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Portrait de la semaine

Français du monde. Un coup de pouce pour le volontariat international en entreprise.

Alors que le système célèbre ses 20 ans d’existence, le gouvernement propose un chèque de 5000 euros à toute société qui enverra un jeune en volontariat international en entreprise, une formule gagnant-gagnant, comme en témoigne cet ancien VIE en Suède.

Emmanuel Langlois

Publié

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français à l'atranger

Lucas de Bondelon est chanceux. Alors employé pour un petit boulot dans un magasin d’électroménager à Marseille, il vend un lave-vaisselle à un couple qui commence à le questionner sur son parcours. “Ils m’ont dit qu’ils connaissaient quelqu’un chez Veolia en Irlande. Il lui ont transmis mon CV. Deux mois plus tard, il me rappelait et j’étais engagé comme VIE. Ce n’est pas du piston, j’avais juste un profil intéressant.” 

Le système permet d’effectuer jusqu’à deux ans de contrat mais pour Lucas de Bondelon, l’expérience aura duré six mois.

Lucas craignait de se retrouver en stage café/photocopie, mais il a vite été rassuré : “J’ai eu un très bon mentor, un ingénieur pur et dur. Il m’a confié mon premier projet : comment purifier l’eau sur le site après plusieurs cas de légionellose ? J’ai trouvé la solution, je l’ai testée scientifiquement, mise en pratique et vérifié que tout fonctionnait.” 

En 20 ans d’existence, le volontariat international en entreprise a permis à plus de 100 000 jeunes d’aller se frotter à l’étranger. Vu son expérience, le Français conseille à tous les candidats de se lancer, crise ou pas :

Ça a changé ma vie, j’ai eu accès à des choses dont je n’aurais même pas rêvé ! Il faut regarder en ligne, contacter Business France (l’agence chargée des VIE), et contacter directement l’entreprise si vous avez une idée, lui expliquer que le système est très attractif pour le jeune comme pour l’employeur. Lucas de Bondelon, ancien VIE

Le site de Business France pour les VIE

Dans les biotechs en Suède

Diplômé d’un master en chimie, le Français rêvait de devenir ingénieur. Grâce au VIE, il a eu sa chance : “Je n’étais pas le plus assidu des étudiants, mais je me suis jeté dans le bain ! J’ai été exposé à tout, en tant qu’ingénieur : économique, scientifique, politique. Cela m’a permis de voyager, de rencontrer des gens.”

 Né à Mantes-la-Jolie, près de Paris, à 28 ans, le Français vit aujourd’hui en Suède, salarié d’une petite société dans le secteur médical et les biotechs :

“Je travaille pour les laboratoires, les universités et les hôpitaux. Mon but est de découvrir de nouveaux traitements et produits pour nos clients, en allant par exemple m’informer sur Internet, comme le cas de cette petite fille guérie d’un cancer en Indonésie. Le but ultime de la compagnie, c’est d’élever encore le niveau de santé des pays nordiques.” 

À l’avenir, Lucas de Bondelon souhaite étendre son action au reste de l’Europe. La crise du Covid-19 pourrait freiner ses projets. Pour la première fois depuis 10 ans, les départs en VIE ont, eux, baissé de 20% l’an dernier, en particulier vers les États-Unis et l’Australie, très prisés des jeunes.

Lui écrire : lucas.debondelon@hotmail.fr

Aller plus loin

Business France, l’agence chargée des VIE

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