Dahvia Ouadia
26 janvier 2026

Mobilité Erasmus : les aides qui allègent la facture pour partir à l’étranger

Entre le logement, le transport, la vie quotidienne et les sorties… partir en mobilité à l’étranger a un coût. Mais pas d’inquiétude, plusieurs aides sont proposées pour soutenir financièrement les projets de formation d’étudiants à l’étranger. On fait le point.

Cet article fait partie du dossier Faire ses études à l'étranger. Téléchargez l’intégralité de ce dossier au format PDF : Guide gratuit à télécharger : Étudier à l’étranger : [not set]/14

Erasmus + est avant tout une bourse d’études. Le programme propose des aides financières aux étudiants pour des séjours d’études ou de stage à l’étranger mais aussi des périodes d’enseignement ou de formation.

Erasmus +, une bourse accessible à tous

La bourse Erasmus + s’adresse notamment aux étudiants qui poursuivent leurs études dans une formation conduisant à un diplôme ou une certification reconnue (BTS, licence, master, doctorat…).

Pour obtenir une bourse Erasmus +, les étudiants doivent cependant remplir certaines conditions :

  • être inscrit dans un établissement qui porte un projet Erasmus + ;
  • la mobilité préparée doit durer entre deux mois et un an par cycle d’étude ;
  • le séjour doit faire partie du cursus d’études avec l’acquisition d’ECTS à la clé.

En plus de ces règles générales, les conditions dépendent aussi des critères qui peuvent être mis en place par l’établissement d’origine.

Le montant des bourses Erasmus + dépend de plusieurs critères. La mobilité d’étude ou de stage doit être de deux mois minimum. A l’inverse, la durée maximale est de 12 mois par cycle d’étude. Sur cette période, les étudiants peuvent cumuler des mobilités d’études et de stage, tant que la durée totale ne dépasse pas l’année.

Chaque établissement fixe le montant qu’il accorde à ses étudiants selon les fourchettes établies par le programme Erasmus +. Cette fourchette dépend du pays d’accueil et du coût de la vie :

 

Pays d’accueil Montant moyen pour une mobilité d’études ou de stages
Groupe 1

Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Islande, Irlande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède + pays tiers non associés au programme

  • entre 292 et 606 euros mensuel pour une mobilité d’études
  • entre 442 et 756 euros par mois pour un stage
Groupe 2

Chypre, Espagne, Estonie, Grèce, Lettonie, Malte, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie

  • entre 225 et 550 euros par mois pour une mobilité d’études
  • entre 375 € et 700 € par mois pour un stage
Groupe 3

Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Macédoine du Nord, Serbie, Turquie

  • entre 225 et 550 euros par mois pour une mobilité d’études
  • entre 375 € et 700 € par mois pour une période de stage
Pays tiers non associés au programme
  • 700 euros par mois pour une mobilité d’études

Enfin, Erasmus + propose aussi une contribution aux frais de voyage pour soutenir certains étudiants. Ce montant est calculé en fonction de la distance entre le lieu de départ et le lieu de mobilité. Un supplément financier peut aussi être proposé pour des déplacements écologiques (train, bus, covoiturage…).

Cette aide financière est cumulable avec d’autres aides sociales – Crous, CAF, aides à la mobilité internationale, régionales – ou issues d’autres programmes internationaux.

Des aides complémentaires pour plus d’inclusion

Au-delà de cette bourse accessible à tous, le dispositif propose également des compléments d’aide dans une logique d’inclusion. “Au sein d’Erasmus +, nous portons des valeurs d’égalité très fortes. Il est aujourd’hui essentiel que ce programme soit accessible à tous. Nous avons des moyens pour faire en sorte que le dispositif soit de plus en plus inclusif. D’ailleurs 40 % des étudiants en Erasmus sont boursiers”, rappelle ainsi Nelly Fesseau.

Ainsi, les étudiants ultramarins, en situation de handicap ou éloignés des opportunités bénéficient d’aides complémentaires à la bourse Erasmus.

Plus spécifiquement, les étudiants boursiers peuvent aussi obtenir une aide à la mobilité internationale dont le montant s’élève à 400 euros par mois. Pour en bénéficier, la mobilité – d’études ou de stage – doit s’inscrire dans le cadre d’un programme d’échange en lien avec le cursus d’études de l’étudiant.

Cette aide complémentaire se fait sur demande. Pour l’obtenir, les étudiants doivent déposer un dossier – ainsi qu’une présentation du projet de séjour d’études ou de stage – auprès de son établissement. Le chef d’établissement examine chaque candidature et valide l’aide en fonction de la qualité et de l’intérêt pédagogique du projet.

Cette aide est aussi accordée en fonction de la durée de votre séjour – entre un et dix mois consécutifs – et de certaines spécificités telles que l’éloignement du pays d’accueil, le coût de la vie du pays choisi.

Si le projet est retenu, l’aide à la mobilité internationale est versée par l’établissement, chaque mois.

Un coup de pouce des régions

Certaines régions de France proposent aussi des bourses pour encourager la mobilité étudiante internationale. Les montants comme les conditions d’accès varient d’une région à l’autre.

Ainsi, si la Nouvelle Aquitaine verse entre 80 et 100 euros par semaine de stage à l’étranger, la région Occitanie propose 75 euros par semaine pour une mobilité d’études ou de stage. La région Ile-de-France de son côté offre des bourses aux étudiants en master qui préparent un séjour international pendant leur année universitaire. Pour en savoir plus, les étudiants peuvent se rapprocher de leur région.

Dossier Etudier à l'étranger - Janvier 2026

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