Français à l'étranger
23 novembre 2022

Le Canada et ses provinces : l'Île-du-Prince-Édouard

Située dans l’est du Canada, l’Île-du-Prince-Édouard, en est la plus petite province. Surnommée le « jardin du Golfe », elle a rejoint la Confédération canadienne en 1873. Réputée pour sa tranquillité, elle fait preuve d’une économie croissante et dynamique, mélangeant la traditionnelle exploitation des ressources naturelles aux nouveaux secteurs de l’industrie.

La langue officielle est ici l’anglais. Le français est la langue maternelle de 3,6% de la population mais 13% des habitants le parlent. Les communautés acadiennes, historiquement présentes dans les quatre provinces maritimes du Canada, assurent un peu partout sur l’île une transmission de la langue. Six centres scolaires des six régions de la province proposent des activités en français et facilitent l’intégration des nouveaux arrivants et de leurs familles. Le Collège Acadie dispense des formations d’enseignement supérieur en français. La province, l’une des plus chaudes du Canada, jouit d’un climat continental humide sans saison sèche, avec une température annuelle moyenne de 6°C. En dehors de la capitale, Charlottetown, les deux autres villes importantes sont Summerside et Stratford. L’île n’est pas complètement isolée du continent puisqu’elle dispose d’un aéroport à Charlottetown et du pont de la Confédération, (13 km de long) qui la relie au Nouveau-Brunswick.

Attractivité économique

L’économie s’articule autour de plusieurs domaines : l’exploitation des ressources naturelles, comme l’agriculture, en particulier l’importante culture de pommes de terre (l’île exportant les trois quarts de sa récolte vers une vingtaine de pays chaque année) et la pêche, spécifiquement celle des mollusques et des crustacés. Ces deux activités ont été fortement modernisées. Les exportations participent de l’enrichissement de la province. Selon une étude récente, la valeur totale des biens exportés est passée de 1,5 milliard de dollars en 2020 à 1,7 milliard de dollars en 2021. L’Île-du-Prince-Édouard a aussi su faire la part belle aux nouveaux secteurs de l’économie tels que les techniques de l’information, l’aérospatial et les sciences biologiques. Pour ces dernières, on dénombre plus de 60 entreprises et plusieurs établissements de recherche sur l’île. Par ailleurs, la province ayant beaucoup investi dans l’énergie renouvelable, elle est de plus en plus mondialement reconnue pour son exportation d’énergie verte.

Emploi et création d’entreprise

La province recherche des travailleurs spécialisés dans l’aérospatial, les biosciences, le travail social, les métiers de bouche, les métiers de la vente et de la restauration, les directeurs de marketing (selon le gouvernement du Canada d’ici à 2028, il y aura 19 000 postes à pourvoir pour ce secteur), ainsi que des informaticiens et des développeurs. La crise du Covid-19 ayant accéléré le recours à de nouvelles applications, un personnel compétent pour les mettre en place est attendu. La province vise aussi le recrutement d’infirmières, de médecins et de professionnels paramédicaux, notamment en ce qui concerne la santé mentale et la prise en charge des addictions.

Le Programme d’immigration au Canada Atlantique (Pica) a remplacé le Programme pilote d’immigration au Canada atlantique. Ce dispositif est une voie d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers qualifiés et les diplômés étrangers d’un établissement canadien qui veulent travailler et vivre dans l’une des quatre provinces de l’Atlantique (Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard). Le Pica aide les employeurs à embaucher des candidats qualifiés pour occuper des postes qu’ils n’ont pas pu pourvoir à l’échelle locale.

> En bref

  • Superficie : 5 684 km²
    Population : 168 358 habitants
    Capitale provinciale : Charlottetown

Pour en savoir plus : www.princeedwardisland.ca

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