Laetitia Dive
31 août 2023

« Osez l’export »: que contient le nouveau plan du gouvernement pour favoriser les exportations françaises ?

« Investir dans l’humain et les territoires »,  « promouvoir le savoir-faire français sur un maximum de marchés » et « miser sur les secteurs de demain » : voilà les trois grands axes du plan « Osez l'export » présenté ce 31 août 2023 par Olivier Becht, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger. Il se décline en une série de treize mesures.

L’objectif est fixé: l’Hexagone devra compter 200 000 entreprises exportatrices en 2030. Ce jeudi 31 août 2023, Olivier Becht, le ministre délégué au Commerce extérieur, à l’attractivité et aux Français de l’étranger a dévoilé le plan « Osez l’export ». Son but ? « aider les entreprises, notamment les PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI), à aller sur tous les secteurs et géographies en faisant rayonner les savoir-faire français ». Pour l’heure, le Quai d’Orsay fait savoir que la France compte près de 150 000 entreprises exportatrices, 25 000 de plus qu’en 2018. Il en faudrait donc 50 000 de plus d’ici 2030.

Pour y parvenir, ce plan est doté d’une enveloppe de 125 millions d’euros. Il se divise en treize mesures bâties à travers trois grands axes: « investir dans l’humain et les territoires »,  « promouvoir le savoir-faire français sur un maximum de marchés » et «  miser sur les secteurs de demain, les géographies en croissance, et accompagner la réindustrialisation de la France ».

Création du « VTE »

Dans le détail, le gouvernement espère « investir dans l’humain » en créant notamment le « volontariat territorial export » (VTE). Ce dispositif subventionné à hauteur de 12 000 euros maximum permettra aux PME souhaitant développer leur capacité à l’export d’embaucher un jeune diplômé (minimum bac+3) ou alternant pour une durée de six à 24 mois renouvelables.

Cet investissement dans l’humain va également passer par la formation avec la création d’une plateforme en ligne, véritable « Académie de l’export » qui proposera différents cursus mis en place par la Team France export. Le gouvernement espère ainsi former jusqu’à 50 000 entreprises d’ici 2027. La Team France export –rassemblement de toutes les solutions publiques proposées par les régions, les services de l’État, Business France, les CCI et Bpifrance- aura enfin pour mission de déployer davantage de moyens pour inciter les entreprises à exporter. Pour cela, elle pourra s’appuyer sur le programme « parlementaires pour l’export », un programme également annoncé ce 31 août 2023 et qui vise à inclure les élus dans ces démarches d’incitation à l’export.

Pavillon « France pour tous »

Autre mesure d’importance pour, cette fois, promouvoir le savoir-faire français à l’international et valoriser la marque France : le pavillon « France pour tous ». Les PME souhaitant avoir leur place dans les pavillons France des salons organisés à l’étranger y auront plus facilement accès grâce à la subvention de l’État qui va passer à 30% du coût de participation, contre 10% aujourd’hui.

Business France a par ailleurs créé des e-vitrines sectorielles pour valoriser les produits français. Le gouvernement souhaite que les PME y soient davantage présentes. De même, le plan « Osez l’export » entend renforcer l’image de marque des produits français à l’international en accentuant les efforts de référencement, notamment pour les PME.

Miser sur les secteurs de demain

« Miser sur les secteurs de demain » constitue le troisième et dernier volet du plan. La création du dispositif d’accélération de Business France nommé « Booster » pourra bénéficier à 200 PME. À travers ce dispositif, elles bénéficieront d’un accompagnement collectif sur un an -dont le coût sera pris en charge à hauteur de 60% par l’État- pour aller vers l’export. Ce programme sera réservé aux entreprises des « secteurs de demain » -notamment la tech et les technologies appliquées au développement durable- et qui visent des secteurs géographiques dites « à fort potentiel »: les pays du Golfe mais aussi la zone indopacifique ou l’Afrique.

Le gouvernement souhaite par ailleurs mettre davantage en relation les PME et les acheteurs étrangers en faisant venir ces derniers sur des salons français de manière plus fréquente. Cette mise en relation s’accompagnera d’une modernisation et d’une digitalisation des outils de financement du commerce international pour les rendre toujours plus accessibles aux entreprises.

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