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Turquie

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Bien que le pays connaisse de graves tensions politiques, on assiste à une réelle embellie économique avec une croissance supérieure à 7% ! Les secteurs les plus dynamiques sont la construction, les services, les exportations. Les salaires augmentent en même temps, mais les prix aussi ! Malgré une inflation de 13%, le coût de la vie reste très abordable, et le pays continue de chercher ses cadres à l’étranger. Mais attention, la concurrence peut être rude avec les expatriés d’origine turque, souvent originaires d’Allemagne. Ils ont pour eux de bien maîtriser la langue du pays… Autre problème pour 2018 : la tenue de nouvelles élections présidentielles et législatives anticipées, le président cherchant à obtenir tous les pouvoirs.

L'essentiel

Capitale

Ankara

Dirigeant

Recep Tayyip Erdogan (président)

Population

80,8 millions hab.

Superficie

780 576 km²

Langues

turque

Monnaie

livre turque

Croissance du PIB

7%

Chômage

10,3%

Français

10 895

Indicatif téléphonique

+90

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.ccft.fr

Ambassade de France : www.tr.ambafrance.org

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Pour rester moins de 6 mois en Turquie, vous aurez besoin d’une carte d’identité ou d’une carte d’identité, les deux devant être valides encore 150 jours après votre retour. Pour rester plus longtemps, et surtout, pour travailler, vous pourrez faire la demande d’un visa de travail dès que vous aurez reçu votre promesse d’embauche. Attention, il faut compter environ 2 mois pour l’obtenir.

Une fois arrivé en Turquie, pensez à demander un permis de résidence auprès des autorités locales.

Côté salaire, le minimum légal est fixé à 1 777,50 livres turques, la durée de travail hebdomadaire en Turquie est fixée à 45h.

› Trouver un emploi

La première des choses à faire est de contacter les entreprises internationales présentes sur le territoire, et en particulier les entreprises françaises : Accor et Air France dans le secteur du tourisme, Axa dans le domaine des assurances, Carrefour et Danone pour la grande distribution, Citroën et Renault pour l’automobile.

Il y a des plateformes internet turques qui publient des offres (Yenibiris ou Kariyer), des cabinets de recrutement, comme Azkan Group ou encore aux agences internationales comme Nicholson international. S’inscrire sur les réseaux sociaux tels que Viadeo, Plaxo ou LinkedIn permet également de se faire embaucher.

Pour rechercher un emploi sur place ou avant de partir en Turquie, consultez aussi les annonces diffusées par la Chambre de Commerce Française d’Istanbul.

› Les secteurs porteurs d'emploi

L’instabilité politique du pays a fait fuir un temps les investisseurs étrangers, qui ont vite retrouvé le chemin de la Turquie. Le pays recherche toujours des cadres dans l’industrie, les secteurs liés à l’automobile ou encore à l’énergie. Les profils tournés vers la santé, les assurances, la logistique, la finance, le tourisme ou encore le consulting sont toujours bien accueillis. La population voit aussi sa consommation croître, entraînant des besoins dans la grande distribution, mais aussi dans les télécommunications et la haute technologie. Les grands groupes embauchent toujours leurs cadres à l’international, comme Pepsi ou Nestlé dans la grande distribution, Vodafone pour la téléphonie ou encore Areva pour le secteur des énergies.

› Créer son entreprise

L’entrepreneuriat a largement été soutenu par le gouvernement, qui a pris des mesures en faveur des entreprises, pour pas exemple accélérer leur création ou aider à leur financement. La loi sur les IDE de la Turquie est basée sur le principe de l’égalité de traitement qui permet aux investisseurs internationaux d’avoir les mêmes droits et passifs que les investisseurs locaux. La Turquie ayant régulièrement tenté d’intégrer l’Europe, elle a transformé ses règles commerciales pour se conformer à celles européennes, rendant plus facile la création d’entreprises dans le pays. Les secteurs les plus attractifs sont : technologie, les textiles, les services (santé, éducation, transport en commun), les télécommunications, la construction navale, l’électronique et les bio-technologies. La position de la Turquie est stratégique, véritable hub entre l’Europe et l’Asie, ce qui peut en faire une place intéressante pour les entreprises. N’hésitez pas à contacter les centres d’affaires comme www.turnky.com/ et l’Agence turque pour la promotion et le soutien à l’investissement.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

Le classement Pisa de la Turquie n’est pas extraordinaire, raison pour laquelle, sans doute, la plupart des expatriés choisissent de scolariser leurs enfants dans l’un des nombreux établissements français de Turquie : il y en a 8 à Istanbul, 2 à Ankara et 2 à Izmir. Sinon, le Cned est une solution alternative pour suivre un cursus français.

› S’inscrire à la fac

Vous devrez faire la demande d’un visa Etudiant pour suivre des études supérieures en Turquie.

De nombreux établissements d’enseignement supérieur français et francophones sont implantés en Turquie. Les étudiants venus de l’Hexagone ont donc des possibilités variées pour poursuivre leur cursus sur place.  Pour intégrer une université ou une école en Turquie, une demande d’inscription est à envoyer directement à l’établissement.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Pour avoir le droit de faire un stage en Turquie, il vous faudra, comme pour étudier, un visa Etudiant qui devra être accompagné d’une lettre de l’université qui vous envoie un stage et  d’une lettre de l’entreprise qui vous accepte.

Vous pourrez trouver un stage sur plusieurs sites comme https://fr.bab.la/stage/turquie/. Contactez aussi directement les entreprises. Mais attention, si vous ne parlez pas turc, vous aurez de vrais problèmes pour vous faire embaucher.

› V.I.E.

Les missions de volontariat international (VIE et VIA) sont gérées via la plateforme civiweb.fr, sur laquelle Bercy et Business France valident les descriptions de postes des entreprises et administrations souhaitant bénéficier de la formule VI ainsi que les candidatures des aspirants volontaires. Pour s’inscrire en V.I.E ou V.I.A en Turquie  : www.civiweb.com/FR/index.aspx

Pour obtenir le barème des indemnités : www.civiweb.com

 Coût de la vie

› Logement

Il est préférable de chercher un logement meublé, cela ne coûte pas vraiment plus cher. Mais attention, l’arrivée des réfugiés syriens a considérablement fait monter les prix, en particulier à Istanbul, là où résident la plupart des expatriés français. Les logements sont souvent vétustes, pas très bien isolés, mais ils ont un charme fou ! Vous devrez aussi toujours vous faire livrer de l’eau, celle du robinet n’étant pas vraiment potable. Vous devrez compter environ 1 200 € pour un 3-pièces à Istanbul, les prix étant aussi élevés dans les stations balnéaires, et beaucoup moins dans de petites villes de province.

Choisissez un logement près de votre travail, vous éviterez ainsi le temps passé dans les embouteillages. Pour trouver, passez par une agence, vous éviterez ainsi les arnaques, mais n’hésitez pas à négocier. Vous pouvez aussi consulter les annonces des journaux comme Hurriyet ou des sites comme Sahibinden. La caution est de 1 à 2 mois.

› Transports

Le pays est grand, pour les longues distances il est préférable d’utiliser l’avion, d’autant que des compagnies low cost desservent les principales destinations. Istanbul a 2 aéroports très modernes, un troisième ouvrira bientôt ses portes. Le train ne circule plus qu’en de rares endroits, et très lentement, mais les cars sillonnent tout le pays, à des tarifs peu élevés. Attention à leurs horaires, pas toujours très fiables. Les dolmus sont des minibus qui circulent aussi bien en ville qu’entre les villes, qui sont peu onéreux et plus rapides que les cars. De très nombreux bateaux relient les villes du continent aux îles, tant à Istanbul que face à la Grèce.

 Santé

Il y a de plus en plus d’hôpitaux en Turquie, et de bonne qualité. Il existe d’ailleurs un tourisme médical, en particulier pour les implants de cheveux. A Istanbul, il existe une dizaine d’hôpitaux, dont certains sont internationaux.

Si les soins sont moins onéreux qu’en France, il reste toutefois préférable de souscrire une assurance santé privée pour faire face aux dépenses du privé, qui lui est assez onéreux, mais plus sûr. Le coût d’un généraliste privé est de 80 €.

 Fiscalité

Les résidents sont imposables sur l’ensemble de leurs revenus, quelle que soit leur provenance. Les non-résidents sont, quant à eux, uniquement imposables sur leurs revenus de source turque mais selon les mêmes critères et les mêmes taux que les résidents. La loi fiscale combine un taux fixe avec un taux progressif. L’impôt étant directement prélevé àla source, les salariés ne sont pas tenus de faire une déclaration. Si vous gagnez moins de 10 700 livres, vous ne payerez que 15%, sans taux fixe, et la tranche la plus élevée concerne les revenus de plus de 60 000 livres par an, pour laquelle il faut payer 13 845 livres + 35%. Pour en savoir plus : www.gib.gov.tr

 Retraite

Passer sa retraite en Turquie peut avoir son charme. Le pays est beau, la gastronomie réputée, le soleil et la mer jamais très éloignés (enfin, sauf depuis Ankara!), et le coût de la vie est bien moins élevé qu’en France. Les impôts sont aussi plus intéressants. La plupart des retraités français choisissent la côte anatolienne (à Antalya par exemple), mais ceux qui aiment le dynamisme et l’activité optent pour Istanbul. De nombreux Turcs ayant passé leur vie professionnelle en Allemagne choisissent de vivre leur retraite en Turquie.

En revanche, la qualité des soins du public et le coût des soins privés… Enfin, l’instabilité politique et le gouvernement actuellement en place très autoritaire pose aussi un problème aux expatriés qui peuvent ne pas se sentir en sécurité dans le pays.

Il faut avoir un permis de séjour (Ikamet), renouvelable tous les ans. Au bout de cinq ans vous pourrez faire une demande de permis long séjour, à condition de pouvoir justifier de revenus, d’une adresse et d’une couverture sociale.

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