Mathis Blineau-Choëmet
2 février 2026

Frenchy Frenchy, un club au service des francophones de Londres

Frenchy Frenchy, un nom basique-simple pour un nouveau club de francophone à Londres et choisi par son fondateur pour ses souvenirs de jeunesse, au temps où il adorait aller, dit-il, dans « la boîte de nuit Paris Paris ». C’est le 29 novembre dernier qu’Alexandre Bougon, entrepreneur de 43 ans, actif dans le secteur de l’immobilier français, a ainsi lancé Frenchy Frenchy.

Installé dans la capitale britannique depuis l’été 2024 à la suite de la mutation professionnelle de sa femme Barbara, le Parisien cherchait à créer du lien entre les Français de Londres. En effet, la création de cette société, et non association, survient après plusieurs mois de vie dans la métropole où il n’est pas parvenu à élargir son cercle social. « J’ai remarqué que, comme beaucoup d’expatriés français à leur arrivée ici, je ne côtoyais pas énormément de nouvelles personnes, notamment parce que j’évolue en télétravail. Le seul endroit où je rencontre des francophones, c’est à l’école française Jacques Prévert de mon fils », indique-t-il avec tristesse.

Le créateur de Frenchy Frenchy Alexandre Bougon. Crédit : Mathis Blineau-Choëmet

Le créateur de Frenchy Frenchy Alexandre Bougon. Crédit : Mathis Blineau-Choëmet

Festivités, gastronomie, culture, sport et divertissement

Pour corriger le tir, Alexandre Bougon a décidé de lancer un projet qu’il aurait lui-même aimé rejoindre à son arrivée au Royaume-Uni : un club où les francophones de Londres se rencontrent lors d’événements aux thématiques variées comme des galas, des dîners à thème, des parcours gastronomiques, des visites de lieux touristiques, des conférences, des activités autour du sport et enfin du divertissement, comme ce jeu de piste organisé à Kensington dimanche 18 janvier prochain, le premier rendez-vous de l’histoire du club.

« On est en train d’organiser une série d’énigmes autour des couleurs tricolores des drapeaux français et britannique. Globalement, l’objectif est d’organiser des événements diversifiés deux fois par mois où chacun peut se retrouver en fonction de ses affinités », précise-t-il.

« On compte une trentaine d’adhérents »

À l’aube de ce jeu de piste, le quadragénaire a organisé sa soirée de lancement le 29 novembre dernier avec les deux ambassadrices du projet, sa femme Barbara et une amie, Marie-Gaëlle Lefebvre, « installée à Londres depuis des années et disposant d’un réseau solide ». Au lendemain de cette inauguration où il a mis « les petits plats dans les grands », les premiers membres se sont inscrits sur le site officiel de Frenchy Frenchy. « Pour l’instant, on compte une trentaine d’adhérents. Les 75 premiers membres n’auront rien à débourser. Par la suite, on compte mettre en place une cotisation à l’année ».

(Crédit: Frenchy Frenchy)

(Crédit: Frenchy Frenchy)

Si le montant n’a pas encore été fixé, il ne devrait pas dépasser les £50 par an, un prix abordable dans une ville où la communauté française vit majoritairement dans un milieu aisé. « Les profils type sont des actifs de 30 à 50 ans qui pour la plupart ont des enfants », ajoute-t-il, avouant que Frenchy Frenchy est aussi ouvert aux étudiants français, de retour en nombre dans les prochaines années avec le come-back du programme Erasmus sur le sol britannique.

Un projet pour la communauté francophone

Grâce à ce membership, les adhérents pourront participer aux événements gratuits proposés et imaginés par le club et ses membres. « Certaines activités plus élaborées seront toutefois payantes », précise le fondateur, qui affirme cependant ne pas chercher à engranger des bénéfices. « Ce n’est pas un projet lucratif. Je souhaite simplement ne pas être en perte et permettre à la communauté française de profiter pleinement de Londres en se retrouvant lors d’événements conviviaux ».

Preuve de cet état d’esprit, Alexandre Bougon ne s’est fixé aucun objectif chiffré pour la première année. « Si on est une centaine, tant mieux. Après si on reste à une trentaine comme aujourd’hui et que tout le monde s’entend bien, le projet restera une réussite ». Réponse l’année prochaine pour savoir si Frenchy Frenchy parviendra, en nombre d’adhérents, à rivaliser avec les autres clubs et associations de Français à Londres.

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