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Liban : le cri d’alarme de la Société française de bienfaisance de Beyrouth

Face à la crise économique au Liban, Vicky Hakime, la présidente de la Société française de bienfaisance, qui aide les Français les plus démunis dans le pays, craint de fermer ses portes dans les prochaines semaines.

Pénélope Bacle

Publié

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Sans Titre 44

« La Société française de bienfaisance de Beyrouth n’a jamais dû faire face à une telle situation » s’inquiète sa présidente, Vicky Hakime, qui travaille pour cette association depuis 31 ans. « En ce moment nous sommes dans une situation d’urgence » ajoute-t-elle. En pleine crise économique au Liban, Vicky Hakime craint pour la survie de son association. « Nous regardions notre situation avec la trésorière. D’ici fin mars, nous n’allons plus pouvoir continuer. Nous n’aurons plus la capacité d’accepter des demandes, même pour des colis alimentaires.»

Malgré les subventions versées actuellement par le ministère français des affaires étrangères, ces aides en effet ne suffisent plus, selon elle, à couvrir les pertes des donateurs, eux-mêmes souvent en situation de difficulté «Même les donateurs cette année sont coincés » déclare-t-elle, « les gens sont perdus, riches ou pauvres, tous sont perdus.»

La Société française de bienfaisance aide depuis plusieurs dizaines d’années des familles de Français et de Franco-Libanais, de toutes confessions, en difficulté sociale, résidant au Liban. Face à la crise économique sans précédent qui a frappé de plein fouet le pays au mois d’octobre dernier, l’association doit aujourd’hui satisfaire de plus en plus de demandes de la part de familles françaises, en besoin de denrées alimentaires, de vêtements ou de médicaments. 

« Nous allons vers une catastrophe, les salaires ont été réduits de moitié, les banques vous donnent de l’argent au compte-goutte, les produits de base au supermarché n’ont pas seulement doublés, ils ont triplés! » décrit Vicky Hakime. «Ce qui est encore plus grave, ce sont les médicaments. Beaucoup de médicaments sont introuvables et sinon les médicaments sont très chers». Pour la présidente de l’association, la crise financière ne semble que s’accentuer : «Vous rentrez dans une banque, celle-ci vous donne 100-200 dollars. Avant, nous pouvions retirer des sous chaque semaine. Maintenant, c’est tous les quinze jours. Le dollar est presque introuvable en ce moment. Ceux qui n’ont pas de carte de crédit internationale ne peuvent plus voyager». Vicky Hakime ajoute : « On ne voit pas le bout du tunnel ».

Pour faire un don à la Société de bienfaisance de Beyrouth, vous pouvez envoyer un email à Vicky Hakime à taf@cyberia.net.lb

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