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Robin Courtois, un PVTiste confiné au Canada

Robin Courtois est parti en PVT au Canada en 2018 et il a bien l’intention d’y poursuivre sa vie professionnelle. Mais la pandémie complique son projet, car son contrat a été suspendu…

Nathalie Laville

Publié

le

R. Courtois

PVTiste installé au Canada depuis deux ans, Robin Courtois nous raconte les difficultés auxquelles il est actuellement confronté en raison de la pandémie mondiale. Confiné au Canada, son visa bientôt terminé, il souhaite toujours rester dans la Belle Province mais il a quelques incertitudes quant à son proche avenir…

« J’ai toujours voulu travailler dans le spectacle. J’ai eu la chance de pouvoir partir en PVT au Québec, où je vis depuis le 11 juin 2018. J’ai très rapidement trouvé des petits boulots, puis je suis devenu technicien du son et enfin directeur technique. J’avais trouvé un emploi dans une compagnie qui voulait m’embaucher en résidence permanente. Mon contrat a été signé, je devais commencer le 31 mars, mais comme la pandémie est arrivée très peu de temps après, je n’ai plus eu aucune activité, donc j’ai été mis à pied… Et la reprise n’est prévue que pour la fin d’année. En attendant, mon visa PVT se termine en septembre. J’espère que les autorités québécoises prolongeront nos visas

Les mesures contre l’épidémie à Montréal sont moins restrictives qu’en France je pense. Le confinement n’est pas total, on peut sortir sans autorisation. Les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits. Cela dit, seuls les commerces essentiels sont ouverts. Au niveau du boulot, sur les cinq colocataires que nous sommes, certains n’ont plus de boulot et les universités ont fermé il y a un mois et demi. Les seuls petits boulots que l’on peut encore trouver sont de la manutention ou dans des centres d’appels.

Mais nous ne sommes heureusement pas sans revenu. Le gouvernement canadien a mis en place deux systèmes pour indemniser ceux qui n’en ont plus. Le Programme d’aide temporaire aux travailleurs (PATT), désormais fermé, qui rémunérait ceux qui reviennent d’Europe, ou qui avaient des symptômes de Covid 19, à hauteur de 573 $ par semaine. Désormais, le plan d’urgence (PUC), d’un montant de 2 000 $, est versé pendant 16 semaines à tous ceux qui ont perdu leur emploi et qui ont perçu sur l’année passée au moins 5 000 $. Les étudiants y ont droit aussi s’ils étaient inscrits aux impôts l’an passé.

Je ne sais pas comment les choses vont repartir. Les frontières sont fermées jusqu’au 30 juin au Canada et seuls ceux qui ont un emploi ferme ont le droit de rentrer. Je ne pourrai pas rentrer en France même si mon visa expire. Mon objectif est de monter une entreprise à terme au Canada, sur les technologies 3D et d’obtenir le statut de résident permanent en bénéficiant d’une procédure accélérée. J’espère que je vais pouvoir rester en attendant que mon contrat redémarre en fin d’année… »

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