Morgane Guillou
15 avril 2026

Comment préparer l’épreuve du permis de conduire au Royaume-Uni ?

L’épreuve du permis B au Royaume-Uni requiert généralement autant de préparation qu’en France. Toutefois, le système diffère légèrement de celui que l’on connaît aux niveaux des heures de conduite et de la réservation de l’examen final.

Se préparer

Comme en France, une fois le code décroché (theory test), chaque apprenti conducteur doit se préparer avec un professionnel (approved driving instructor – ADI) rattaché à une école de conduite. Il est courant pour les instructeurs de se rendre jusque chez leurs apprentis pour chaque « leçon », qui dure une à deux heures.

Les tarifs sont compétitifs et les écoles de conduite peuvent proposer des « packages » à prix réduits. Mais il faut compter en moyenne £35 par heure.

Combien d’heures de conduite ?

L’agence de référence pour le permis de conduire, la DVLA (Driver & Vehicle Licensing Agency), rattachée au ministère britannique des Transport, recommande d’effectuer 45 heures de conduite avec un instructeur, ce qui revient à dépenser en moyenne un budget de £1,500 à £2,000 de frais de conduite.

Il est aussi conseillé de faire une vingtaine d’heures avec un accompagnant, à condition que ce dernier ait plus de 21 ans et trois ans d’expérience derrière un volant. Le véhicule d’usage doit aussi être couvert par une assurance automobile spéciale « learners » (apprentis). Mais un bon instructeur doit informer son apprenti lorsqu’il le sent prêt à passer l’examen.

Réserver l’examen final

La question de la réservation de ce test intervient assez rapidement lors des préparations en raison d’une longue liste d’attente. Elle s’effectue en ligne via une page Gov.uk, et nécessite le numéro du permis de conduire provisoire (provisional driving licence) et le règlement d’une somme variant entre £60 et £75.

Il existe plus de 300 centres d’examen au Royaume-Uni, donc les chances d’en trouver un près de chez soi sont assez élevées. Le plus difficile, cependant, est de trouver une date qui vous arrange, alors que les disponibilités s’étendent seulement sur les six prochains mois et s’arrachent comme des petits pains.

Il est donc recommandé de tenter sa chance autant qu’il le faudra. Certaines applications, comme Testi, peuvent vous venir en aide en scannant les nouvelles dates ou annulations de dernières minutes. Mais attention aux pièges !

Les pièges à éviter

Tout d’abord, contrairement à une croyance populaire, les disponibilités pour l’examen final, qu’il s’agisse de nouvelles dates ou d’annulations, peuvent survenir à n’importe moment (donc ne vous fatiguez pas à vous connecter à l’ouverture du site à 6 heures du matin en début de semaine, comme certains le recommandent).

Il arrive aussi que des malfaiteurs ou instructeurs mal intentionnés réservent des dates d’examens dans des zones particulièrement convoitées pour les revendre à des prix exorbitants. Dans certains cas, il est même arrivé que des escrocs payent des instructeurs pour obtenir leurs identifiants sur une plateforme de réservation de tests, qui leur est réservée, afin d’en acheter tout un lot et les revendre, comme l’avait rapporté la BBC l’an dernier. En plus de coûter cher, ces escroqueries ne garantissent pas la réservation sécurisée d’un test, alors mieux vaut s’armer de patience et passer par les moyens officiels !

share Partager

Vie pratique

Pourquoi les Nord-Américains dînent-ils si tôt ?

Pour un Français fraîchement débarqué en Amérique du Nord, le choc peut être brutal : être invité à dîner… à 17h. Oui, certains Nord-Américains passent à table à l’heure du goûter. À 18h, les restaurants commencent déjà à se remplir. Et en soirée, dans certaines petites villes, la cuisine peut fermer beaucoup plus tôt qu’en Europe. On est loin des habitudes des Italiens ou des Espagnols, qui passent volontiers à table à 22h. Pourquoi les Nord-Américains dînent-ils si tôt ?

Vie pratique

Le double plafond de verre des femmes expatriées

En plus du plafond de verre qui freine l'évolution de carrière des femmes, les Françaises à l'étranger rencontrent parfois d’autres obstacles à leurs ambitions professionnelles, en particulier lorsqu’elles ont suivi leur conjoint à l’étranger. Comment tempérer cela ?

Vie pratique

Les influenceurs français au Royaume-Uni à suivre sur les réseaux sociaux

À Londres, entre logement, démarches administratives, vie de famille ou sorties running, ces créateurs de contenu français et francophiles installés au Royaume-Uni racontent leur quotidien avec sincérité, humour et souvent de précieux conseils. Leurs comptes forment une communauté qui parle à tous ceux qui vivent l’expérience de l’expatriation. Huit profils à suivre pour rester connecté aux deux rives de la Manche.

Vie pratique

Partir à l'étranger et diviser la fratrie

Partir vivre à l’étranger en laissant un adolescent en France : pour certaines familles expatriées, la séparation devient un passage obligé. Études, stabilité scolaire, refus du départ… Les raisons diffèrent mais soulèvent les mêmes questions : comment accompagner un enfant qui reste? Comment maintenir le lien familial malgré la distance ? Grâce au témoignage de Bruno et Guillemette qui ont connu des séparations avec 3 de leurs enfants au cours de leurs mutations et à l’accompagnement de la psychologue Juliette de Chaisemartin, nous allons décrypter cette réalité.

Vie pratique

Retour contraint en France : de « l’arrachement » au « deuil »

Le retour en France, suite à une période de vie à l’étranger, peut être souhaité, appréhendé, longuement préparé. Mais il est aussi parfois soudain, pour des raisons d’obligations familiales ou de contraintes médicales. C’est ce qu’ont vécu avec difficultés, chacun de leur côté, Lucie et Cédric.