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Cameroun

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Après deux années de décélération de l’économie, l’économie rebondit en 2018. La richesse du pays s’appuie sur de nombreuses ressources naturelles. Cependant, même si le Cameroun est l’une des économies les plus diversifiées de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, son activité économique a ralenti en 2016. La croissance se tasse, notamment en raison du ralentissement de la production de pétrole, mais le programme de développement des infrastructures mis en place par l’Etat permet de contribuer au maintien d’une croissance certaine.

A noter, 2018 est une année d’élection, dans un contexte de sécuritaire mitigé, il faudra attendre le mois d’octobre pour évaluer les tenants et aboutissants d’un possible changement de chef d’Etat, Paul Biya, 85 ans, étant au pouvoir depuis novembre 1982.

Le secteur informel emploie une grande partie de la population, en particulier les jeunes diplômés que le marché de l’emploi ne parvient pas à absorber. Pour faire face à cette grande précarité, le pays cherche à améliorer les politiques en faveur de l’éducation et de la santé. Autant de chantiers à financer par les programmes internationaux et les investisseurs étrangers.

Les investissements publics destinés notamment aux projets d’infrastructures devraient attirer davantage de capitaux dans les années à venir.

Il faut noter, pour ceux souhaitant partir vivre au Cameroun, une grande disparité dans le pays, où au fil des ans le Nord s’est appauvri (des difficultés que l’insécurité et l’afflux de réfugiés ont aggravées) et le sud s’est enrichi, grâce à une urbanisation des populations, à la bonne tenue des cours des cultures d’exportation et à l’activité des mines d’or.

Selon la Banque mondiale, pour devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2035 (c’est ce que prévoir le Programme Vision 2035), le Cameroun devra accroître sa productivité et permettre au secteur privé de se développer. Le Cameroun est classé 153e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption 2017 établi par Transparency International, et 163e sur 190 économies dans le dernier apport Doing Business 2018 sur la réglementation des affaires.

L'essentiel

Capitale

Yaoundé

Dirigeant

Paul Biya (président)

Population

23 439 189 hab.

Superficie

472 710 km²

Langues

français, anglais

Monnaie

franc CFA

Croissance du PIB

4,3 % (prévisions 2018)

Chômage

13 % (officiel), de 30 à 70 % (estimations taux de sous-emploi)

Français

6 331

Indicatif téléphonique

+237

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.ccima.cm

Ambassade de France : www.ambafrance-cm.org

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Vous ne pouvez travailler au Cameroun sans permis de travail, pour lequel vous devrez avoir une lettre de l’employeur.

Pour s’installer au Cameroun, il existe des visas longs séjour, valides de 3 à 6 mois, il faut un contrat de travail ou une convention de stage.

Attention, à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Cameroun protège son marché du travail et ne délivrera de permis qu’à la condition que le poste occupé par l’expatrié ne puisse l’être par un Camerounais.

La durée de travail est de quarante heures par semaine maximum (quarante-huit heures pour les entreprises agricoles).

Le repos hebdomadaire est obligatoire. Il doit être au minimum de vingt-quatre heures et correspond en principe au dimanche.

Si vous souhaitez travailler au Cameroun, sachez que le salaire minimum est de 36 270 francs CFA (environ 55 €) par mois et le salaire moyen de 296 610 FCFA (environ 450 €).

› Trouver un emploi

La plupart des Français travaillant au Cameroun sont sous contrat d’expatriés ou créateurs d’entreprises.

Le plus efficace est de prospecter auprès des entreprises implantées sur place et de leur proposer vos services.

Il est aussi possible pour consulter des offres d’emploi au Cameroun de se tourner vers les cabinets de recrutement internationaux. Les petites annonces publiées sur Internet sont incontournables, sans oublier les réseaux sur www.LinkedIn.com, www.facebook.com, www.viadeo.com

Le mieux pour trouver un emploi au Cameroun, est cependant de passer par le réseau des expatriés déjà installés en passant par leurs blogs.

Le Fonds national de l’emploi, organisme public qui fournit l’information sur l’emploi et le marché́ du travail camerounais, peut être une solution : www.fnecm.org.

Installés à Douala, les bureaux de Business France vous accueillent pour répondre aux besoins des entreprises, ils prodiguent également des conseils aux Français en recherche d’activités.

› Les secteurs porteurs d'emploi

Le BTP est un secteur très dynamique, tout comme celui du numérique, en plein essor.  La grande distribution trouve là un marché en devenir, Carrefour ayant par exemple décidé de s’implanter dans le pays. Plus traditionnellement, les secteurs actifs sont dans le domaine de la transformation des matières premières, de l’exploitation forestière, de la pêche industrielle et artisanale, de la fabrication des matériaux nécessaires aux bâtiments et travaux publics, de la production agricole et agro-industrielle et de l’exploitation des hydrocarbures.

› Créer son entreprise

Le Cameroun attire les investisseurs, en particulier les Français, car beaucoup d’opportunités d’affaires restent à saisir dans les secteurs agricole, des hydrocarbures, des télécommunications, de l’eau et de l’électricité, du BTP, du transport, l’artisanat, l’innovation… Le pays dispose d’un potentiel économique riche et varié.

Avant de créer son entreprise au Cameroun il faut savoir qu’il y a plus d’une centaine de filiales françaises au Cameroun, avec la présence de grands groupes comme Bolloré, Total, Cegelec, Lafarge, Axa, Bouygues, Orange… Mais attention, le pays est mal noté en matière de corruption et souffre de certains dysfonctionnements dans la justice.

Le droit des affaires en vigueur au Cameroun est le droit OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des Affaires). Il reconnait deux grandes catégories d’entreprises : les entreprises individuelles (personne physique) et les sociétés (personne morale). A côté de ces deux catégories nous pouvons ajouter les Groupements d’Intérêts Economique.

Créer son entreprise au Cameroun est facile et avantageux. Pour cela, il est conseillé de se rentre aux Centres de Formalités de Création d’Entreprises (CFCE), qui sont des guichets uniques regroupant en un seul lieu toutes les administrations intervenant dans le processus de création. Il existe actuellement cinq centres siégeant dans les délégations régionales du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, répartis dans les villes de Yaoundé, Douala, Garoua, Bamenda et Bafoussam.

Les administrations compétentes dans le processus de création des entreprises sont : le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, le Ministère de la Justice, le Ministère de Finances, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale et la Chambre des Notaires qui représente le secteur privé.

Les Centres de Formalité de Création des Entreprises ont permis de ramener les délais officiels de 90 jours à 72 heures.

Il existe un Office national des Zones franches industrielles qui aide les entrepreneurs à s’installer dans ces zones défiscalisées (exonération totale de tous impôts et taxes sur une période de dix ans).

En outre, les entreprises qui exportent au moins 80 % de leur production bénéficient d’un vaste programme d’incitations fiscales, réglementaires et douanières. Il peut y avoir création de « parcs individuels » dans toutes les régions du pays.

La fiscalité au Cameroun offre des exceptions avantageuses aux entreprises françaises, comme la taxe spéciale sur les revenus, dont le taux est de 15 %, mais ramené́ à 7,5 % si l’entreprise est domiciliée en France.

Les entreprises qui arrivent dans le cadre de la construction des grandes infrastructures, dans les secteurs des routes et des ponts, des ports et de l’énergie, bénéficient d’avantages fiscaux importants.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

Il existe plusieurs établissements francophones pour scolariser ses enfants au Cameroun. A Douala, le lycée français Dominique Savio accueille les jeunes de la petite section de maternelle jusqu’à la terminale, tout comme le lycée français Fustel-de-Coulanges à Yaoundé. Quant à l’école française « Le Tinguelin de Garoua » elle propose un enseignement en maternelle et primaire tout comme l’école française « Les Boukarous à Maroua » et l’école internationale « Le Flamboyant à Yaoundé ».

Il est aussi possible de scolariser ses enfants dans d’autres établissements internationaux, francophones ou anglophones.

› S’inscrire à la fac

Il existe 8 universités d’Etat, l’admission se fait sur étude du dossier. Il faut pour cela être titulaire d’un baccalauréat, d’un General Certificate of Education Advanced Level ou de tout autre diplôme reconnut équivalent.

Les 46 institutions de formation de niveau supérieur dépendant de ministères techniques accueillent les étudiants sur concours ou étude de dossier pour les étrangers.

Enfin, il y a aussi des universités privées comme l’Université́ d’Afrique Centrale, l’Université́ Catholique… et des grandes écoles (Polytechnique, Normale supérieure…).

Le Cameroun est une destination privilégiée pour les étudiants étrangers de la sous-région.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Pour faire un stage au Cameroun il est indispensable d’établir une convention.

Les banques sont assez friandes de stagiaires, mais attention, tous les secteurs ne sont pas ouverts aux stages.

Pour trouver, le plus simple est de consulter les offres sur les sites des grandes entreprises internationales.

Le stagiaire étranger au Cameroun devra effectuer une demande de visa étudiant avant son départ.

Les stages au Cameroun sont le plus souvent rémunérés, mais faiblement…

› V.I.E.

Le pays accueille chaque année plusieurs V.I.E.

Le volontariat international (VI) en entreprise (VIE) et administration (VIA)  se définit comme une mission professionnelle à l’étranger, de 6 à 24 mois, bénéficiant d’un statut public protecteur. La mission VIE/A est aujourd’hui destinée aux jeunes diplômés, hommes et femmes, de 18 à 28 ans. Tous les métiers sont concernés.

Les missions de volontariat se déroulent :

  • En entreprise,
  • Au sein de structures françaises relevant du ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI) et de Bercy,
  • Au sein de structures publiques locales étrangères,
  • Auprès d’organisations internationales et d’associations agréées

Les missions de volontariat international (VIE et VIA) sont gérées via la plateforme civiweb.fr, sur laquelle Bercy et Business France valident les descriptions de postes des entreprises et administrations souhaitant bénéficier de la formule VI ainsi que les candidatures des aspirants volontaires.

Sur Civiweb, vous trouverez des offres pour être volontaire au Cameroun, ainsi que le barême des indemnités, www.civiweb.com

Business France accompagne également les jeunes intéressés par un V.I.E. ou un V.I.A. au Cameroun : les candidatures en V.I.A. seront traitées par la DGTPE Bureau Resinter 1, Sélection et gestion des VIA au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi (139, Rue de Bercy, 75012 Paris) et les V.I.E. par Business France (77, boulevard Saint-Jacques, 75014 Paris, export.businessfrance.fr).

 Coût de la vie

› Logement

Il est possible de se loger aussi bien dans des appartements que des villas. A Douala, les quartiers les plus réputés sont ceux d’Akwa (où se trouve le centre culturel français), de Bépanda, ou encore de Bonamoussadi ou Bonapriso. A Yaoundé, le marché immobilier est bien développé, tous les quartiers sont attractifs (le montant du loyer, qui peut être très élevé, sera le plus souvent le facteur déterminant), en particulier les quartiers Bastos et celui du Lac et du plateau Atémengué qui sont les principaux quartiers résidentiels.

Pour se loger au Cameroun, il est d’usage de signer un bail en général d’un an.

Le montant du loyer pour un logement meublé varie entre 280 et 500 € par mois, pour un logement supérieur on peut débourser jusqu’à 1 500 €. Le prix moyen d’un studio en centre ville est d’environ 300€ par mois.

Parfois, les propriétaires demandent le règlement de tous les loyers à l’avance.

La recherche d’un appartement passe par les petites annonces sur Internet et la presse locale.

Pour trouver un logement, le plus simple est de passer par une agence que vous devrez rétribuer, ou par votre employeur.

› Transports

Se déplacer au Cameroun est assez facile puisque le pays est relativement bien maillé par son réseau routier avec plus de 200 000 kms de routes principales, dont plus de 4 000 bitumées.

Les bus sillonnent ces routes, mais plus encore les taxis-brousse. En ville, on trouve des motos-taxis ou des taxis souvent « irréguliers », ainsi qu’un réseau de bus urbain et interurbain dans les grandes villes de Yaoundé et Douala.

Le nord est relié au sud par une ligne de chemin de fer, le Transcamerounais, de Douala à Ngaoundéré. Le trafic voyageur est moins important que celui des marchandises, mais néanmoins, des aides de l’AFD, de la BEI et de la Banque mondiale devraient permettre l’amélioration du service.

Le Cameroun dispose de quatre aéroports internationaux et une dizaine d’aéroports secondaires qui permettent de relier plus rapidement les grandes villes du pays.

La compagnie nationale, Camair-co, dessert 7 villes camerounaises et possède une flotte de 5 avions.

 Santé

La législation camerounaise de sécurité sociale ne prévoit pas de couverture « soins de santé ». Néanmoins, le code du travail oblige les employeurs à fournir des services de soins médicaux à leurs salariés. Il existe des établissements de santé gouvernementaux qui dispensent des soins gratuits. Mais le plus souvent, le patient choisit son médecin et paye directement les soins qu’il reçoit. Ses frais ne sont pas remboursés, car il n’existe pas de système d’assurance maladie à l’exception de certaines sociétés privées qui travaillent avec des centres de soins privés. Les établissements privés à but lucratif offrent une bonne qualité de soins, mais ils sont chers.

 Fiscalité

Tout résident ayant une activité au Cameroun est tenu de payer l’impôt sur le revenu pour l’année fiscale s’étendant du 1er janvier au 31 décembre. Celui-ci est prélevé directement sur le salaire, à un taux variant entre 10 et 35 %.

Pour les employés touchant plus de 5 000 000 CFA de salaire annuel, ils seront taxés à 35 %. De nombreux abattements existent (logement, eau, électricité…).

L’impôt sur les sociétés est de 35% majoré de 10% au titre des centimes additionnels communaux.

Les impôts au Cameroun sont payables en espèces, par chèque lorsque le montant est supérieur à 200 000 CFA, par virement bancaire ou par voie électronique (www.impots.cm).

 Retraite

La vie au Cameroun est peu chère, il est donc tout à fait possible pour les retraités aux faibles pensions de s’y installer, à condition d’opter pour un mode de vie « local ».

Toutefois, l’accès aux soins de qualité est difficile et onéreux, ce qui peut dissuader les personnes qui sont malades de prendre leur retraite au Cameroun. Il est également difficile pour quelqu’un qui n’a ni réseau ni habitudes au Cameroun d’y passer sa retraite.

Seuls les expatriés qui ont fait leur vie ou une partie de leur vie au Cameroun pourront continuer à y vivre une fois à la retraite.

Il existe un accord de non-double imposition entre la France et le Cameroun. Les retraités français sont soumis à l’impôt selon les barèmes fiscaux de l’impôt sur les revenus du Cameroun.

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