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Heureux comme un Français de Toronto

On pense spontanément à Québec ou à Montréal pour se lancer au Canada, mais le directeur-adjoint de l’Alliance française de Toronto conseille aux Français d’y regarder à deux fois et de ne pas négliger l’Ontario. Dans cet État anglophone du centre-est du Canada, en effet, les francophones sont beaucoup plus rares et donc très recherchés, en particulier dans l’éducation.

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Située sur les rives du lac Ontario, à un jet de pierre des États-Unis, Toronto a quelques atouts dans sa manche. Siège de la bourse fédérale, la capitale économique du Canada affiche surtout un déficit chronique de francophones. «A Montréal, témoigne Christophe Plantiveau, parler français n’est pas un avantage compétitif. Nous, les “Français de France”, on n’est pas attendus, pas désirés. A Toronto, si vous êtes francophone, ça les intéresse, on est déjà un peu plus exotiques ! Les portes s’ouvrent beaucoup plus facilement.» Marié à une Canadienne, ce qui lui a permis de décrocher en huit mois sa résidence permanente, le Français vit depuis douze ans au Canada. Anciennement responsable des guides de voyage chez un éditeur parisien, il est aujourd’hui directeur adjoint de l’Alliance française de Toronto, la cinquième la plus importante au monde avec 85 enseignants répartis sur cinq campus. «Toronto manque de profs en français, se désole Christophe Plantiveau. A l’Alliance, on a un mal fou à en trouver, pourtant ils sont beaucoup mieux payés qu’en France ! L’Ontario a même passé une loi au printemps dernier. Pour diriger une école primaire ou secondaire, il fallait auparavant avoir été enseignant cinq ans. Il y a une telle crise que cette obligation a été levée et les établissements sont désormais autorisés à recruter des directeurs d’école même s’ils pas d’expérience dans l’éducation.» 

Une journée des Franco-Ontariens en septembre 

En Ontario, Christophe Plantiveau distingue deux types de francophones : «Il y a ceux qui restent entre eux pour des raisons communautaires ou parce que leur niveau d’anglais ne leur permet pas de monter très haut dans l’économie anglophone. Et il y a ceux qui, au contraire, sont totalement bilingues, se fondent et se dissolvent très vite dans l’économie anglophone. Vous les retrouvez comme cadres dans le domaine de la banque, des transports ou de l’assurance.» Même s’il n’est lié avec la France par aucune histoire commune comme le Québec ou l’Acadie, l’Ontario compte toutefois plus d’un demi-million de francophones, ce qui en fait la deuxième communauté au Canada après le Québec. «Il n’y a pas à proprement parler de quartier francophone, détaille Christophe Plantiveau, mais des communautés comme les Marocains, les Québecois ou les Français. Vous avez ces francophonies plurielles qui cohabitent, qui savent se saluer, mais il n’y a pas de lieu dédié ou toutes ces communautés se retrouvent.» Des rendez-vous officiels ont toutefois été créés comme la Journée des Franco-Ontariens le dernier jeudi de septembre, avec levée de drapeau devant l’Assemblée provinciale, et la Semaine de la francophonie au mois de mars. La fête nationale des français, quant à elle (communément appelée Bastille Day), a rassemblé en juillet 2022 quelque 4000 expatriés. 

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