Etudier et travailler
Erasmus+ : quarante ans après, « l’engouement est toujours plus fort »
Que ce soit pour étudier, se former, enseigner ou faire un stage, le programme Erasmus+ est toujours plébiscité. Depuis sa création en 1987, plus de deux millions d’étudiants français ont effectué une mobilité Erasmus+. Pourquoi ce dispositif a-t-il été lancé ? Comment en bénéficier ? On fait le point.
Apprendre une langue, découvrir une culture, s’ouvrir sur le monde… les raisons de faire un séjour Erasmus sont plurielles. « À sa création en 1987, le programme Erasmus a été lancé pour renforcer la notion de citoyenneté européenne et développer le sentiment d’appartenance à l’Europe », rappelle Nelly Fesseau, directrice d’Erasmus+.
Depuis, l’engouement pour ce programme est toujours plus fort, avec une demande chaque année croissante. Preuve de ce succès : plus de deux millions d’étudiants français ont déjà effectué une mobilité Erasmus.
Vivre une expérience européenne ou internationale encadrée
Pour les étudiants, partir en mobilité Erasmus+ permet de vivre une expérience à l’étranger encadrée et sécurisée, avec un objectif d’apprentissage. En effet, les étudiants sont accompagnés dans leurs démarches et bénéficient d’aides financières pour partir sereinement.
Chaque établissement détermine son offre de mobilité avec ses partenaires universitaires, membres d’Erasmus+. Selon les modalités définies, l’établissement informe les étudiants et les accompagne dans leurs démarches avant, pendant et après leur séjour.
Les étudiants peuvent partir pour suivre des études chez un partenaire ou réaliser un stage pendant un ou plusieurs semestres. À noter : le séjour doit faire partie du cursus d’études, avec l’acquisition de crédits ECTS à la clé.
Développer des compétences
Le dispositif offre ainsi aux étudiants l’opportunité de vivre plusieurs mois, voire une année, en Europe ou ailleurs dans le monde. Une expérience souvent transformatrice, selon Nelly Fesseau : « Les personnes qui partent en Erasmus gagnent en autonomie et osent évoluer dans des environnements nouveaux. Certains étudiants vont découvrir des pays où ils ne seraient jamais allés sans le programme, comme la Pologne, la Scandinavie ou encore la Croatie. »
Avec, pour conséquence, le développement de leur employabilité. « Grâce à ces mobilités, les jeunes développent des compétences d’adaptabilité, d’autonomie, d’ouverture, qui leur permettent ensuite d’accéder plus facilement au marché de l’emploi », affirme encore la directrice d’Erasmus+.
Financer tout ou partie de la mobilité
Le programme Erasmus+ est avant tout une bourse d’études. Son objectif est de permettre à tous de vivre une expérience à l’étranger. Aussi, selon le profil, le dispositif propose différentes aides financières qui permettent de réduire le coût d’une mobilité.
L’Agence Erasmus+ France transmet les financements européens aux structures bénéficiaires. Chaque établissement reverse ensuite l’aide aux participants au programme ou prend en charge certains frais associés à la mobilité (transport, hébergement…).
Attention : les établissements — grandes écoles, universités — membres d’Erasmus+ définissent les critères de sélection des candidats à la mobilité, les projets éligibles ainsi que les modalités d’attribution et de versement de la bourse.
Aujourd’hui, certains établissements ont instauré des mobilités à l’étranger obligatoires pour leurs étudiants. C’est le cas notamment dans de nombreuses grandes écoles — de commerce, d’ingénieurs, les IEP, etc. Ceux qui étudient dans ce type d’école devront effectuer un séjour à l’étranger pendant leur formation, que ce soit en stage ou chez un partenaire universitaire.
Anticiper sa demande de mobilité
Les demandes étant de plus en plus nombreuses, les étudiants doivent anticiper les démarches. Un départ pour des études à l’étranger se prépare au minimum un an à l’avance. S’informer, faire son choix de destination, anticiper les démarches administratives (visa, logement…) sont autant d’étapes essentielles pour préparer son séjour.
Pour être accompagné dans ces étapes, l’étudiant peut se rapprocher du service des relations internationales de son établissement. Il pourra l’aider à préparer son projet et l’informer des établissements partenaires, des destinations possibles et des conditions d’attribution de la bourse.
Un programme accessible à tous
À l’origine destiné uniquement aux étudiants, le dispositif s’est ouvert en 2014 à d’autres profils. « En devenant Erasmus+, nous avons aujourd’hui un dispositif unique qui s’adresse à tous types de profils, que ce soit des élèves du secondaire, des apprentis, des enseignants, des demandeurs d’emploi… », résume Nelly Fesseau.
Ainsi, toute personne inscrite dans une structure qui participe au programme — de l’école primaire à l’université, des CFA à France Travail — peut partir en mobilité.
-
Destinations au banc d'essaiil y a 4 semainesGuide gratuit à télécharger : Asie du Sud-Est — Le moteur discret de la croissance mondiale
-
Actualités internationalesil y a 4 semaines« On ne lâchera pas », le combat de ceux que le Québec a laissés tomber
-
Actualités économiquesil y a 3 semainesFuite des cerveaux : comment la Nouvelle-Zélande veut attirer les expatriés
-
Tribuneil y a 4 semainesQue retenir de 2025 pour les Français de l’étranger ?
-
Actualités internationalesil y a 3 semainesL’immigration européenne au Royaume-Uni en baisse: mais qu’en est-il des Français?
-
Actualités économiquesil y a 2 semainesGenève, toujours la ville la plus chère au monde pour les expatriés
-
Nos partenairesil y a 4 semainesAsie du Sud-Est : pourquoi l’assurance santé locale ne suffit pas toujours aux expatriés et aux entreprises
-
Etudier et travailleril y a 2 semainesErasmus+ : le grand retour du Royaume-Uni
