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CCI française au Canada « Mettre en relation et offrir de la visibilité »

Entretien avec Sandrine Perreault, la directrice générale franco-canadienne de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) française au Canada, une association qui fait partie de ce grand réseau mondial constitué de 126 chambres françaises dans 96 pays du monde.

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CCI française au Canada

Quelle sont les missions de la CCI française au Canada ?

Notre rôle consiste à animer le comité d’affaires franco-canadien. Nous sommes une association de droit local, reconnue d’utilité publique par la France. Nos services d’ancrage commercial sont reconnus «Solutions Team France Export»*  à Montréal pour accompagner les entreprises françaises dans leurs projets d’implantation.

Notre première mission consiste à aiguiller les nombreuses demandes d’entreprises françaises d’export et d’implantation au Canada. Nous gérons actuellement plus de 300 projets de ce type par an. Nous les conseillons dans leur stratégie d’entrée sur le marché et les connectons avec les experts de notre réseau, que cela soit en matière de création de filiale, ou d’acquisition d’entreprise, d’immigration, recrutement. Notre force réside dans notre réseau, composé à 30% de grands groupes, 50% de PME et 20% de start-up et entrepreneurs, sur tout type d’industrie. Il est ainsi facile pour nous d’identifier les mises en relation pertinentes. Nous accueillons également les PME ou V.I.E dans notre centre d’affaires, véritable accélérateur d’intégration locale.

Notre deuxième mission repose sur l’animation de notre réseau qui compte 320 entreprises membres, à 75% françaises. L’animation de cette communauté d’affaires est illustrée par l’organisation de plus de 80 événements annuels autour de nombreux sujets en lien avec tous les secteurs d’activité.

De quelle manière accompagnez-vous un porteur de projet ?

En préalable, nous pouvons l’aider à affiner sa connaissance du marché local car le cadre français n’est pas forcément transposable ici, nous sommes sur un autre continent, avec une culture différente. Nous pouvons lui proposer une sorte de « diagnostic-marché », avec des informations sur le secteur identifié, sur les acteurs qui le composent, sur la concurrence, etc.

Nous allons également solliciter notre réseau, via nos entreprises membres qui peuvent être à la fois des acteurs de ce secteur, mais aussi des clients potentiels. Après-coup, nous pourrons l’aider à s’implanter, à définir sa structure en l’orientant notamment vers les meilleurs spécialistes : avocats, fiscaliste, banques… La communication est un autre axe important et nous pouvons aussi apporter notre expertise en ce sens.

L’étape suivante va concerner l’installation sur place. Par exemple, si une entreprise souhaite envoyer un jeune en mission V.I.E, nous pourrons l’accueillir dans notre centre d’affaires. Il s’agit d’un réel lieu d’émulation entre les entreprises, animé par les événements que nous avons évoqués précédemment, avec la possibilité d’être mentoré ou de profiter d’une session de conseils du LAB de la CCI. La question des visas de travail peut aussi s’avérer complexe, à ce titre nous pouvons opérer des rapprochements avec un cabinet spécialisé.

Notre rôle est également de favoriser le maillage. Si une entreprise a un statut particulier, nous saurons valoriser son expertise, notamment dans des perspectives de partenariats. Nous sommes là pour « mettre en relation », et faire rayonner nos entreprises membres.

Pouvez-vous également intervenir au niveau du recrutement ?

Effectivement, lorsque l’entreprise « monte en puissance », nous pouvons l’accompagner dans ses besoins en recrutement car nous communiquons les offres d’emploi de nos entreprises membres. Nous sommes au carrefour entre les besoins des entreprises et les candidats. Nous créons des passerelles pour des postes permanents, mais aussi pour des stages. Nous sommes d’ailleurs très sollicités par les écoles de commerce et d’ingénieurs de France et leurs étudiants, qui peuvent postuler pour des stages d’une durée de six mois, grâce au visa «stage Coop» pour les Français. Notre réseau leur permet de consulter les annonces, mais aussi de publier leur CV en ligne dans notre nouvelle CVtheque. Ce point est intéressant car à Montréal il y a peu de stages de longue durée. Notre page Emploi est d’ailleurs, sans surprise, la plus consultée de notre site www.ccifcmtl.ca

Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre au Québec, quel secteurs vous semblent les plus porteurs ?

Cette pénurie pèse sur les ingénieurs, les développeurs, dans le domaine des technologies de l’information, dans le secteur du jeu vidéo… Les candidats qui ont ce profil en lien avec le large spectre des technologies de l’information ont tout intérêt à nous rejoindre. Montréal est en effet le deuxième hub mondial au niveau de l’intelligence artificielle. La ville compte beaucoup d’universités, de chercheurs, avec un environnement académique très porté sur ce domaine. On relève d’ailleurs de nombreuses collaborations entre ce monde académique et les entreprises, comme par exemple l’entreprise Thalès qui développe de nombreux partenariats avec le monde universitaire.

Pouvez-vous revenir sur les échanges thématiques qui sont régulièrement organisés au sein de la CCI ? Quel est leur objectif ?

Nos 320 entreprises membres ont des structures différentes (PME, start-up, groupes plus importants, etc.) et elles évoluent dans une grande diversité de secteurs d’activités : intelligence artificielle, services manufacturiers, agroalimentaire… Les quelque 80 évènements que nous organisons chaque année par an nous permettent d’offrir de réels retours sur investissement à tout le monde, avec des comités sectoriels efficaces. J’en veux pour preuve le rôle du comité Tech et Innovation qui couvre tous les enjeux de transformation numérique des entreprises et qui témoigne d’une vraie expertise française dans ce domaine. Il s’agit-là d’un important potentiel de développement. Nous avons d’ailleurs réuni les dirigeants de ces entreprises pour échanger avec l’innovateur en chef du Québec afin de faire remonter les enjeux.

Le comité RSE (responsabilité sociétale des entreprises) favorise également les partages d’expériences entre les structures sur diverses thématiques, comme par exemple celui de l’accès à la certification B Corp (certification octroyée aux sociétés commerciales répondant à des exigences sociétales et environnementales, Ndlr). Par ailleurs, les Clubs métiers (CEO, RH, Finance) sont des initiatives extrêmement appréciées car ces sessions régulières rassemblent nos membres entre pairs, leur permettant ainsi d’échanger en toute confidentialité sur leurs enjeux et bonnes pratiques.

Quelle est la place des entreprises françaises au Québec ?

Lorsqu’on observe la place de la Chambre de commerce française au Canada, on mesure à quel point elle occupe une place privilégiée. Nous avons été la première chambre étrangère à ouvrir à Montréal en 1886. Plus largement, rappelons qu’à Montréal 25% des investissements directs étrangers proviennent de la France. Sur les 1200 filiales françaises installées au Canada, 55 % sont basées au Québec. Notre destination est très attractive, et le Canada est aussi une porte d’entrée vers les États-Unis. Le contexte est très favorable et nous recommandons vraiment aux entreprises qui souhaitent s’y implanter de recourir à l’expertise de notre  CCI.

La Team France Export est le rassemblement de toutes les solutions publiques proposées par les Régions, les services de l’État, Business France, les Chambres de commerce et d’industrie et Bpifrance pour promouvoir les entreprises françaises à l’international.

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