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Actualités internationales

Sécurité dans le monde: gros plan sur les zones de vigilance du 28 octobre au 2 novembre

Français à l’étranger couvre chaque semaine, en partenariat avec International SOS, plusieurs événements à travers le monde nécessitant une vigilance accrue.

Didier Bras

Publié

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Afrique

> Côte d’Ivoire

Jours à venir. Les violences intercommunautaires et les affrontements avec les forces de l’ordre qui ont eu lieu entre le 19 et le 21 octobre dans la ville de Dabou (à une quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Abidjan) ont causé la mort d’au moins six personnes, ce bilan restant évolutif. Des manifestations ont également été organisées dans la capitale administrative Yamoussoukro, à Daoukro, à Divo et Sikensi. De fait, la tension va grandissant à l’approche du scrutin présidentiel du 31 octobre pour lequel quelque 35.000 forces de sécurité devraient être déployées.

> Guinée

Jours à venir. La président sortant Alpha Condé a remporté la présidentielle avec 59,4% des suffrages selon les informations communiquées par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) le 23 octobre. Cellou Dalein Diallo, son principal rival, a obtenu 33,5% des voix et exprimé son intention de saisir la Cour constitutionnelle, dénonçant «  une fraude à grande échelle  » et appelant à des manifestations illimitées dans le pays. Dès l’annonce des résultats provisoires, des affrontements ont eu lieu dans la capitale Conakry et à Labé (nord-ouest de la Guinée), avec un lourd bilan de dix-huit morts, tandis que plusieurs commissaires de la Ceni pointaient pour leur part une «  concentration d’anomalie  » dans le déroulement des votes, particulièrement en Haute-Guinée, région du nord-est qui est le fief d’Alpha Condé. Face à un risque d’aggravation de la situation sécuritaire, des émissaires de l’Organisation des nations unies (ONU), de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont rendus à Conakry pour tenter d’endiguer de nouvelles violences.

> Nigéria

Jours à venir. Le pays fait face à une vague de pillages qui survient après les manifestations antigouvernementales violemment réprimées par les forces de l’ordre et qui ont coûté la vie à une cinquantaine de personnes. Seize États nigérians ont instauré un couvre-feu, ce qui n’a pas empêché le pillage de plusieurs bâtiments officiels et entrepôts alimentaires dans la capitale Abuja, ainsi qu’à Lagos, Adamawa et Oyo. De nouveaux épisodes de cette nature sont susceptibles de se reproduire cette semaine. En réponse, la répression policière pourrait relancer de nouvelles mobilisations antigouvernementales dans le pays.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

> Liban

Jours à venir. Quasiment un an après sa démission, Saad Hariri fait son retour à la tête du gouvernement libanais. Pour autant, sa désignation est contestée par plusieurs partis politiques, dont le Courant patriotique libre (CPL). De surcroît, les manifestations qui l’avaient poussé à démissionner en octobre 2019 sont susceptibles de reprendre dans la capitale Beyrouth comme dans les grands centres urbains du Liban.

Asie-Pacifique

> Inde

Jours à venir. La fronde antigouvernementale se poursuit avec de nombreux rassemblements dans plusieurs États indiens. Ceux prévus le 5 novembre prochain devraient être particulièrement suivis. La contestation de la réforme agraire est au cœur des revendications des manifestants.

> Indonésie

Jours à venir. La mobilisation sociale s’exprime aussi durablement en Indonésie, avec la réforme du code du travail au centre de la contestation populaire. Les mouvements étudiants devraient amplifier cette mobilisation le 28 octobre, journée de la jeunesse dans le pays, et d’autres rassemblements de grande ampleur sont attendus le 2 novembre dans les capitales de vingt-quatre provinces indonésiennes.

> Pakistan

Jours à venir. Dans le contexte du récent assassinat d’un leader religieux sunnite, de la colère exacerbée par la polémique autour des caricatures de Mahomet et de l’appel au boycott de produits français, les provinces du Pendjab, du Sindh et du Balouchistan pourraient connaître des rassemblements hostiles, particulièrement après la prière du vendredi.

> Thaïlande

Jours à venir. Si l’état d’urgence a été levé sur Bangkok, de nouvelles manifestations sont néanmoins attendues dans la capitale ces prochains jours. La session parlementaire des 26 et 27 octobre s’est tenue autour des revendications du mouvement contestataire et pro-démocratique. Ses conclusions pourraient donner lieu à de nouvelles mobilisations, y compris en dehors de la capitale, dans les villes de Chiang Maï, Khon Kaen et Phuket.

Europe

> Covid-19

Jours à venir. Le Vieux Continent connaît une hausse exponentielle des cas de Covid-19, mais les stratégies diffèrent sensiblement selon les pays pour affronter cette réalité commune. Ainsi, les niveaux de contrainte vont, à l’heure où nous publions, du retour au confinement en Irlande et au Pays de Galles, à des couvre-feux nocturnes en France, en Espagne, en Belgique, etc. Compte tenu du caractère très évolutif de la pandémie et des mesures adoptées au niveau national, il convient de s’informer avant tout déplacement sur les dispositions en cours, notamment auprès du site du Ministère des Affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr).

Europe/Communauté des États indépendants (CEI)

> Azerbaïdjan/Arménie

Jours à venir. Voilà cinq semaines que le conflit armé perdure entre les deux pays belligérants autour de la situation du Haut-Karabakh, en dépit des trêves signées les 10 et 18 octobre, mais non réellement réellement respectées. Celles-ci étant devenues caduques, un nouveau cessez-le-feu est entré en vigueur le 26 octobre, aussitôt bafoué comme en témoigne l’annonce quelques minutes après d’un bombardement de la ville de Terter par les forces arméniennes, puis les accusations mutuelles de violation de cet accord. Si le « groupe de Minsk », constitué de la France, de la Russie et des États-Unis reste mobilisé dans sa mission de médiation, il est probable que les combats se poursuivent durant encore plusieurs semaines.

Monde

> Boycott des produits français

Jours à venir. Le discours d’Emmanuel Macron du 22 octobre en hommage à l’enseignant Samuel Paty, assassiné une semaine auparavant par un terroriste islamiste, a suscité des réactions de boycott des produits français émanant de plusieurs pays du Maghreb, du golfe Persique et du Moyen-Orient. En cause, le rappel par le président français de la liberté d’expression, incarnée notamment par la publication de ces caricatures du prophète de l’islam. Initié au Koweït, le mouvement a par la suite concerné d’autres pays musulmans tels que le Qatar, la Jordanie, l’Iran, la Turquie, le Maroc, la bande de Gaza et la communauté musulmane d’Israël. Au-delà de ces intentions de boycott, des manifestations anti-françaises ne sont pas à exclure compte tenu du caractère sensible de ce sujet dans le monde musulman. Ainsi, des groupes religieux ont appelé à des rassemblements au Bangladesh et au Pakistan les 28 et 29 octobre. Par conséquent, et par mesure de précaution, il est conseillé aux ressortissants français de limiter leur présence aux abords des représentations diplomatiques françaises dans les pays concernés par cet épisode de tension.

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