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Se reconvertir ou se former depuis l’étranger : le guide pratique des droits et financements

Conjoint suiveur, changement de pays ou envie de donner un nouveau cap à sa carrière : une expatriation peut être l’occasion de se former. Les droits acquis en France ne disparaissent pas pour autant. CPF, bilan de compétences, validation des acquis de l’expérience (VAE) : plusieurs dispositifs permettent de préparer la suite de son parcours, à condition d’en vérifier les modalités avant de se lancer.

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Se reconvertir ou se former depuis l’étranger : le guide pratique des droits et financements

Partir à l’étranger ne signifie pas repartir de zéro professionnellement. Les droits inscrits sur un Compte personnel de formation (CPF) au cours d’une carrière en France y restent enregistrés, même après un départ. Ils peuvent notamment financer des formations à distance, sous réserve de respecter les critères d’éligibilité du dispositif et les modalités d’inscription. Conserver ses droits ne signifie toutefois pas que toute formation suivie depuis l’étranger pourra être financée.

Claire, ancienne chargée de communication, installée à Montréal au moment de sa reconversion, en fait l’expérience. « En arrivant au Québec, j’ai vite compris que mon parcours en France ne suffirait pas forcément à convaincre les employeurs. Je voulais valoriser mes compétences tout en acquérant de nouvelles méthodes de travail. J’ai consulté mon compte CPF et recherché une formation certifiante en gestion de projet numérique que je puisse suivre à distance. »

Mobiliser son CPF depuis l’étranger : les étapes à connaître

La première étape consiste à consulter son compte sur moncompteformation.gouv.fr et à vérifier l’éligibilité de la formation envisagée. Pour les parcours certifiants, la certification préparée doit notamment relever du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou du Répertoire spécifique (RS). L’organisme doit aussi satisfaire aux exigences applicables, dont la certification Qualiopi lorsqu’elle est requise.

L’inscription nécessite généralement une authentification via FranceConnect+, notamment avec l’Identité Numérique La Poste ou France Identité. Comme ces démarches peuvent être plus complexes depuis certains pays, mieux vaut vérifier les solutions disponibles en amont. Une procédure alternative de vérification existe pour les personnes qui ne peuvent pas utiliser les moyens d’identification habituels.

« J’ai dû prendre le temps de vérifier les conditions d’inscription et de m’assurer que les cours et les évaluations étaient compatibles avec mon emploi du temps, poursuit Claire. Depuis Montréal, le décalage horaire pouvait vite devenir un obstacle. Mais le fait de pouvoir avancer dans mon projet sans attendre un éventuel retour en France m’a aidée à reprendre confiance. »

Faire le point avant de se lancer

Une formation n’est pas toujours la première étape à privilégier. Lorsqu’on hésite entre plusieurs pistes ou que l’on souhaite identifier les compétences transférables à un nouveau marché du travail, le bilan de compétences peut aider à clarifier ses objectifs. Il permet d’analyser ses aptitudes, ses motivations et ses perspectives professionnelles, puis de construire un projet. Il peut être réalisé à distance et financé par le CPF, sous réserve des conditions applicables.

Le choix de l’organisme mérite une attention particulière : disponibilité aux horaires du pays d’accueil, fréquence des rendez-vous et connaissance des enjeux de mobilité internationale sont autant de critères à examiner. Des structures comme Cap en Soi, Adeona Hub ou Com-C France peuvent constituer des pistes à explorer pour les expatriés qui recherchent un accompagnement adapté à leur situation.

Pour celles et ceux qui ont déjà acquis une solide expérience, la validation des acquis de l’expérience (VAE) constitue une autre piste. Elle permet de faire reconnaître des compétences développées dans le cadre d’activités professionnelles ou personnelles en vue d’obtenir tout ou partie d’une certification. Une expérience acquise à l’étranger peut être prise en compte, mais la recevabilité du dossier et les modalités de validation dépendent de la certification visée. L’accompagnement, la constitution du dossier et le passage devant le jury ne sont donc pas nécessairement réalisables intégralement à distance.

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