Dahvia Ouadia
17 novembre 2025

Les bachelors en école de commerce

Depuis plusieurs années, les formations de bachelors fleurissent dans les grandes écoles de commerce françaises. Des diplômes de niveau bac+3 ou 4, la plupart du temps orientés vers l’international et souvent dispensés en anglais.

HEC est la dernière école de commerce à avoir franchi le cap, en créant un bachelor avec l’université italienne de Bocconi, à la rentrée 2024. D’autres avant elle ont développé leur formation post-bac pour délivrer des diplômes de niveau bac +3.

C’est le cas de l’ESCP, Audencia ou encore l’Ieseg qui ont développé des bachelors en trois ans. Il existe aussi des BBA (bachelor in business administration), des formations en quatre ans, répondant aux standards internationaux.

Depuis 2020, le grade de licence a été mis en place pour certifier de la qualité académique des formations de niveau bachelor en trois ou quatre ans.

Des bachelors généralistes en management en trois ans

Ces formations se veulent résolument internationales. L’ESCP propose ainsi un bachelor en trois ans dans trois pays que ce soit sur les campus de l’école ou chez des partenaires. Les cours sont délivrés en anglais – avec quelques enseignements en espagnol et en français. Vous y étudierez les différents domaines du management mais pas uniquement. Une large place est aussi faite aux lettres et sciences humaines et sociales.

L’Ieseg, une école de commerce post-bac, délivre quant à elle un bachelor in international business. Une formation de trois ans avec une dimension théorique avec les fondamentaux de la gestion, une dimension professionnelle avec des stages et un aspect international avec des échanges académiques. Le  programme est intégralement enseigné en anglais. « Des élèves qui ont fait leur scolarité à l’étranger vont souvent choisir de faire ce bachelor parce qu’il est vraiment international. Dans cette formation, 15 nationalités sont représentées dans la cohorte 2024 », précise d’ailleurs Céline Verdrière, directrice déléguée au recrutement.

Des bachelors in business administration en quatre ans

Dans le top 5 des écoles de management, plusieurs établissements ont misé sur la création de BBA (bachelor in business administration) en quatre ans. C’est le cas de  de l’ESSEC, l’EDHEC, Skema ou encore emlyon.

Le global BBA de l’ESSEC est l’un des plus sélectifs en France et en Europe. « Il s’agit d’une formation complètement bilingue avec une forte dimension internationale » précise Camille Trzaska, directeur marketing de l’ESSEC Business School.

Pendant quatre ans, vous pourrez vous construire votre parcours avec des « tracks spécifiques ». « Nous proposons finalement une formation à la carte pendant laquelle l’étudiant construit ses études en fonction de ses appétences et ce qu’il souhaite apprendre », ajoute le directeur marketing.

Les BBA se veulent résolument internationaux. Celui de l’Edhec, par exemple, propose un international BBA avec plusieurs parcours possibles. Le parcours business management est délivré soit en français, soit en anglais, tandis que le parcours Global business est entièrement enseigné en anglais et se déroule sur trois continents différents. D’autres parcours permettent d’obtenir des doubles diplômes, toujoursavec cette vision internationale.

Des bachelors déjà spécialisés

En plus de ces formations généralistes en management, de plus en plus d’écoles de commerce françaises proposent des bachelors spécialisés, souvent en double diplôme avec un autre établissement.

C’est le cas d’HEC qui a créé un bachelor Data, société et organisation avec l’université Bocconi en Italie. « Nous avons rassemblé nos expériences de sciences sociales, de management et de politiques pour créer cette formation avec notre partenaire. Les étudiants passent un an et demi à la Bocconi, puis un an et demi à HEC », précise Massimo Spagnuolo, directeur associé du recrutement étudiant au sein des programmes pré-expérience d’HEC. En 2024, ce sont ainsi 73 étudiants de 27 nationalités qui viennent de lycées internationaux du monde entier qui ont intégré ce parcours.

L’ESSEC a de son coté créé un bachelor of science en IA et data management avec CentraleSupélec. Une formation en anglais très sélective, dispensée sur quatre ans, qui s’adresse surtout à des « profils très matheux et très scientifiques ».

Avec cette formation hybride ingénieur-manager, les étudiants apprennent autant la gestion que l’analyse de données et l’intelligence arti cielle.

Cette école propose également un bachelor ACT transition avec CY université à Cergy dont l’objectif est d’apprendre à maîtriser la conduite de transition quelle qu’elles soient, avec « une pédagogie active par compétences », précise Camille Trzaska.

L’Ieseg, de son côté, a lancé cette année un bachelor in design avec l’école française Rubika. Et un bachelor in data analytics avec l’école le Wagon.

Après un bachelor

Après un bachelor qu’il soit en trois ou quatre années, vous avez le choix de poursuivre vos études ou d’entrer sur le marché du travail. Si cette dernière option est tout à fait envisageable, la plupart des étudiants continuent pour obtenir un bac +5.

Une majorité d’entre eux vont postuler dans des masters of science pour compléter leur cursus avec une spécialité internationale ou dans des mastères spécialisés, un label de la Conférence des grandes écoles. D’autres vont faire le choix d’intégrer un master in management (programme grande école). Dans ce cas, il faudra repasser par une sélection, soit via concours, soit sur dossier.

Ce mois-ci, le dossier de Français à l’étranger est consacré aux études supérieures en France après une scolarité à l’étranger. Nous vous donnons toutes les clés et les étapes pour réussir votre orientation.

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