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Portrait de la semaine

Le confinement new-yorkais vu par un Français

Français à l’étranger, en partenariat avec France Info, partage le témoignage d’un Français à New York où, malgré l’ampleur de l’épidémie, le politique de confinement reste relativement souple.

Emmanuel Langlois

Publié

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Des gens qui se prélassent au soleil sur les pelouses des parcs restés ouverts, pas d’attestation de déplacement ni d’amende, sauf en cas de trop faible distance entre les personnes: New York n’a pas opté pour un confinement strict. Les autorités ont préféré responsabiliser les habitants, explique Laurent Corbel : “Je n’ai pas pris un transport en commun depuis 3-4 semaines, j’habite à 1km de Central Park, j’y suis allé 3-4 fois, en respectant les distances de sécurité. Il y a du monde. On entend moins de voitures, du coup plus les sirènes.”

Le Français vit depuis 15 ans à New York, où il dirige une société de logiciels. Ici, constate-t-il, on a choisi de privilégier la distanciation sociale pour tenter d’enrayer l’épidémie :”Dans Central Park, les terrains de baseball étaient fermés, la pelouse pendant l’hiver est ménagée. Ils les ont rouverts. L’idée, c’est vraiment de dire : on préfère que vous soyez sur la pelouse d’un terrain de baseball, mais à 15 mètres de vos voisins, plutôt que de marcher sur des sentiers où vous pouvez vous croiser.”

D’après une équipe de chercheurs de l’université de New York, le coronavirus circulait dans la ville dès la mi-février. Clairement, dit-il, aux États-Unis, il y a eu du retard à l’allumage : “Donald Trump a été dans le déni jusqu’au 15 mars. Ici, le gouverneur est rassurant et pédagogue, mais une semaine de retard par rapport à la Californie et San Francisco. Même encore aujourd’hui, l’État fédéral et Donald Trump ne sont pas au niveau. Le fait qu’il soit en campagne et veuille toucher son électorat, quand il parle de retourner aux églises pour Pâques, même s’il est revenu dessus, c’était un message avant tout pour son électorat. C’est assez dramatique parce qu’il est très écouté et très suivi.”

> Isolationnisme

Le gouverneur de New York tient désormais un point presse tous les jours. Andrew Cuomo annonçait cette semaine qu’il n’y aurait pas de levée brusque du confinement décrété il y a trois semaines, et qu’il faudrait d’abord tester des millions de salariés et de travailleurs pour savoir qui a eu le coronavirus et est immunisé. Une fois la crise derrière nous, le risque, avance Laurent Corbel, c’est que les États-Unis se ferment à double-tour : “Je suis inquiet de l’isolationnisme vers lequel nous pousse Donald Trump quand il tape sur l’OMS et menace de couper les fonds, alors que c’est à ce moment-là qu’on a vraiment besoin de multilatéralisme.”

Sur la Cinquième avenue, les boutiques de luxe ont fermé. Les taxis jaunes, symboles de la ville, ont quasiment tous disparu. A Wall Street, c’est une première, le parquet de la bourse est vide. L’État de New York reste de loin le principal foyer de l’épidémie américaine. Seule lueur d’espoir : le nombre de nouvelles hospitalisations est tombé, cette semaine, à son plus bas niveau depuis le début de la pandémie.

Lui écrire : lcorbel444@gmail.com

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