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Roumanie

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Située en Europe centrale et orientale, la Roumanie est l’un des plus grands pays d’Europe, il y a donc largement la place pour accueillir les personnes souhaitant s’expatrier et le peuple roumain est très accueillant !

Encore très rurale et un peu hors du temps, la Roumanie est un pays membre de l’Union européenne frontalier de la Hongrie, l’Ukraine, la Moldavie, la Bulgarie et la Serbie. En 2016, des réformes économiques et des mesures de relance ont été adoptées par le gouvernement afin de contrôler les finances du pays : réduction de la TVA, augmentation du salaire minimum et hausse des salaires dans les secteurs public et privé. Malgré tout, la Roumanie reste l’un des pays les plus pauvres d’Europe. L’économie informelle reste trop importante, mais malgré tout, le pays maintient son objectif de rejoindre la zone euro en 2019.

L'essentiel

Capitale

Bucarest

Dirigeant

Klaus Iohannis (président)

Population

19 705 301 hab.

Superficie

238 390 km²

Langues

roumain

Monnaie

Leu (RON)

Croissance du PIB

6,7%

Chômage

4,6%

Français

4150

Indicatif téléphonique

+ 40

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.ccifer.ro

Ambassade de France : www.ambafrance-ro.org

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

En tant que citoyen de l’Union Européenne, si votre séjour en Roumanie n’excède pas 90 jours, il suffit d’être  en possession d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport ou carte d’identité doivent être valables au moins six mois à compter de la date d’arrivée sur le territoire roumain), un visa n’est pas nécessaire. Quelle que soit la durée de votre séjour, il faut déclarer votre présence sur le sol roumain dans les 15 premiers jours de votre présence sur le territoire auprès de l’entité territoriale la plus proche de la police des frontières roumaine ou de l’office roumain de l’immigration.

Pour un séjour de plus de 90 jours, vous devez solliciter la prolongation de votre droit de séjour auprès de l’autorité compétente (office roumain pour l’immigration) vous devez pour cela : justifier d’un emploi, de pouvoir financièrement subvenir à vos besoin ou d’une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur roumain. Il vous sera demandé votre pièce d’identité et un justificatif de domicile, après quoi, il vous sera remis un certificat valable de 1 à 5 ans.

Au bout de cinq ans il est possible de demander, et d’obtenir, un droit de résidence permanente et une carte de résidence permanente.

› Trouver un emploi

En tant que citoyen de l’union européenne l’Agence nationale pour l’emploi (ANOFM) peut vous aider dans vos démarches pour la recherche d’un emploi. Toute personne intéressée peut demander des informations et s’inscrire auprès de l’une des 41 agences pour l’emploi du département et de la ville de Bucarest, tout comme auprès des 70 agences locales pour l’emploi réparties sur l’ensemble du territoire.

Des cabinets de recrutement (AMROP international, Stein Partner etc.) proposent aussi leurs services pour le placement d’expatriés (plutôt hautement qualifiés et diplômés ).

Sinon, comme toujours, consultez les annonces dans les journaux et les sites internet dédiés à l’emploi comme www.franco-jobs.com,

L’anglais, l’allemand et le français sont souvent utilisés dans le monde des affaires.

› Les secteurs porteurs d'emploi

Il est toujours préférable d’arriver en Roumanie avec un contrat de travail signé en France, toutefois, il y a des opportunités d’emploi surtout pour les candidats qualifiés et pour les postes à responsabilité dans les secteurs  : des sciences et de l’ingénierie, des technologies de l’information et de la communication, des postes d’administratif-commercial, dans le domaine de la santé, du juridique, et aussi les secteurs sociaux et culturels.

Mais on peut aussi essayer de travailler dans le domaine des services; ouvriers non qualifiés; opérateurs de machines et d’installations, assembleurs de machines et d’équipements; ouvriers qualifiés et assimilés.

› Créer son entreprise

La Roumanie a de nombreux avantages: en plus d’un grand marché intérieur, le pays a une forte tradition industrielle et le coût d’une main-d’œuvre bien formée parmi les plus bas de l’Union Européenne. Cela a été la raison du développement d’un secteur industriel important, en particulier de l’industrie automobile, mais aussi les services, l’énergie et la rénovation des infrastructures . La croissance moyenne de l’IDE en Roumanie est d’environ 4% .

En 2016, la lutte du gouvernement contre la corruption a valorisé l’image du pays, le rendant favorable aux affaires et à attirer les investisseurs. Quelques tensions politiques récentes pourraient changer cette tendance…

La répartition des investissements directs étrangers par secteur montre une avance du secteur industriel (plus d’un tiers du total), en particulier de l’industrie de la métallurgie. D’autres secteurs ont attiré des investisseurs tels que les banques et les assurances, le commerce de gros et de détail, l’énergie, la construction et les télécommunications.

La Roumanie a un des taux d’imposition sur les sociétés les plus bas en Europe – 16 % sur le résultat comptable.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

L’école publique est gratuite et obligatoire en Roumanie de 6 à 16 ans. L’enseignement primaire dure quatre ans et se déroule entre les 6 ans et les 10 ans de l’enfant dans une Şcoală primară. Puis vient l’enseignement secondaire de 10 à 14 ans, qui finit par un examen national. Suivant les résultats de l’enfant à cet examen et aux notes qu’il a obtenu pendant les 4 années de ce cycle, il est décidé de la suite de sa scolarité jusqu’à au moins 16 ans, soit dans un Liceu (lycée), soit dans une Şcoală de Arte şi Meserii (Ecole des arts et métiers qui dispense un enseignement professionnel).

Pour le Lycée il y deux cycles possibles : un cycle inférieur de 14 à 16 ans (couronné par un Certificat de Capacitate), et un cycle supérieur de 16 à 18 ou 19 ans (avec le passage d’un examen, le Bacalaureat).

On trouve en Roumanie de nombreuses sections bilingues sur tout le territoire qui préparent au baccalauréat bilingue, mention francophone.

Il existe aussi à Bucarest deux établissements français : le Lycée français « Anna de Noaille » (de la maternelle à la terminale) et l’Ecole française « Pitesti-Renault » où les élèves français côtoient les élèves roumains.

› S’inscrire à la fac

Les études en Roumanie attirent des étudiants internationaux depuis plusieurs années.

Dés l’adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne, les étudiants internationaux, citoyens de l’UE, ont pu étudier en Roumanie sous les mêmes conditions que les Roumains (conditions d’inscription, frais de scolarité, etc.) et ils n’ont plus besoin de visa. Il suffit simplement qu’ils signalent impérativement leur présence à l’administration territoriale dans les 90 jours de leurs arrivées.

Pour accéder aux universités roumaines, il faut avoir un BAC, de déposer un dossier ou encore de passer un examen. Si le cursus auquel l’étudiant désire s’inscrire se fait en langue roumaine, une année de formation préparatoire lui sera nécessaire. C’est le recteur de l’université qui décide d’intégrer, ou pas, les étudiants. Les frais de scolarité sont variables.

Il y a 56 établissements d’enseignement supérieur publics accrédités (50 établissements civils et 4 universités militaires) et 49 institutions privées accréditées ou en cours d’accréditation.

Les universités sont classées en 3 catégories : les universités d’excellence en recherche et éducation (catégorie I), les universités de recherche scientifique et de création artistique (catégorie II), les universités d’éducation (catégorie III).

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

La condition primordiale pour trouver un stage en Roumanie est que celui-ci ne concurrence en rien un emploi possible. Il faut aussi maîtriser soit le roumain, soit l’anglais. La Chambre française de commerce peut vous aider dans votre recherche, qui a plus de chance d’aboutir dans les domaines de la finance et la comptabilité, du commerce, des télécommunications, de l’informatique et la communication et surtout dans les entreprises françaises installées en Roumanie.

› V.I.E.

Les missions de volontariat international (VIE et VIA) sont gérées via la plateforme civiweb.fr, sur laquelle Bercy et Business France valident les descriptions de postes des entreprises et administrations souhaitant bénéficier de la formule VI ainsi que les candidatures des aspirants volontaires. Pour s’inscrire en V.I.E ou V.I.A en Roumanie  : www.civiweb.com

Pour obtenir le barème des indemnités : www.civiweb.com

Bien entendu, maîtriser le roumain reste un plus non négligeable dans le cadre de ces volontariats.

 Coût de la vie

› Logement

Le marché locatif est en phase de s’organiser à Bucarest et dans les grandes villes du pays, mais la qualité des logements proposés est encore variables. Passer par une agence immobilière pour trouver son habitation peut être une aide intéressante, le coût de leur intervention s’élève à un mois de loyer environ. Le loyer est payable d’avance et une caution de deux mois est demandée. Les baux durent généralement trois ans. Un état des lieux est absolument nécessaire. Les appartements sont généralement peu équipés, notamment le coin cuisine.

A Bucarest, les zones les plus recherchées par les étrangers se concentrent principalement dans le Nord de Bucarest’, 1er et 2nd arrondissements, là où les appartements et villas sécurisés sont les plus nombreux..

Si vous ne voulez pas passer par une agence, il vous faut consultez les annonces immobilières parues dans les journaux, sur les sites internet ou faire appel à un réseau de connaissance déjà sur place.

› Transports

Comme souvent, un permis français suffit pour conduire dans un autre pays de l’UE pendant 90 jours, passé ce délai, il faudra vous procurer un permis roumain. Conduire en Roumanie représente un risque, la signalisation et le code de la route sont peu respectés et si les routes principales ont été rénovées, les routes secondaires sont souvent en piteux état. La vitesse est limitée à 50 km/h en ville, 80 à 100 sur route et 130 sur autoroute.

Divers et nombreux transports en commun sont présents dans les villes : tramway, bus, taxis et il y a même un métro à Bucarest.

Les bus circulent sur tout le territoire, ils sont confortables, souvent utilisés et on trouve aussi un réseau ferroviaire maillant parfaitement l’ensemble du pays et jusqu’aux villes les plus excentrées.

Des vols intérieurs relient les principales villes du pays.

 Santé

En Roumanie, le régime général des assurances sociales vise tous les salariée ou travailleurs indépendants et couvre obligatoirement ces personnes contre les risques maladie-maternité (prestations en espèces), invalidité, vieillesse et décès. Les assurances accidents du travail-maladies professionnelles et chômage sont obligatoires pour les salariés et les personnes assimilées; les travailleurs indépendants peuvent s’y affilier volontairement.

Les prestations familiales sont financées par le budget de l’État. Tous les autres risques sont financés en majeure partie par des cotisations versées par les employeurs et assurés (salariés, travailleurs indépendants, chômeurs). Les cotisations sont calculées sur le salaire brut mensuel.

L’assuré choisit librement son médecin généraliste. Le spécialiste se consulte sur prescription de ce médecin généraliste, sauf en cas d’urgence ou de certaines maladies chroniques.

Les roumains sont peu satisfaits de leur système de santé public. Les hôpitaux sont souvent vétustes et mal entretenus, souffrant d’un sous équipement général, mais aussi en ressources humaines et, cela permet aux assurances de santé privées d’être en plein développement. Les hôpitaux privés ont donc une clientèle de plus en plus nombreuse et attirent de nombreux étranger ce qui crée un mouvement de tourisme médical, en particulier pour les soins dentaires.

 Fiscalité

Sur la carte d’identité de résident permanent des ressortissants de l’Union Européenne figure le Numéro d’Identification Fiscale (NIF) qui permet de devenir contribuable en Roumanie. Le taux d’imposition pour la majorité des types de revenus perçus par les personnes physiques est de 16 %, Il s’applique aux revenus mondiaux des personnes physiques résidentes et domiciliées en Roumanie

La convention de non-double imposition s’applique uniquement si le bénéficiaire des revenus non-résident en Roumanie soumet, au moment de son obtention, le certificat de résident fiscal (version originale, traduction et copie authentifiée).

Le taux de TVA est de  20%, des droits d’accises sont appliqués sur les produits de luxe. Il y a une taxe d’habitation payable par les locataires.

 Retraite

La Roumanie étant un pays francophile, elle attire un certain nombre de retraités français, séduits par le coût de la vie plutôt bas et la richesse culturelle du pays. Il faut malgré tout savoir que le confort y est parfois sommaire. Pour venir passer votre retraite en Roumanie, les démarches administratives sont les mêmes que celles citées plus haut pour une demande de résidence dans le pays (validité de la pièce d’identité,  enregistrement par les autorités du pays de votre présence sur le sol roumain dans les deux premières semaines de votre arrivée, demande de visa après 90 jours successifs sur le territoire etc.)

Le régime de Sécurité sociale français permet de transférer les droits à l’assurance maladie du pays d’expatriation. Pour en bénéficier, il faut adhérer à l’assurance volontaire qu’est la Caisse des Français de l’étranger (CFE) pour être pris en charge. Ce système ne vous permet pas de vous exonérer de l’inscription et des cotisations à la Sécurité sociale roumaine. Afin de compléter votre protection sociale, vous pouvez souscrire une assurance privée.

Toute pension supérieure à 1 000 leu (220 €) sera imposée à un taux de 16 %.

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