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S’installer au Panama : Visas, coûts de la vie, à quoi s’attendre

Le Panama fait partie des pays d’Amérique latine où l’installation des étrangers est la plus structurée. Avant de s’installer, trois éléments méritent une attention particulière : le type de visa, le budget réel et l’organisation du quotidien.

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S'installer au Panama : Visas, coûts de la vie, à quoi s’attendre
Cet article fait partie du dossier Le Panama, bien plus qu’un canal. Téléchargez l’intégralité de ce dossier au format PDF : Guide gratuit à télécharger : le Panama, bien plus qu’un canal : 5/13

Plusieurs catégories de visas

Le Panama propose plusieurs statuts de résidence. Le visa de pays ami (accessible aux Français) est temporaire pendant deux ans, puis permanent au bout de la troisième année. Il concerne notamment les investisseurs, chefs d’entreprise ou personnes disposant de revenus stables. Le visa d’investisseur qualifié nécessite, lui, le dépôt d’une somme importante sur un compte bancaire ou de faire un investissement immobilier. Enfin, les visas de travail sont liés à un contrat local avec un employeur. Un autre statut existe pour les indépendants : il s’agit d’un visa temporaire de six mois. Mais dans les faits, ces derniers demandent la plupart du temps le visa de pays ami.

Dans la pratique, le recours à un avocat panaméen est quasi systématique. L’accompagnement permet de sécuriser le calendrier, les documents requis et les droits associés au statut obtenu. Une fois résident, l’accès aux services essentiels — compte bancaire, bail locatif, assurance — devient nettement plus simple.

Le coût de la vie, poste par poste

Le budget dépend avant tout du lieu de résidence.
À Panama City, les loyers constituent la dépense principale. Un appartement moderne dans un quartier central ou proche de l’océan se loue généralement entre 1 200 et 2 500 dollars par mois, selon la surface, la vue et les prestations. En s’éloignant des zones les plus recherchées, les prix baissent sensiblement.

Les dépenses courantes restent modérées. A titre d’exemple, un déjeuner dans un restaurant local coûte 6 à 10 dollars, dans un restaurant international entre 20 à 30 dollars. Les transports urbains (métro, taxis, VTC) sont peu chers et efficaces sur les axes principaux.

L’alimentation est un poste variable : les produits locaux sont accessibles, tandis que les produits importés — fromages, vins, articles européens — sont nettement plus chers. Beaucoup d’expatriés adaptent leur consommation en conséquence.

Romain Dromard, dirigeant de KB Family Office, confirme : « Au quotidien, le coût de la vie au Panama est comparable à celui d’une ville française moyenne de province. Concernant l’immobilier, on est sur des prix beaucoup plus attractifs qu’en Europe : à Panama City, le prix moyen du mètre carré tourne ainsi autour de 2500 dollars à l’achat ».

Le quotidien, tel qu’il est

Au Panama, les services fonctionnent, mais les délais peuvent varier selon les interlocuteurs. La relation humaine joue un rôle important, notamment dans l’immobilier, les démarches administratives et les services.

À Panama City, l’anglais est largement utilisé dans les milieux professionnels, mais l’espagnol reste indispensable pour gérer le quotidien hors des cercles internationaux. Les infrastructures — transports, télécommunications, commerces — sont globalement fiables, en particulier dans la capitale.

Anticiper avant de s’installer

S’installer au Panama suppose de préparer son statut de résidence, d’évaluer précisément son budget et de choisir son lieu de vie en connaissance de cause. Les expatriés qui réussissent leur installation sont généralement ceux qui ont pris le temps de visiter, de comparer les quartiers et de structurer leur projet en amont.

Romain Dromard donne ainsi trois conseils à destination des Français qui envisagent de s’installer au Panama : « Avant tout, aller passer des vacances dans le pays, pour se rendre compte de la réalité de la vie sur place. Ensuite, prendre contact avec la communauté française au Panama, très solidaire et dynamique. Enfin, il faut rester souple : même si le gap culturel entre la France et le Panama n’est pas énorme, il ne faut pas s’attendre à retrouver exactement la même chose. Dans la vie quotidienne, les choses sont plus lentes, plus compliquées qu’en Europe » Adaptation et optimisme : des mots-clés qui résonnent avec un pays particulièrement accueillant.

Romain Dromard précise ainsi : « Le contact est très agréable avec les Pananaméens. C’est un pays qui a une tradition d’accueil très forte, liée à son histoire. Les Français, les Espagnols et les Américains sont ainsi particulièrement bien accueillis, mais de façon générale, le pays baigne dans une ambiance de « melting pot » particulièrement sympathique. »

Visas accessibles, coût de la vie adaptable, cadre accueillant : le Panama offre de vraies facilités pour s’installer. À condition de venir préparé — et ouvert.

Dossier Panama - Février 2026
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