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Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 10 au 15 novembre.

Tour d’horizon de l’actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 10 au 15 novembre.

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Tour d'horizon de l'actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 10 au 15 novembre.

Afrique

Éthiopie

La progression des troupes du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) vers la capitale Addis-Abeba, puis son alliance avec l’Armée de libération de l’Oromo (OLA), a drainé dans son sillage sept autres groupes rebelles originaires de plusieurs régions du pays. Ces groupes partagent un objectif premier, le renversement du Premier ministre Abiy Ahmed. La prise de contrôle des villes de Dessie et Kombolcha, dans la région Amhara, le 31 octobre dernier, a marqué un tournant dans le conflit qui oppose le TPLF au gouvernement fédéral. En effet, ces deux villes représentent des axes logistiques essentiels, à quelque 400 km au nord de la capitale éthiopienne. L’état d’urgence décrété en retour par les autorités se traduit notamment par des limitations dans les déplacements, des coupures au niveau des communications et des arrestations de personnes soupçonnées de collaborer avec le TPLF. Le dimanche 7 novembre, une manifestation en faveur du gouvernement a eu lieu à Addis-Abeba, les participants à ce rassemblement se déclarant prêts à prendre les armes si nécessaire. Les appels au dialogue de la communauté internationale restent pour l’heure sans effet, le Kenya voisin ayant pour sa part exprimé sa plus vive inquiétude quant aux conséquences (accueil des réfugiés, circulations d’armes…) d’une escalade des violences dans la région.

Guinée et Mali

Les militaires au pouvoir dans ces deux pays sont dans le collimateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Dans son sommet du 7 novembre, l’organisation intergouvernementale ouest-africaine a décidé d’adopter des sanctions individuelles à leur encontre, dont le gel des avoirs financiers et l’interdiction de voyager. Pour rappel, le coup d’État du 5 septembre en Guinée a destitué le président Alpha Condé, toujours détenu à ce jour, tandis qu’au Mali le putsch du 24 mai dernier mené par le colonel Assimi Goïta a vu l’arrestation du président Bah N’Daw et du Premier ministre Moctar Ouane. En dépit d’un rapport soulignant quelques signes positifs observés fin octobre dans le processus de transition en Guinée, la Cédéao continue d’exiger la libération d’Alpha Condé ainsi que la tenue d’élections dans les six mois à venir. Quant au Mali, l’instance sous-régionale déplore son impossibilité de respecter le calendrier des élections pour la transition (prévues en février 2022) ainsi que l’expulsion de son représentant spécial le 25 octobre dernier.

Soudan

C’est un autre coup d’État qui, le 25 octobre dernier, a renversé le gouvernement de transition soudanais, partagé depuis août 2019 entre civils et militaires. Depuis, les négociations politiques semblent dans l’impasse entre le gouvernement militaire, les dirigeants civils et les médiateurs nationaux et internationaux. Ce coup de force a néanmoins suscité une campagne de désobéissance civile et la résistance populaire s’est à nouveau exprimée le 7 novembre à Khartoum, portée notamment par les syndicats, les mouvements d’enseignants et diverses organisations qui refusent le diktat du pouvoir militaire. Cette manifestation s’est vu réprimée avec l’arrestation de quelque 80 personnes, alors que les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont déjà fait 14 morts et plus de 300 blessés depuis le début de la crise.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

Irak

Le Premier ministre Mustafa al-Kadhimi a été la cible d’une tentative de meurtre le dimanche 7 novembre. C’est un drone piégé qui a visé la résidence du chef de l’exécutif, située dans la Zone verte de Bagdad, enclave hautement sécurisée et centre névralgique et diplomatique de la capitale irakienne. Six personnes ont été blessées dans cette attaque non revendiquée, à resituer dans le contexte post-électoral des législatives de mi-octobre qui a réactivé les tensions entre les partis politiques irakiens. Le 5 novembre, des affrontements ont ainsi eu lieu entre les forces de sécurité irakiennes et des militants de partis chiites pro-iraniens qui ont perdu un grand nombre de sièges au Parlement lors de ce dernier scrutin législatif.

Amériques

Chili

Il y a deux ans, le pays se dotait d’une nouvelle Constitution en remplacement de celle héritée de la période de la dictature militaire d’Augusto Pinochet (entre 1974 et 1990). Le 15 novembre va marquer l’anniversaire de cet accord du gouvernement qui a permis d’organiser un référendum pour la révision de cette Constitution. Des manifestations sont à anticiper ce jour-là, en mémoire notamment de la sévère répression policière contre les milliers de personnes impliquées en faveur de cette révision et d’une amélioration de leurs conditions socio-économiques. Cette nouvelle mobilisation est aussi à rapprocher de la proximité des élections législatives et présidentielles attendues le 21 novembre. D’autre part, l’état d’urgence demeure dans les provinces de Arauco, Biobío, Cautín et Malleco, alors que les tensions perdurent avec les communautés Mapuche – surtout présentes dans le Sud – qui militent la restitution de leur terres ancestrales. Un jeune de 23 ans, membre de cette communauté, a été tué par balles lors d’un contrôle des forces de l’ordre le 3 novembre dernier.

Asie-Pacifique

Myanmar

Les villes de Yangon et Mandalay restent les plus touchées par les violences qui ont cours depuis le coup d’État du 1er février 2021. Parallèlement à la répression militaire, ces violences ciblent notamment des établissements ou des individus accusés d’être proches du pouvoir des généraux. Nous évoquions la semaine passée les attaques à l’explosif contre sept agences d’une banque privée accusée d’être à la solde du pouvoir militaire. Le 4 novembre, c’est un cadre supérieur salarié d’un opérateur de télécommunications, et également directeur général d’un conglomérat militaire, qui a été tué devant son domicile à Mayangone, le vaste district qui comprend la ville de Yangon (anciennement Rangoun, la capitale). Cet assassinat d’un dirigeant privé de haut rang est une première depuis le début du conflit. Trois jours auparavant, une semaine après la réouverture des écoles, le secteur éducatif avait aussi fait l’objet de deux attaques, dont un assassinat ciblé dans le canton de Dagon Est, toujours à Yangon.

Pakistan

Les pressions exercées par le parti radical du Tehreek-e-Labbaik (TLP) – jusqu’alors interdit par le gouvernement pakistanais et dont les militants menaçaient de se diriger en convoi vers la capitale Islamabad – ont porté leurs fruits. Suite à l’accord du 31 octobre entre ce mouvement islamiste et le gouvernement, 800 membres du TLP ont été libérés, l’interdiction de ce parti a été levée le 2 novembre et des discussions sont en cours quant à la libération de son leader Saad Hussain Rizvi. Si les partisans du mouvement islamiste ont cessé leur marche vers la capitale, ils resteraient cependant regroupés dans la ville de Wazirabad (province du Pendjab, à quelque 150 km de la capitale) dans l’attente de l’application d’autres engagements de l’accord gouvernemental.

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