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Interviews de l’été : Rencontre avec Laurent Rigaud

Les élections consulaires de mai dernier ont révélé une nouvelle génération d’élus aux origines et aux parcours singuliers. Durant tout l’été, nous vous proposons de découvrir ces nouveaux visages qui représentent la France et les Français à l’étranger. Aujourd’hui, rencontre Laurent Rigaud, Conseiller des Français de l’étranger aux Émirats arabes unis et au Sultanat d’Oman 

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Français à l’étranger : Quels sont les grands enjeux de votre circonscription et comment entendez-vous conduire votre action ?

Laurent Rigaud : Les enjeux de notre circonscription sont principalement liés à l’évolution rapide et continue de notre communauté qui est en forte progression d’année en année avec à ce jour environ 33,000 Français dont 25,000 sur Dubaï, 7000 sur Abu-Dhabi et 700 sur le sultanat d’Oman. Avec une communauté jeune, de nombreuses naissances qui mettent une pression sur les établissements scolaires français notamment sur la maternelle et le primaire. De moins en moins d’expatriés et de plus en plus d’entrepreneurs, start-uppeurs qui lancent leur société ou projet et s’installent dans la durée avec un projet de vie. La popularité et la médiatisation de Dubaï attirent de nombreux aventuriers qui viennent tenter leur chance avec parfois un manque de visibilité sur la réalité de la vie aux émirats et qui entraine parfois des accidents de parcours qui peuvent très vite mal tourner. Notre action est axée sur l’accompagnement et l’aide à nos compatriotes avec plus récemment un focus plus particulier sur l’action sociale.

FAE :  Selon vous, quels seront le cadre et les limites de votre champ d’action ?

L.R : Mon champ d’action est assez large et les compatriotes aux Emirats et en Oman savent compter sur ma réactivité, ma connaissance du terrain et du pays et mes contacts. Notre équipe est composée de personnes impliquées, dynamiques et connectées. Nous avons l’avantage d’avoir eu 4 élus qui ont tous une grande expérience de la communauté et de la circonscription.

FAE : Pourquoi avez-vous souhaité vous impliquer dans ces responsabilités consulaires ?

L.R : Depuis mon arrivée en 2003 aux Emirats, je me suis beaucoup impliqué dans la vie associative et l’action sociale aussi bien à Abu Dhabi qu’à Dubaï. C’est dans la continuité de ces actions que je me suis présenté aux élections consulaires de 2014 où ma liste a fait 3 sièges sur 5. Il était tout naturel de me représenter pour continuer le travail effectué durant le précédent mandat où je me suis beaucoup impliqué à tout niveau dans la vie de la communauté avec de bons résultats.

FAE : Avez-vous rencontré des difficultés d’intégration dans votre pays d’accueil et quels sont vos liens avec la communauté française présente ?

L.R : Je n’ai jamais connu de problème d’intégration dans tous les pays où j’ai vécu, je prends toujours le positif et je dois avouer que nous vivons très bien aux Emirats, pays agréable à vivre. Installé depuis 18 ans, je suis très présent dans la communauté française par mes fonctions de président d’associations françaises et mon rôle de conseiller des Français de l’étranger.

FAE : Aviez-vous précédemment un lien particulier, par exemple familial, avec le pays dans lequel vous avez été élu ?

L.R : Non pas du tout. C’est mon le hasard de mon expatriation qui m’a mené aux émirats.

FAE : Avez-vous connu d’autres expériences d’expatriation ?

Je suis parti de France à l’âge de 19 ans. J’ai vécu en Grande-Bretagne, en Australie, à Hong Kong, Taiwan, aux Philippines, au Liban, au Koweït, au Gabon, au Ghana et enfin aux Emirats.

FAE : Quel est votre parcours professionnel ?

L.R : J’ai étudié à l’école hôtelière de Chamonix et j’ai démarré ma carrière en restauration puis j’ai rejoint un grand groupe hôtelier puis un autre qui m’ont permis de voyager et de me développer professionnellement pour devenir directeur d’hôtel. J’ai ensuite rejoint un groupe émirati comme directeur général des opérations pour la gestion de leur hôtel. Depuis janvier j’ai créé ma société de conseil en Horeca et de représentations de sociétés.

FAE : Disposez-vous de la double nationalité ? Ce statut vous semble-t-il présenter un quelconque avantage ?

L.R : Je n’ai pas de double nationalité. Je n’ai jamais cherché à avoir une autre nationalité bien qu’on me l’ait proposé quand je vivais en Australie.

FAE : Si vous ne deviez retenir qu’un souvenir heureux… et un autre malheureux de votre vie à l’étranger, quels seraient-ils ?

L.R : Un souvenir heureux : La naissance de mes deux enfants à Hong-Kong et l’opportunité de leur donner une vie différente et excitante. Un souvenir malheureux : Le décès de mon grand-père avec qui j’avais des liens très forts. Habitant en Australie, il m’était impossible de rentrer à temps pour lui dire adieu !

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