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Actualités internationales

Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 20 au 25 octobre 2021

Tour d’horizon de l’actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 20 au 25 octobre.

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Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 20 au 25 octobre 2021

Afrique

Cameroun 

Une petite fille de quatre ans a été tuée par arme à feu le 14 octobre dernier dans la ville de Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest. L’enfant a été touchée par une balle perdue destinée à un conducteur qui refusait de s’arrêter à un contrôle. Le gendarme coupable de ce tir a aussitôt été lynché par la foule qui s’est ensuite rendue vers le bureau du gouverneur pour exprimer sa colère. Les deux régions anglophones du pays – Sud-Ouest et Nord-Ouest – représentent environ 20% de la population camerounaise. Dénonçant la marginalisation et la répression dont elles se sentent victimes, elles sont animées par des intentions séparatistes dans le dessein de former un État appelé Ambazonie. Le décès de cette petite fille vient donc exacerber le défiance à l’endroit du pouvoir central et la ville de Buea, pôle insurrectionnel depuis cinq ans, est paralysée depuis ce drame. Dans le même temps, les forces de l’ordre camerounaises ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans cette région du Sud-Ouest.

Sénégal

La perspective des élections locales de janvier 2022 suscite déjà des tensions dans le sud du pays. Le meeting organisé par l’opposant politique Ousmane Sonko le 11 octobre dernier à Ziguinchor, en Casamance, a donné lieu à des affrontements violents entre ses partisans et ceux de Doudou Ka, leader de l’Alliance pour la République (APR), le parti du président Macky Sall. Pour rappel, Ousmane Sonko, leader du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) avait candidaté lors de la présidentielle de 2019, terminant à la troisième place avec 15,67% des suffrages. L’approche de ce scrutin – dont la clôture des listes aura lieu le 4 novembre – et les enjeux pour accéder à des postes clés pourraient aussi relancer les dissensions au sein de la coalition (Benno Bokk Yakaar) qui soutient le président Macky Sall.

Soudan

Le gouvernement de transition – composé de civils et de militaires depuis la destitution par l’armée du président Omar el-Béchir en avril 2019 – fait l’objet d’importantes tensions internes. Ainsi, le général al-Burhan, président du Conseil souverain de transition, a demandé la dissolution du gouvernement le 14 octobre dernier, essuyant cependant un refus du Premier ministre Abdallah Hamdok. Par ailleurs,  le processus de transition a enregistré la défection récente de  plusieurs factions rebelles qui prévoient de former une alliance dissidente, considérant que les militaires sont insuffisamment représentés dans cette coalition. De fait, le clivage entre les tenants d’un pouvoir militaire ou civil ressurgit, à l’image des partisans des premiers qui se sont rassemblés le 16 octobre devant le palais présidentiel de Khartoum. Les défenseurs du pouvoir civil doivent pour leur part manifester le 21 octobre. Dans ce contexte, les oppositions risquent de s’amplifier, d’autant que le processus de transition prévoit de confier la présidence du Conseil souverain à une autorité civile le 17 novembre prochain.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

Liban

La manifestation du 14 octobre contre le juge d’instruction Tarek Bitar, en charge de l’enquête sur la double explosion du port de Beyrouth en août 2020, s’est terminée dans le sang. Des échanges de tirs entre des partisans chiites (membres des partis Hezbollah et Amal) à l’origine de cette manifestation et de présumés tireurs embusqués chrétiens ont causé la mort d’au moins six personnes dans les quartiers de Badaro et Tayouneh où se trouve le palais de justice. En dépit de plusieurs pressions politiques en faveur de son dessaisissement – particulièrement du fait du Hezbollah – le juge Bitar poursuit ses investigations, cherchant notamment à auditionner, sans succès pour l’instant, quatre anciens ministres, l’ancien Premier ministre Hassan Diab et de hauts responsables sécuritaires.

Amériques

Chili

La manifestation du 10 octobre organisée par la communauté autochtone Mapuche et ses soutiens a donné lieu à des affrontements violents avec les forces de l’ordre. En réaction, deux jours plus tard, le président chilien a proclamé l’Etat d’urgence pour quinze jours dans les provinces d’Arauco, Biobío, Caulin et Malleco, dans la partie méridionale du pays suite aux revendications de cette communauté indigène – principal peuple autochtone du Chili – qui souhaite regagner ses terres ancestrales.

Europe/Communauté des États indépendants (CEI)

Biélorussie

Dans un climat de détérioration des relations diplomatiques avec certains pays de l’Union européenne – comme en témoigne le départ de l’ambassadeur de France le 17 octobre à la demande des autorités biélorusses – le président Loukachenko tente de renforcer sa légitimité en interne. Réélu de manière controversée en août 2020 pour un sixième mandat, le président a annoncé l’organisation d’un référendum constitutionnel en février prochain. De son côté, l’opposition, muselée, dénonce un «simulacre de référendum» à propos de ces possibles changements institutionnels dont les contours n’ont pas encore été précisés.

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1 Comment

1 Comment

  1. Madar

    27 octobre 2021 at 10 h 57 min

    Merci infiniment pour toutes les informations dans votre journal. Est ce qu’il y a aucun nouvel sur la Chine et Hongkong?

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