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Quand les campus français s’exportent : une opportunité pour les étudiants ?

Dubaï, Chine, Maroc, Berlin… les établissements du supérieur sont de plus en plus nombreux à installer des campus à l’étranger, que ce soit en partenariat ou en propre. Quels sont les avantages de ces campus pour les étudiants français ?

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Quand les campus français s’exportent : une opportunité pour les étudiants ?
Cet article fait partie du dossier Faire ses études à l'étranger. Téléchargez l’intégralité de ce dossier au format PDF : Guide gratuit à télécharger : Étudier à l’étranger : 8/14

Avec plus de 130 campus recensés à l’étranger, les établissements d’enseignement supérieur français s’exportent largement à l’international.

Proposer une expérience globale et multiculturelle

C’est le cas de Skema, une école de commerce créée en 2009, dont le modèle repose sur la création de campus en dehors de l’Hexagone. « En créant l’école, nous voulions répondre au phénomène de globalisation et offrir aux étudiants une véritable expérience globale, avec un enracinement fort, notamment d’un point de vue culturel », indique d’emblée Alice Guilhon, directrice générale.

Résultat : Skema compte aujourd’hui dix implantations* réparties sur cinq continents et prévoit déjà ses prochains campus en Inde et en Australie.

Pour l’école multicampus, cette stratégie est assumée. « Aujourd’hui, 98 % des établissements proposent des échanges avec d’autres universités, ce n’est pas très différenciant. Avec notre approche, on maîtrise de bout en bout les aspects pédagogiques, tout en étant enracinés dans le pays où l’on est situé ».

Même principe pour l’ESCP, qui se revendique comme « une grande école paneuropéenne » avec cinq campus en Europe*. « Cette approche fait partie de l’ADN de notre école et permet à nos étudiants de développer leur intelligence interculturelle », indique Léon Laulusa, directeur général de la plus vieille business school française.

Une maîtrise de la qualité des formations

Quand des établissements installent un campus à l’étranger, l’objectif reste bien d’être garants de la qualité académique des programmes délivrés. « Nous délivrons le même programme grande école en France sur l’ensemble de nos six campus. Nous recrutons des étudiants français mais aussi localement dans chacune de nos implantations, ce qui favorise cette mixité culturelle », explique Léon Laulusa, qui rappelle que l’école est reconnue dans chacun des pays avec une accréditation nationale.

Les campus de Skema répondent à la même logique. « Nous prenons le statut de chaque pays pour délivrer des diplômes nationaux et nous recrutons nos propres équipes sur place, avec majoritairement des professeurs locaux. On délivre une formation hybride, avec des normes académiques françaises et une coloration locale. Sur notre campus chinois, les étudiants apprennent la langue et doivent se soumettre aux codes culturels. L’intérêt est énorme pour les étudiants, qui bénéficient d’un parcours académique très qualitatif, avec un enracinement local et transversal très fort. »

Construire un parcours étudiant à la carte

Et pour cause, les étudiants peuvent suivre, dans différents pays, une même formation accréditée et construire un parcours très international. « La mobilité intercampus proposée à l’ESCP permet à nos étudiants de découvrir plusieurs pays pendant leur formation. Un élève en programme grande école peut partir chaque semestre dans un campus de l’ESCP et faire un master 2 chez un partenaire. Il peut même obtenir un double diplôme, puisque nous sommes accrédités localement », affirme Léon Laulusa.

Même son de cloche pour Alice Guilhon. « Nos étudiants commencent leurs études sur un de nos campus français. Ils ont ensuite la possibilité de changer de campus tous les six mois ou de combiner une mobilité sur un campus puis un échange académique chez un partenaire. Tout est à la carte et personnalisé selon le projet de l’étudiant. Mais attention, il est essentiel d’avoir une cohérence dans les parcours. Les étudiants ne partent pas à l’étranger juste pour se faire plaisir, mais dans une logique de construction. »

Et sur place, les établissements recrutent autant des étudiants français que des étudiants locaux, les formations étant reconnues par chaque pays. « Au départ, nous avions 90 % d’étudiants français sur nos campus ; aujourd’hui, on est plutôt à 50 %. Sur nos trois campus chinois, nous avons 2 000 étudiants chinois sur 3 000. Aux États-Unis, sur 1 000 étudiants, seuls 300 sont français », indique Alice Guilhon.

Un atout pour l’insertion professionnelle

Cette internationalisation a une autre ambition pour les établissements : favoriser l’insertion des étudiants sur le marché du travail. « Une fois diplômés, nos étudiants ont acquis une culture internationale qui les rend aptes à travailler partout dans le monde », estime Léon Laulusa.

Pour Alice Guilhon, la gamme des programmes proposée sur chaque site dépend des besoins en talents du pays d’implantation. « On ouvre une occurrence de spécialité quand on sait que le domaine est en tension. À Dubaï, nous avons ouvert la spécialité finance durable et business consulting, car ce sont des domaines qui se développent dans les Émirats. Cela permet à nos étudiants d’avoir des emplois qui correspondent à leur spécialisation. On ouvre quand on sait qu’il y a de l’emploi à la clé. »

Dossier Etudier à l'étranger - Janvier 2026
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