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Covid-19 : l’étau se desserre (un tout petit peu) à Shanghai

Confrontées à une grogne croissante de la population les autorités de la ville la plus peuplée de Chine ont légèrement assoupli le confinement imposé à tous les habitants de la mégapole depuis le début du mois. Les Français de Shanghai eux s’inquiètent et s’interrogent, comme ce directeur breton.

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breton shangaï

Il ne devait durer que quatre jours au départ. Trois semaines plus tard, le confinement est bel et bien toujours d’actualité à Shanghai, mégapole de 27 millions d’habitants dans l’est de la Chine. Les premiers décès dus au Covid-19 depuis fin mars ont été annoncés cette semaine. Mais vu le ras-le-bol de la population (certains en sont venus aux mains), les autorités ont lâché un tout petit peu de lest, autorisant depuis ce mercredi les résidents à sortir de leurs appartements pour prendre l’air, mais pas au-delà de la cour ou du parc de leur résidence !

Hausse des coûts

La situation devient surtout critique pour les industriels comme Sébastien Bodennec, directeur de la filiale de Babolat, société lyonnaise leader mondial des fabricants de raquettes de tennis. Le Français grandi à Kerlouan, dans le Nord Finistère, explique au Télégramme que la politique «zéro Covid» menée par la Chine commence à peser sur ses affaires : «Shanghai est l’épicentre de notre filiale, qui emploie une trentaine de personnes. L’activité sur le moyen et long terme n’est pas compromise puisqu’il y aura un rebond à un moment donné. Par contre, sur du court terme, la consommation, la production et les transports sont atteints. De plus, on continue à assister à une hausse sensible des coûts des matières.»

Un virus très contagieux

La Chine est le dernier pays zéro Covid dans le monde et le dernier qui a toujours 99% de ses frontières fermées et applique des restrictions sanitaires fortes depuis 2020. Donc l’effet de la crise n’est pas terminé, assure le Français : «On sait très bien que le virus Omicron BA.2 est très contagieux et on est engagé dans une sorte de fuite en avant, avec, certes, des ressources qui sont très fortes de la part de la Chine, mais il va falloir gérer ça en même temps que des élections qui vont avoir lieu au mois d’octobre pour réélire, ou, pas, le président.» Sauf miracle, en raison de ce confinement strict, les 4 à 5 000 Français de Shanghai devraient à nouveau être privés de vote dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle.

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