorisées sur le QCM, tandis que la deuxième partie, notée sur 75, requiert un minimum de 44 points.

La préparation pour le code britannique n’est pas à négliger, sachant que 54 examens sur 100 ont échoué entre juillet et septembre 2024, selon DVSA. Nombreux sont les candidats à retenter leur chance une seconde ou troisième fois, alors que les ressources disponibles sur le site de l’agence et une préparation minutieuse devraient suffire au premier essai.

Toutefois, pour les futurs conducteurs les plus impatients, il est possible de commencer la conduite avec des instructeurs privés avant d’avoir obtenu le code, même si le test de conduite exige la validation au préalable de cet examen.

share Partager

Vie pratique

Pourquoi les Nord-Américains dînent-ils si tôt ?

Pour un Français fraîchement débarqué en Amérique du Nord, le choc peut être brutal : être invité à dîner… à 17h. Oui, certains Nord-Américains passent à table à l’heure du goûter. À 18h, les restaurants commencent déjà à se remplir. Et en soirée, dans certaines petites villes, la cuisine peut fermer beaucoup plus tôt qu’en Europe. On est loin des habitudes des Italiens ou des Espagnols, qui passent volontiers à table à 22h. Pourquoi les Nord-Américains dînent-ils si tôt ?

Vie pratique

Le double plafond de verre des femmes expatriées

En plus du plafond de verre qui freine l'évolution de carrière des femmes, les Françaises à l'étranger rencontrent parfois d’autres obstacles à leurs ambitions professionnelles, en particulier lorsqu’elles ont suivi leur conjoint à l’étranger. Comment tempérer cela ?

Vie pratique

Les influenceurs français au Royaume-Uni à suivre sur les réseaux sociaux

À Londres, entre logement, démarches administratives, vie de famille ou sorties running, ces créateurs de contenu français et francophiles installés au Royaume-Uni racontent leur quotidien avec sincérité, humour et souvent de précieux conseils. Leurs comptes forment une communauté qui parle à tous ceux qui vivent l’expérience de l’expatriation. Huit profils à suivre pour rester connecté aux deux rives de la Manche.

Vie pratique

Partir à l'étranger et diviser la fratrie

Partir vivre à l’étranger en laissant un adolescent en France : pour certaines familles expatriées, la séparation devient un passage obligé. Études, stabilité scolaire, refus du départ… Les raisons diffèrent mais soulèvent les mêmes questions : comment accompagner un enfant qui reste? Comment maintenir le lien familial malgré la distance ? Grâce au témoignage de Bruno et Guillemette qui ont connu des séparations avec 3 de leurs enfants au cours de leurs mutations et à l’accompagnement de la psychologue Juliette de Chaisemartin, nous allons décrypter cette réalité.

Vie pratique

Retour contraint en France : de « l’arrachement » au « deuil »

Le retour en France, suite à une période de vie à l’étranger, peut être souhaité, appréhendé, longuement préparé. Mais il est aussi parfois soudain, pour des raisons d’obligations familiales ou de contraintes médicales. C’est ce qu’ont vécu avec difficultés, chacun de leur côté, Lucie et Cédric.