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Peut-on peut chercher du travail ou passer des entretiens d’embauche au Royaume-Uni sous visa de touriste?

Depuis le Brexit, les règles d’entrée et de travail au Royaume-Uni ont profondément changé pour les Français. Peut-on malgré tout profiter d’un séjour touristique pour chercher un emploi, déposer des CV ou passer des entretiens à Londres ? Entre idées reçues et réalité juridique, voici ce que la réglementation britannique autorise — et surtout ce qu’elle interdit — avant de faire vos valises.

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Peut-on peut chercher du travail ou passer des entretiens d’embauche au Royaume-Uni sous visa de touriste?

Claire rêve de s’installer à Londres depuis quelques années. Étudiante en France au moment de la sortie définitive du Royaume-Uni de l’Union européenne, elle n’a malheureusement pas pu venir le concrétiser à l’époque. Une fois diplômée, il était trop tard. Le gouvernement britannique a, entre-temps, mis en place sa nouvelle politique migratoire, dont l’obligation d’avoir un visa pour venir vivre et travailler au Royaume-Uni. « Quand j’ai commencé mes recherches, je me suis rapidement rendu compte que ce serait très difficile », se désole Claire, âgée aujourd’hui de 26 ans, « il y a des postes mais rien n’est vraiment clair ».

La jeune femme a envoyé de nombreux mails de candidatures à des entreprises qu’elle avait trouvé via des sites d’annonces d’emplois, LinkedIn ou même de manière spontanée, en vain. « Certaines, très peu, ont quand même pris le temps de me répondre en me demandant si j’avais un statut de résidente. Dès que je leur répondais non, elles ne donnaient pas suite ou m’expliquaient qu’elles ne sponsorisaient pas ».

La Française, qui venait juste de commencer à sa carrière dans le monde de la communication à Paris, a donc décidé de venir sur place pour prendre directement la température sur ses chances de trouver un emploi. « J’ai perdu mon travail il y a quelques semaines, alors je me suis dit que c’était un signe, que c’était le moment de sauter le pas ». Claire a fait un premier séjour entre octobre et fin novembre et compte revenir en ce début d’année. « Je sais qu’on a le droit de rester jusqu’à six mois sans visa, en tant qu’Européen, donc je vais en profiter ». Son objectif, réseauter, tenter de décrocher des entretiens et peut-être même un sponsor pour son visa.

Que dit la loi britannique?

Mais a-t-elle le droit de chercher du travail alors qu’elle est sous visa de touriste ? Sur cette question, le ministère britannique de l’Intérieur sur cette question explique sur son site que les visiteurs sous ETA (electronic travel authorisation) peuvent « venir au Royaume-Uni pour un séjour de six mois maximum, que ce soit pour du tourisme, rendre visite à des proches, effectuer un voyage d’affaires ou effectuer des études de courte durée » ou « pour une mission rémunérée autorisée » mais pas « exercer un travail rémunéré ou non rémunéré pour une entreprise britannique ou en tant que travailleur indépendant, sauf si vous participez à une mission rémunérée autorisée, à un événement ou si vous travaillez avec le visa de travailleur créatif ». Travailler en tant qu’indépendant n’est pas autorisé non plus.

Mais le Home Office n’interdit pas aux voyageurs de passage de chercher du travail sur place ou de passer des entretiens. Ce que confirment les cabinets d’avocats Gherson LLP et Virk Nik Jacob LLP. Le premier explique cependant que les personnes venant pour passer des entretiens d’embauche n’ont pas le droit « d’exercer une activité rémunérée, donc d’occuper un emploi, rémunéré ou non, pendant tout le séjour au Royaume-Uni ». La personne devra évidemment quitter le territoire avant d’atteindre les six mois autorisés, sous peine de se voir refuser à l’avenir l’entrée de nouveau au Royaume-Uni et de perdre ses chances pouvoir demander un visa si elle trouve un emploi sponsorisé par la suite. « Soyez clair(e) et honnête si vous êtes interrogé(e) par les agents d’immigration à la frontière », recommande le cabinet d’avocat spécialisé sur les questions d’immigration.

Virk Nik Jacob LLP rappelle que les personnes sous ETA peuvent tout de même faire du bénévolat pendant 30 jours maximum auprès d’un organisme de bienfaisance enregistré, ou étudier, effectuer un stage et même passer un examen.

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