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Quel soutien du gouvernement aux Français de l’étranger ?

Face aux nombreuses demandes des élus pour aider financièrement l’AEFE, les Français de l’étranger les plus précaires, les entreprises…, le Quai d’Orsay doit présenter aux parlementaires le 30 avril son plan de soutien aux Français de l’étranger. Selon nos sources, parmi ses projets, le ministère prépare le lancement d’un “label” solidaire. Détails.

Pénélope Bacle

Publié

le

Dépistage aux Etats-Unis, Liban, AEFE… L’actualité politique du 22 au 28 août

Les demandes se multiplient actuellement pour réclamer des dispositifs d’aide aux Français de l’étranger face à la crise sanitaire. Dans ce contexte, Anne Genetet, députée LREM des Français établis en Asie, en Océanie et en Europe Orientale, a annoncé sur son fil Twitter que le gouvernement avait prévu de présenter son plan de soutien demain, le 30 avril, lors de la réunion hebdomadaire des parlementaires. Le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne et le ministre de l’action et des comptes publics, Gerald Darmanin, seraient présents à cette occasion.

Une annonce d’Anne Genetet qui a immédiatement créé la polémique. En réponse sur Twitter, la vice-présidente socialiste du Sénat, Hélène Conway-Mouret, a déclaré : « J’avais compris que nous étions conviés à une réunion de travail, pas à une conférence de presse, ni encore moins un coup de « Com ».

> Les crédits à l’AEFE en suspens, l’aide aux associations réorientée

Les réactions sont de plus en plus vives sur les réseaux sociaux alors qu’aucune aide financière n’a encore été accordée aux 3,5 millions de Français de l’étranger pendant la crise. Les deux amendements déposés par les sénateurs républicains et centristes et adoptés le 22 avril par le Sénat, visant à abonder l’action de l’AEFE à hauteur de 30 millions d’euros et à accorder 15 millions d’euros de crédits supplémentaires pour les bourses scolaires, ont été rejetés par la Commission Mixte Paritaire (CMP). Gerald Darmanin avait cependant assuré face au Sénat qu’en parallèle « un plan pour les Français à l’étranger a été élaboré en conseil restreint autour du Président de la République et du ministre des affaires étrangères ».

Hier, l’inquiétude des élus de l’opposition sur le plan de soutien du gouvernement s’est encore amplifiée lorsque le Quai d’Orsay a subitement décidé la “réorientation” des crédits du Stafe, le dispositif d’aide aux associations. Ces crédits sont désormais uniquement destinés aux organismes locaux d’entraide et de solidarité (Oles) et aux centre médicaux-sociaux (CMS). Nombre d’élus, informés par voie de presse, craignent en effet que cette réorientation conduise à la perte de subventions pour certaines associations et génère une perte de pouvoir décisionnel pour les élus locaux.

> Un label solidaire en cours de préparation ?

Parmi les initiatives pour faire face à cette situation inédite, le Secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, Jean-Baptiste Lemoyne, serait, selon nos sources, notamment en train de préparer la mise en place d’un «label». L’objectif de ce label, attribué au côté des grandes associations des Français de l’étranger, serait de mettre en avant les initiatives bénévoles d’entraide, notamment numériques, permettant d’aider les Français de l’étranger à faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

L’obtention de ce label ne permettrait cependant pas d’obtenir des fonds. Une initiative, qui, si elle n’est pas accompagnée en parallèle de fonds d’aide pour les plus démunis, pourrait susciter des mécontentements…

> Quid de l’aide financière aux Français précaires, aux Alliances françaises, à la CFE ?

Lors du débat au Sénat dans le cadre du dernier projet de loi de finances rectificatives, un certains nombre d’amendements ont été proposés par des élus qui souhaitaient que des fonds soient débloqués pour aider les Français de l’étranger en difficulté.

Hélène Conway-Mouret, proposait ainsi, sans succès, d’accorder 14 millions d’euros pour la création d’un Fonds de soutien à destination des Français de l’étranger les plus précaires et un million d’euros pour les Alliances françaises. Elle proposait en outre de mettre à disposition un million d’euros pour la mise en place d’un dispositif de conseil médical ou de téléconsultation locale dans les postes consulaires pour « pallier l’absence de Centres Médicaux-Sociaux », notamment en Afrique.

Le sénateur socialiste Jean-Yves Leconte proposait, quant à lui, un abondement de 80 millions d’euros pour la création d’un Fonds de soutien aux acteurs de la présence française à l’international et à la francophonie ainsi que 35 millions d’euros « pour accompagner la Caisse des Français de l’étranger (CFE) pour l’amélioration, notamment, de l’accès à la catégorie « aidée » de la CFE .

55 sénateurs républicains sont par ailleurs signataires de la proposition de loi du sénateur républicain Ronan Le Gleut visant à créer un fonds d’urgence pour les Français de l’étranger. Une proposition de loi relative à “la solidarité en faveur des Français établis à l’étranger en période de crise” a également été déposée par le sénateur centriste Olivier Cadic.

> Quelle aide aux entreprises ?

Beaucoup d’élus s’inquiètent en outre de l’aide accordée aux entreprises des Français de l’étranger. Le sénateur LREM Richard Yung a prévu de rencontrer dans les prochains jours les Conseillers du Commerce Extérieur de la France ainsi que les CCI France International pour évaluer les besoins dans ce domaine. Richard Yung avait lui-même déposé un amendement d’appel dans le cadre du projet de loi de finance rectificative prévoyant la création d’un fonds doté de 50 millions d’euros pour les écosystèmes entrepreneuriaux français à l’étranger.

Deux conseillères des Français de l’étranger, Florence Poznanski, conseillère France Insoumise à Rio de Janeiro et Cécile Lavergne, conseillère en Colombie du groupe Français du monde, écologie et solidarité, avaient également lancé mi-avril une pétition adressée à Jean-Yves Le Drian à ce sujet. Elles réclamaient alors la mise en place d’un « fonds de solidarité » pour les salariés et entrepreneurs français à l’étranger qui ne disposent pas, à ce jour, de dispositif global de soutien. La pétition compte une cinquantaine de signatures d’élus.

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