Français à l'étranger
5 mars 2022

Le transit temporaire, un dispositif idéal pour les expatriés

Achat/rachat d’un véhicule, tel est le principe général du transit temporaire. Une solution parfaite pour les Français établis hors de l’Union européenne qui souhaitent parcourir l’Hexagone pour les vacances.

Peu connu et pourtant très avantageux, le transit temporaire (TT) est un excellent moyen d’acheter un véhicule en France à un coût réduit pour un confort sur mesure. Cette alternative à la location longue durée est issue d’une réglementation nationale de 1984 et 2009, pour donner plus d’avantages aux expatriés parfois oubliés des politiques. Plusieurs grands constructeurs proposent le TT, tels que Peugeot Car 2 Europe, Citroën TT et Renault Eurodrive, ou des sites internet tel que ttcar.com.

Comment fonctionne le transit temporaire ?

L’achat d’un véhicule sous le régime de ce dispositif est totalement exonéré du paiement des droits et taxes. A l’issue du contrat de transit temporaire, le véhicule est soit racheté par le concessionnaire soit conservé par l’acheteur.

Les véhicules concernés par ce système sont :

  • les véhicules à moteur, à deux ou trois roues, d’une cylindrée supérieure à 50 cm3 ;
  • les voitures automobiles de tourisme ;
  • les auto-caravanes ;
  • les caravanes soumises à immatriculation propre.

Au moment de l’acquisition d’un véhicule, l’immatriculation sera différente des véhicules « classiques ». Les plaques sont des caractères blancs sur fond rouge avec la date de fin de validité du régime. En effet, la durée du séjour du bénéficiaire est limitée à six mois et pouvant aller jusqu’à douze mois pour les étudiants et personnes en stage ou en mission en France.

Qui peut en bénéficier ?

Toute personne peut bénéficier de ce régime, quel que soit sa nationalité. Plusieurs conditions cumulatives sont exigées pour être éligible au TT :

  • avoir sa résidence normale hors du territoire douanier de l’Union européenne ou dans un DOM ;
  • séjourner temporairement en France ou dans l’Union européenne ;
  • n’exercer lors de ce séjour aucune activité lucrative.

En outre la condition d’absence d’une activité lucrative peut être levée pour des étudiants, des personnes venant effectuer un stage ou une mission, ainsi qu’aux journalistes.

Les démarches administratives

Le bénéficiaire doit se rendre au service local des douanes afin de se faire délivré un document administratif type « 846B ». Pour l’obtenir, il devra fournir :

  • des documents établissant la qualité de résident tiers du demandeur ou justifiant du bénéfice légitime du régime à titre dérogatoire et ;
  • la commande d’un véhicule neuf.

Ce certificat devra être présenté à la préfecture lors de l’immatriculation.

> Lien utile

Site des douanes

share Partager

Vie pratique

Même à l’étranger, la transmission se prépare et s’organise

La question successorale est l’une des plus complexes en situation d’expatriation, et l’une des plus négligées. Elle mérite une attention prioritaire.

Vie pratique

Les investissements éthiques, c’est pas du toc ?

Avec le changement climatique, de nombreux épargnants, y compris expatriés, tentent d’investir dans des placements respectueux de l’environnement ou dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Est-ce rentable ? Comment s’y retrouver parmi les labels ? On vous donne quelques pistes.

Vie pratique

Où placer son épargne une fois à l’étranger ?

Entre placements locaux, solutions internationales et investissements conservés dans l’Hexagone, voici quelques clés pour bâtir une stratégie adaptée à son horizon de vie, à son retour éventuel en France et à ses objectifs patrimoniaux.

Vie pratique

Faire garder son animal à Londres : quelles options et à quel prix

Vous partez en vacances et ne pouvez malheureusement emmener avec vous votre chat ou votre labrador. Vos amis ne sont non plus pas disponibles ou en mesure de les garder… Quelles solutions s’offrent à vous à Londres ? Et à quels prix ?

Vie pratique

Nomades numériques : gérer son patrimoine quand on vit aux quatre coins du monde

Ils parcourent la planète avec souvent pour seul bagage un sac à dos et un ordinateur. Mais, aussi libres soient-ils, ces nouveaux globe-trotteurs ne peuvent pas toujours couper tous les ponts avec la France.