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Actualités internationales

Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 27 octobre au 1er novembre 2021

Tour d’horizon de l’actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 27 octobre au 1er novembre.

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Tour d'horizon de l'actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 27 octobre au 1er novembre.

Afrique

Éthiopie

Le nord du pays reste marqué par une grande instabilité et de nouveaux épisodes de violences sont constatés, à l’image des attaques menées par l’armée fédérale éthiopienne les 19 et 21 octobre derniers dans la ville de Mekele, capitale de l’État du Tigré. Depuis la relance de ce conflit en novembre 2020 entre le Front de Libération du peuple du Tigré (TPLF) et le pouvoir central, c’est la première fois que la capitale tigréenne est directement visée par ces tirs qui ont tué au moins trois personnes et blessé plusieurs civils. Ces nouvelles attaques de l’armée éthiopienne sont à rapprocher avec la récente intensification des opérations du  TPLF dans les États voisins de l’Afar et de l’Amhara pour tenter de prendre la ville de Dessie (en territoire amhara), à seulement quelques centaines de kilomètres d’Addis-Abeba. Les objectifs de l’armée éthiopiennes tendent à défendre ces États voisins du Tigré contre les incursions du TPLF, avec comme autre objectif la reprise de la ville de Mekele.

Kenya

La conjonction des rivalités communautaires et des activités de banditisme fait peser un important climat d’insécurité dans le nord et le centre du Kenya. On assiste ainsi à une prolifération des circulations d’armes, particulièrement dans les comtés de Laikipia et Baringo, non loin de Nairobi. La mort d’au moins trois personnes le 12 octobre, tuées dans ce contexte le 12 octobre dernier à Mbogoini, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale kenyane, a conduit le pouvoir central à déployer des forces de sécurité supplémentaires dans cette zone. D’autres régions sont aussi touchées par ce regain de banditisme, comme dans le comté d’Elgeyo-Marakwet (ouest) où quatre personnes ont été tuées le 15 octobre, et deux autres le 23 de ce mois. Profitant des capacités limitées des forces de sécurité kenyanes, d’autres attaques de ce type ne sont pas à exclure prochainement, particulièrement dans les zones rurales.

Soudan

Comme un point d’orgue à la tension que nous évoquions la semaine dernière au sein du gouvernement de transition, le Soudan a été victime d’un coup d’État militaire le 25 octobre au matin. Le Premier ministre Abdallah Hamdok a été arrêté, tout comme plusieurs dirigeants civils. Ce coup de force militaire intervient trois semaines avant l’arrivée prévue de responsables civils aux commandes de ce processus de transition. Le général al-Burhan, actuel président du Conseil souverain, a décrété l’état d’urgence et la dissolution du gouvernement, tandis que l’armée s’est emparée du siège de la radio et de la télévision d’État, suspendant également l’accès à Internet. En réaction, des manifestations spontanées ont été relevées dans les rues de la capitale Khartoum, avec l’érection de barricades et le blocages d’axes stratégiques.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

Syrie

Un bus transportant des militaires a été la cible d’un attentat à la bombe à Damas le 20 octobre dernier. Au moins quatorze personnes ont perdu la vie lors de cette attaque qui est la plus meurtrière qu’ait connue la capitale syrienne ces quatre dernières années. En retour, la ville d’Idlib – au nord du pays, l’un des derniers bastions du territoire à échapper au contrôle du régime – a été frappée dans les heures qui ont suivi par des bombardements de l’armée syrienne au cours desquels dix civils ont été tués, dont trois enfants. Le sud de la Syrie, à la frontière avec la Jordanie et l’Irak, a été ce même jour la cible d’une attaque de drones non revendiquée, sur la base militaire américaine d’at-Tanf.

Amériques

Brésil

Dans un contexte de gronde sociale exacerbée par la situation sanitaire et un environnement socio-économique délétère, la hausse du prix des carburants est venue attiser la colère des camionneurs brésiliens qui ont annoncé une grève nationale le 1er novembre. Le mouvement s’inscrit dans la continuité de la grève amorcée le 21 octobre dernier dans l’État de Minais Gerais, avec d’importantes manifestations à Belo Horizonte, capitale de cet État. Cette grève pourrait être reconduite, avec des conséquences de blocages routiers, si aucun accord n’est trouvé d’ici le 1er novembre.

Haïti

La dégradation sécuritaire du pays a connu une nouvelle illustration le 16 octobre avec l’enlèvement de dix-sept missionnaires (seize Américains et un Canadien), ce qui a déclenché des manifestations pour dénoncer cette faillite sécuritaire. Le chef de la police haïtienne, Léon Charles, a ainsi été conspué par les manifestants qui ont exigé son départ. Une colère entendue le 21 octobre par le Premier ministre par intérim qui l’a défait de ses fonctions. Les pénuries de carburant sont aussi à ajouter aux maux de la population haïtienne, notamment en raison du contrôle par les gangs criminels des accès aux terminaux pétroliers du pays. En réaction, une grève nationale a été lancée par la population les 18 et 19 octobre, mais sans conséquence notable.

Asie-Pacifique

Bangladesh

Les violences entre communautés hindoues et musulmanes ont causé la mort de six personnes entre le 11 et le 15 octobre pendant la période du festival hindou Durga Puja. Une soixantaine de personnes ont également été blessées dans ces affrontements. Ces débordements ont gagné en intensité après une présumée profanation du Coran, le 13 octobre, dans la ville de Chittagong, puis les tensions ont gagné les régions de Dhaka, Khulna, Rajshahi et Sylhet. Si ces affrontements devraient être contenus dans les grands centres urbains en raison d’un dispositif sécuritaire conséquent, la perspective d’un autre festival hindou – Diwali – entre le 2 et le 4 novembre, est de nature à maintenir ces tensions communautaires.

Myanmar

Alors que le pays est soumis à une importante pression de la communauté internationale, particulièrement de la part des pays de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), la junte militaire a annoncé 18 octobre l’amnistie et la libération de plus de 5.000 manifestants. Toutefois, quelques heures seulement après leur libération, une centaine d’entre eux ont été à nouveau mis en détention au titre d’infractions à la loi antiterroriste. En parallèle, le niveau de violence reste très élevé dans le pays. Des bombardements et des affrontements divers ont ainsi été relevés récemment entre forces militaires et opposants civils dans les villes de Yangon, Mandalay et Naypyidaw.

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