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Elections consulaires : L’insécurité au coeur des préoccupations à Madagascar

Les élections consulaires seront l’occasion de revenir sur les problèmes d’insécurité rencontrés par les Français installés à Madagascar et de remobiliser la communauté française de Madagascar autour des services consulaires.

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A Madagascar, ce sont cinq candidats qui s’affronteront le 17 mai pour quatre chaises de conseillers des Français de l’étranger, soit une de moins qu’en 2014. La raison : la baisse du nombre de Français inscrits au Consulat, passés de 18 607 fin 2013 à 16 287 inscrits fin 2019. Etant donné que le nombre d’actes d’état civil (naissances, mariages, délivrance de cartes d’identité etc.) a augmenté de 34% au cours des cinq dernières années, il semble que la diminution du nombre des Français recensés par le Consulat est davantage liée à une réticence de ces derniers à s’inscrire plus qu’à une baisse réelle du nombre de Français résidant sur la Grande Ile.

Les quatre conseillers qui seront élus auront donc pour tâche de réconcilier leurs compatriotes avec les services consulaires. Jean-Hervé Fraslin (Mieux vivre ensemble à Madagascar) et Jean-Daniel Chaoui (Français du monde, écologie et solidarité à Madagascar) sont en lice pour leur réélection tandis que Thomas Mortreux (ASFE), Pierre Cornille (A l’écoute des Français de Madagascar) et Amine Monany (Mad’Harmony) brigueront un premier mandat.

> L’insécurité, fléau des Français de Madagascar

Selon les chiffres annoncés par la Direction de la sécurité publique malgache, l’année 2018 a été particulièrement marquée par l’insécurité avec 239 attaques à main armée, 232 actes de banditisme, 133 tentatives d’attaques déjouées et 19 kidnappings. Ces derniers touchent en particulier la communauté des karana, ces Français d’origine indo-pakistanaise installés sur la Grande Ile depuis plusieurs générations. La flambée des enlèvements contre rançon a menée à la création en 2016 du CFOIM, le Collectif des Français d’origine Indienne de Madagascar, qui promeut une action concertée entre les autorités malgaches et les services diplomatiques français afin d’endiguer cette pratique. L’Ambassade et le Consulat ont renforcé la concertation avec les services malgaches de police, de gendarmerie et de justice et ont répondu aux demandes de coopération et d’expertise technique. Pour Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire qui brigue un second mandat, « il est vrai que depuis l’élection d’Andry Rajoelina, l’action publique malgache a été plus forte et a permis d’obtenir des résultats. Plusieurs équipes ont été démantelées mais il n’est pas certain que les commanditaires et bénéficiaires de ces crimes aient été identifiés ou arrêtés. Nous ne sommes pas à l’abri d’une résurgence du phénomène. D’une manière générale, l’insécurité reste une préoccupation forte des Français établis à Madagascar comme de tous les habitants de ce pays : les vols et les agressions augmentent régulièrement. Pendant trop longtemps les services de police et de justice sont apparus inefficaces dans la lutte contre cette insécurité, notamment en raison de la très fréquente corruption. Sur ce plan, les nouvelles autorités malgaches en place depuis un peu plus d’un an ont engagé des actions qui donnent de l’espoir. Nous devons tout faire pour les encourager et les aider en maintenant nos exigences ». Pourtant, ce sont quelque 25 kidnappings qui ont été rencensés à Madagascar en 2019 par l’association Madagascar Initiatives for Digital Innovation (MAIDI).

> Les autres préoccupations des Français de Madagascar

La scolarité des enfants et jeunes Français est une question sensible : les actuels conseillers consulaires ont milité pour mettre un terme à la vague de fermetures et de déconventionnements qui ont réduit le nombre d’établissements scolaires français dans tout le pays. Ainsi, un collège français été ouvert à Nosy-Be et il est question qu’une école primaire ouvre à Sainte Marie. Le plafond des revenus des familles pour prétendre à une bourse scolaire est passé de 21 000 à 23 000 euros de revenus annuels.

Par ailleurs, les ressortissants français ignorent souvent les dispositifs d’aide auxquels ils peuvent prétendre : accès à la catégorie aidée de la CFE et à l’allocation de solidarité pour les personnes âgées mais aussi d’un accompagnement dans leurs démarches.

 

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