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Les universités renforcent leurs dispositifs pour encourager les départs à l’étranger

Plus de 50 % des étudiants qui partent en Erasmus viennent des universités. De nombreuses universités se mobilisent pour favoriser les départs à l’étranger. La création des alliances d’universités européennes en 2017 favorise aussi le développement de formations conçues sous le prisme de l’Europe.

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Les universités renforcent leurs dispositifs pour encourager les départs à l’étranger
Cet article fait partie du dossier Faire ses études à l'étranger. Téléchargez l’intégralité de ce dossier au format PDF : Guide gratuit à télécharger : Étudier à l’étranger : 3/11

Si la mobilité académique à l’université n’est pas obligatoire, elle se développe de plus en plus. « Les universités accompagnent toutes au quotidien les étudiants qui souhaitent partir à l’étranger. Par ailleurs, il existe de nombreux partenariats entre des universités françaises et internationales, que ce soit en Europe ou à l’extérieur de cette zone, pour offrir des opportunités de mobilité », indique France Universités.

Aussi, ces dernières années, les universités multiplient-elles les partenariats et diversifient-elles les offres de mobilités entrantes et sortantes pour mieux correspondre aux attentes des étudiants et du marché du travail.

La mobilité, axe de développement majeur

Certaines universités font également de la mobilité un axe de développement majeur. À l’instar de l’université Savoie Mont Blanc, qui propose des échanges internationaux sur les cinq continents. Dans cet établissement, les étudiants peuvent partir en Europe via Erasmus, mais aussi dans d’autres pays grâce à des programmes d’échanges, comme le programme Ontario Rhône-Alpes, qui permet aux étudiants de faire une mobilité vers l’une des quatorze universités en Ontario, au Canada, ou le programme ISEP (International Student Exchange Program), qui offre des possibilités d’études « presque partout dans le monde » — Argentine, États-Unis, Japon, Australie, etc.

L’université de Strasbourg, de son côté, met en avant plus de 80 formations internationales en double diplôme dans plus de 20 pays partenaires. Pour les étudiants, c’est une opportunité de suivre des formations dans une ou plusieurs universités étrangères. À l’issue de la formation, les étudiants obtiennent le diplôme de l’université de Strasbourg, mais aussi celui de l’établissement partenaire.

Des mobilités internationales à géométrie variable

Par ailleurs, « certaines universités intègrent des mobilités internationales obligatoires, dans certains cursus, à des degrés variables selon la discipline, l’établissement et les ressources », affirme France Universités.

C’est notamment le cas dans certaines licences de LEA (langues étrangères appliquées). Les universités de Tours et de Clermont, par exemple, rendent toutes deux obligatoires les mobilités à l’étranger au deuxième semestre de la licence 3, que ce soit en échange académique ou en stage. Des départs à l’étranger qui doivent être en lien avec la langue de formation.

De la même manière, si la mobilité académique n’est pas obligatoire dans tous les IAE — écoles de management universitaires —, certains imposent un séjour à l’étranger pendant le cursus. À l’IAE Paris-Est, la licence management international instaure ainsi une mobilité obligatoire en troisième année. Ces séjours académiques peuvent s’effectuer en Europe, mais aussi ailleurs chez l’un des partenaires de l’établissement — Argentine, Brésil, Canada, Inde, Japon, Corée, États-Unis…

Les Alliances Européennes, nouveau levier pour la mobilité

Par ailleurs, la mobilité académique au sein des universités a pris un nouveau tournant avec la création des alliances d’universités européennes en 2017, faisant suite au discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne. Objectif : créer « un réseau d’universités de plusieurs pays d’Europe mettant en place un parcours où chacun de leurs étudiants étudiera à l’étranger et suivra des cours dans deux langues au moins ».

Depuis le lancement, 65 alliances ont vu le jour. « Ces alliances permettent un accès facilité à plusieurs établissements partenaires dans différents pays, avec des parcours intégrés ou semestriels. Il s’agit la plupart du temps de programmes dispensés conjointement ou de doubles diplômes », précise France Universités.

Et ces alliances ont un impact concret sur les mobilités européennes : « Dans leur fondement, les alliances universitaires impliquent le principe d’une mobilité pour 50 % des étudiants inscrits dans l’un des programmes de l’alliance. Ainsi, un étudiant peut faire une ou plusieurs mobilités chez l’un des partenaires, sachant que le parcours pédagogique a été conçu conjointement avec les différentes universités. Et ça marche, nous constatons une hausse de 400 % des mobilités ! », s’enthousiasme Nelly Fesseau, directrice générale d’Erasmus.

Un bémol toutefois. Même si plus de 50 % des étudiants qui partent en Erasmus sont inscrits à l’université, certains étudiants partent très peu à l’étranger durant leur cursus. C’est le cas des étudiants en santé. « Ces disciplines sont soumises à des conditions particulières, rappelle France Universités. Le modèle français des études de santé implique un calendrier contraint qui réduit les possibilités de départs. La reconnaissance des acquis complexifie aussi les possibilités d’études en dehors de nos frontières ».

De la même manière, dans le domaine du droit, les spécificités françaises en la matière sont difficiles à intégrer dans des cursus étrangers. « Ce sont aussi des études longues et difficiles. Il devient compliqué pour un étudiant de prendre une année en plus pour partir à l’étranger », analyse également Nelly Fesseau.

Pour autant, selon France Universités, « des pistes d’amélioration voient le jour pour inclure une mobilité dans les cursus de ces filières, pour créer des parcours internationaux ou mettre en place des doubles diplômes ou diplômes conjoints », à l’image des alliances universitaires qui commencent à essaimer.

 

Dossier Etudier à l'étranger - Janvier 2026
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