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Madagascar

Français à l'étranger

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Le pays, qui subit une instabilité politique en raison de la proximité des élections présidentielles, a connu une réelle embellie depuis 2014, date à laquelle on a assisté à un certain retour à l’ordre constitutionnel. Les investisseurs étrangers ont retrouvé le chemin du pays, boostant l’économie locale, en particulier le BTP et les industries manufacturières. Les aléas climatiques menacent cependant régulièrement les productions agricoles, impactant en premier lieu les plus pauvres. La présence française est importante dans le pays, mais il faut savoir que les ressortissants étrangers doivent se protéger car l’insécurité est grande à Madagascar. Cette destination est plutôt destinée aux esprits aventuriers…

L'essentiel

Capitale

Antatanivo

Dirigeant

Hery Rajaonarimampianina (Président)

Population

25 millions hab.

Superficie

587 295 km²

Langues

malgache, français

Monnaie

franc malgache

Croissance du PIB

4,2%

Chômage

4% (mais 80% de la population est sous-employée)

Français

17 622

Indicatif téléphonique

+261

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.ccifm.mg

Ambassade de France : www.ambafrance-mada.org

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Il vous faudra obtenir un visa d’entrée et de séjour prorogeable pour exercer à Madagascar. L’octroi d’un visa d’immigration relève de la compétence du ministère de l’Intérieur. Au plus tard 7 jours après votre arrivée, vous devrez souscrire une déclaration d’identité et de nationalité auprès de l’autorité administrative du lieu où vous fixez votre résidence. Vous devez vaussi erser au Trésor ou à une caisse publique un cautionnement égal au montant du prix d’un billet d’avion pour le retour en France. Il vous faudra un carnet de vaccination à jour ainsi qu’un extrait de casier judiciaire datant de moins de 6 mois.

Les hommes d’affaires dont les activités nécessitent des déplacements fréquents à Madagascar peuvent demander, soit auprès des représentations diplomatiques ou consulaires malgaches, soit auprès du ministère de l’Intérieur, des visas permanents d’entrée et sortie, valables pour trois ans au plus.

› Trouver un emploi

Vous n’aurez que peu de chance de trouver un contrat local, qui n’aura de surcroît guère d’intérêt. Les emplois occupés par les expatriés sont des contrats signés avec des entreprises internationales ou ceux qu’ils ont eux même créés avec leur propre entreprise. L’Express est un journal qui publie des petites annonces qui peuvent vous intéresser : https://www.lexpressmada.com. La CCI peut aussi vous mettre en relation avec des entreprises françaises à la recherche de profils spécifiques (www.ccifm.mg ). Vous pourrez aussi contacter le Comité consulaire pour l’emploi et la formation (https://mg.ambafrance.org), le Carrefour des Entrepreneurs de l’Océan indien (http://carrefourentrepreneursoceanindien.org).
Enfin, vous pourrez trouver des emplois dans les postes d’encadrement des associations humanitaires, très nombreuses à Madagascar.

 

› Les secteurs porteurs d'emploi

Madagascar et l’un des principaux producteurs de vanille au monde et l’envolée des prix bénéficie au secteur. Le secteur du textile est lui aussi relativement développé.
De nombreuses promesses de fonds privés et d’ONG internationales doivent soutenir la croissance du pays : des milliards à investir dans les infrastructures du pays, en particulier l’accès à l’électricité du plus grand nombre, dans la scolarisation et la formation des jeunes, dans une agriculture plus performante et durable.
Les profils les plus recherchés sont les managers et les responsables administratifs.

› Créer son entreprise

La pauvreté, la main-d’œuvre peu formée, l’insécurité, la corruption, sont autant de freins à la création d’entreprises à Madagascar. L’élevage et l’agriculture sont des secteurs potentiellement intéressants, mais là aussi les contraintes sont nombreuses. La culture de la vanille, à forte valeur ajoutée, est un secteur porteur.

A l’avenir, l’extraction pétrolière peut se révéler intéressante, en particulier sur le site de Tsimimoro, le développement de l’agri-business (dans les épices et les huiles essentielles, l’agriculture biologique).

Le guichet EDBM Guide a simplifié les procédures et permet de créer une entreprise appartenant à un ressortissant étranger en quelques jours.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

La majorité des enfants français sont scolarisés dans des établissements du réseau de l’AEFE comme le Lycée français de Tananarive et les 4 écoles qui lui sont rattachées, et de 7 établissements conventionnés à Tamatave et Diego Suarez, Tulear, Fianarantsoa, Antsirabe, Majunga et l’école primaire française de Nosy-Be.

Il y a également des  établissements de droit malgache s’engagent à respecter les principes et les caractéristiques fixés par le ministère français de l’Education nationale, au nombre de 15.

› S’inscrire à la fac

La coopération avec Madagascar va plutôt dans le sens inverse, autrement dit la politique est plutôt de favoriser l’accueil de jeunes malgaches dans les universités françaises. Mais il y a six universités réparties dans les principales villes qui accueillent les bacheliers, à la condition qu’ils aient obtenus de bonnes notes. Pour les universités privées, l’entrée se fait généralement sur concours.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Il est relativement facile de trouver un stage non rémunéré dans une ONG implantée à Madagascar. Sinon, il faudra vous tourner vers les multinationales présentes sur le territoire, commeTotal ou Air France ou de grosses entreprises malgaches comme Jovenna, dans le secteur des mines. Vous pouvez rechercher auprès du groupement des entreprises de Madagascar : www.gem-madagascar.com.

› V.I.E.

Les missions de volontariat se déroulent en entreprise, au sein de structures françaises relevant du ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI) et de Bercy, au sein de structures publiques locales étrangères ou encore auprès d’organisations internationales et d’associations agréées. Les missions ont gérées via la plateforme civiweb.fr, sur laquelle Bercy et Business France valident les descriptions de postes des entreprises et administrations souhaitant bénéficier de la formule VI ainsi que les candidatures des aspirants volontaires. Les inscriptions au Volontariat International en Entreprise à Madagascar sont gérées par le Centre d’Information sur le Volontariat International (CIVI).

Pour s’inscrire : www.civiweb.com

Sur Civiweb, vous trouverez des offres pour être volontaire à Madagascar, ainsi que le barème des indemnités : www.civiweb.com

 Coût de la vie

› Logement

En arrivant, vous pourrez choisir une résidence hôtelière, le temps de chercher tranquillement un logement pour vous et votre famille. Vous pouvez également passer par une agence immobilière, le moyen le plus sûr, ou les petites annonces (www.moov.mg).

Les logements au confort occidental sont chers (avec eau chaude, protection…), et il faut faire attention aux arnaques.

La circulation étant dense, il est préférable de se chercher un logement près de son lieu de travail. Vous dépenserez autour de 200-300 €/mois pour un studio.

Pour en savoir plus : www.toutpourtous.mg

› Transports

Il n’y a qu’un seul aéroport international à Madagascar et, pour circuler, il est préférable d’avoir sa propre voiture… et de veiller à son approvisionnement en essence ! Les vols locaux sont prohibitifs, les taxis-brousse très peu chers mais incertains quant à la sécurité et les horaires…

 Santé

Avant de partir, il est préférable d’être à jour de tous ses vaccins, y compris l’hépatite A, B, la typhoïde. Comme il n’y a pas d’accord entre la France et Madagascar au niveau du système santé, vous devez impérativement souscrire à une assurance privée. Et ce d’autant plus que les plus performants sont les établissements de soins privés, bien plus chers. Les salariés ne sont pas non plus protégés contre les maladies, il est donc utile de souscrire à la CFE ou auprès d’organismes privés.

 Fiscalité

Il existe une Convention franco-malgache de non double imposition. Avec des revenus annuels inférieurs à 250 000 francs malgaches (13 €) vous ne paierez pas d’impôt, au-delà vos revenus seront soumis à un taux d’imposition de 21 % (pour en savoir plus : www.impots.mg). L’impôt est retenu à la source par l’employeur.

Avant de quitter le pays, l’expatrié devra fournir un quitus fiscal exigé par le ministère de l’Intérieur.

 Retraite

Madagascar est un des pays les plus pauvres du monde, donc le coût de la vie, si vous vivez comme un local, est peu élevé. En revanche, pour vivre comme un Occidental, il faudra dépenser davantage. Pour autant, avec votre pension française, il sera financièrement intéressant de vous y installer. Sachez néanmoins que si vous n’y avez ni connaissances ni famille, compte tenu de l’insécurité qui règne dans le pays, votre vie peut être compliquée, voire dangereuse.

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